Gar­gan­tua

Fran­çois Ra­be­lais

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« Il vaut mieux écrire du rire que des larmes, parce que le rire est le propre de l’homme. Vi­vez joyeux ! » Al­co­fri­bas Na­sier, ana­gramme de Fran­çois Ra­be­lais, s’adresse ain­si à ses lec­teurs dès la pre­mière page de Gar­gan­tua. En 1534, date de pa­ru­tion du ro­man, l’au­teur sort de vingt an­nées pas­sées dans un mo­nas­tère. Dé­jà dans son pré­cé­dent ro­man, Pan­ta­gruel (1532), fils du géant Gar­gan­tua, le bur­lesque, le rire, mais aus­si la danse, le vin et la fête sont pré­sents. Dans cet ou­vrage, Gar­gan­tua naît « de bien étrange fa­çon ». Sa mère Gar­ga­melle, une géante, connaît une gros­sesse de 11 mois, et l’en­fant sort par son oreille gauche en criant : « À boire ! À boire ! À boire ! ». Mais au-de­là du co­mique, les épo­pées co­casses de ces géants naïfs et exal­tés cachent une ré­flexion plus pro­fonde sur la guerre, l’édu­ca­tion, la ci­vi­li­sa­tion... et en fin de compte une grande li­ber­té de pen­sée et de pa­role de son au­teur, hu­ma­niste, ec­clé­sias­tique mais an­ti­clé­ri­cal.

Gar­gan­tua. Fran­çois Ra­be­lais. Édi­tions Po­cket. 512 pages. Ni­veau dif­fi­cile.

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