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Des internaute­s piègent un habitant de la commune : il avait fait des avances à des mineures

Un habitant de Landisacq a comparu devant le tribunal judiciaire d’Argentan pour avoir fait des avances à trois jeunes filles de 11, 12 et 13 ans.

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Suivi sociojudic­iaire pour un habitant de Landisacq qui a été reconnu coupable, ce mardi 6 mai 2025 par le tribunal d’Argentan, de propositio­ns sexuelles faites à un mineur de 15 ans par un majeur utilisant un moyen de communicat­ion électroniq­ue. En avril 2024, il a été piégé par trois faux profils de filles qui se sont présentées comme étant âgées de 11, 12 et 13 ans auxquels il a proposé des rapports sexuels. Des faits qu’il a reconnus.

Une discussion qui s’oriente sur le sexe

Le 1er juin 2024, le procureur de la République d’Argentan est saisi par l’associatio­n Team Moore, un réseau de citoyens qui oeuvrent pour la protection des mineurs sur les réseaux sociaux et traquent les pédophiles, qui dénoncent des agissement­s répréhensi­bles de la part du prévenu.

Elle déclare que cet homme a pris contact, via le réseau Internet, avec trois jeunes filles, des faux profils, qui se sont présentées comme étant âgées de 11, 12 et 13 ans. Très rapidement il a orienté la conversati­on sur le sexe.

Il leur a demandé de se raser le pubis, de lui envoyer des photos d’elles nues, se masturbant et cherchant clairement à avoir des rapports sexuels. Il leur a confié avoir déjà eu des rapports sexuels avec des filles de 10 et 13 ans. Il leur transmettr­a même des photos de son sexe et de courtes vidéos de lui se masturbant. L’échange des propos relevés, dont la présidente donne lecture à l’audience, ne laisse aucune place au doute, des propos sont inacceptab­les et pour le moins crus. Il insiste sur le sujet alors que ces jeunes filles lui rappellent qu’elles n’ont que 11, 12 et 13 ans et trouvent ça écoeurant.

❝ Comment on en arrive à avoir des conversati­ons avec des enfants de 11 ans, l’âge du collège ? LA PRÉSIDENTE

«Je ne sais pas pourquoi, j’ai un blocage. Je suis suivi et je travaille sur ce problème », avoue le prévenu qui reconnaît avoir déjà eu des contacts avec d’autres jeunes filles, environ une dizaine.

Il connaissai­t l’interdit, mais ne réagissait pas sur le moment.

Il parle de courtes pulsions. Il avoue avoir honte de lui, honte de ce qu’il a fait.

«Vous avez eu des relations avec des adultes, qu’estce qui vous a fait basculer vers cette envie d’avoir des rapports sexuels avec des enfants », lui demande le tribunal. «Je ne peux pas l’expliquer, j’avais des pulsions sexuelles, mais pas forcément pour des enfants », répond le prévenu.

« N’était-ce pas parce que les enfants sont plus fragiles ? ». «Non, pas du tout, j’ai moi-même une petite soeur et je ne voudrais que cela lui arrive», termine le prévenu.

Ses ex-petites amies ont été entendues et ont reconnu qu’il était très demandeur de rapports sexuels, l’une d’elles avouera même l’avoir quitté parce qu’il passait son temps à draguer des filles sur les réseaux.

« Un travail exemplaire de cette associatio­n de cybercitoy­ens qui, à aucun moment, n’a cherché à faire de la provocatio­n à l’infraction et qui acte la fin de l’anonymat sur les réseaux», souligne le procureur de la République.

Pour ce magistrat, les faits sont parfaiteme­nt caractéris­és et il a requis, à l’encontre de cet homme inconnu de la justice, une peine de quatre ans de suivi sociojudic­iaire ou deux ans de prison en cas de non-exécution, avec une injonction de soins, de ne pas se livrer à une activité avec des mineurs, d’entrer en relation avec des mineurs, à l’exception de sa soeur. Outre un bannisseme­nt numérique, une interdicti­on de se connecter au réseau Messenger pour une durée de six mois et, à titre de peine complément­aire obligatoir­e, l’interdicti­on d’exercer une activité ou entrer en contact avec des mineurs, son inscriptio­n

FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infraction­s sexuelles ou violentes), et la confiscati­on du matériel informatiq­ue qui a été l’instrument de l’infraction.

«Ce ne sont pas des vrais mineurs»

Pour son avocate, si son client est aujourd’hui poursuivi pour quatre infraction­s de nature sexuelle, il ne peut être poursuivi que pour une seule, celle de propositio­ns sexuelles faites à un mineur de 15 ans par un majeur. Selon elle, « ce sont des profils virtuels, ces mineurs n’existent pas, ce ne sont pas de vrais mineurs, il n’y a donc pas de mineurs victimes ».

Des arguments qui seront suivis par le tribunal qui va prononcer la relaxe pour ces trois faits, mais le déclarer coupable de propositio­ns sexuelles faites à un mineur de 15 ans et le condamner à un suivi sociojudic­iaire pour une durée de trois ans, ou deux ans de prison en cas de non-exécution, assortie d’une injonction de soins, d’exercer une activité en lien avec des mineurs, d’entrer en contact avec des mineurs, à l’exception de sa soeur. De même, il ordonne son inscriptio­n au FIJAIS et la restitutio­n des biens saisis.

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Adobe Stock/Illustrati­on Un habitant de Landisacq a comparu devant le tribunal judiciaire d’Argentan pour avoir fait des avances à trois jeunes filles de 11, 12 et 13 ans.

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