PRO­DUIT CULTE

Gut ge­bräunt, wie nach drei Wo­chen Ur­laub: So woll­ten in den 1980er-jah­ren viele Frauen gerne aus­se­hen. Die Fir­ma Guer­lain konnte hel­fen.

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Ein Pu­der ve­rhilft Frauen zu Son­nen­bräune.

Trois se­maines de bron­zage en trois se­condes » : cette pro­messe est à l’ori­gine du suc­cès ful­gu­rant de la Ter­ra­cot­ta, le plus em­blé­ma­tique des pro­duits de la marque Guer­lain. Cette poudre bron­zante, de cou­leur cui­vrée, qui bou­le­ver­sa l’univers des cos­mé­tiques il y a près de 40 ans, n’en fi­nit pas de battre des re­cords de vente. Se­lon la mai­son de par­fum et de cosmétique, une Ter­ra­cot­ta est ven­due toutes les 20 se­condes dans le monde. C’est à Chartre que l’usine fa­brique 21 mil­lions de boî­tiers Ter­ra­cot­ta par an. Il y a près de 30 ma­tières pre­mières qui entrent dans la for­mule dont la poudre de ny­lon, très trans­pa­rente.

Dans les an­nées 1980, la mode est au bron­zage in­tense, sy­no­nyme de va­cances luxueuses à l’autre bout du monde. Même Serge Gains­bourg loue le su­per-bron­zage dans sa chan­son Sea, sex and sun. Seule­ment, par­tir aux Sey­chelles n’était pas don­né à tout le monde… Et à l’époque, pour pa­raître bron­zé tout en res­tant chez soi, on n’y al­lait pas de main morte. « L’idéal de beau­té était Joan Col­lins dans la sé­rie amé­ri­caine Dy­nas­ty », ex­plique Oli­vier Echau­de­mai­son, ac­tuel di­rec­teur de créa­tion chez Guer­lain. « Les femmes se crê­paient et se la­quaient les che­veux, abu­saient du fard à pau­pières et, pour avoir l’air bron­zé, uti­li­saient un fond de teint pâ­teux et plus fon­cé que leur peau. C’était une ca­tas­trophe. »

Jus­qu’à ce que, en 1984, la di­rec­trice de la créa­tion du ma­quillage de Guer­lain, Do­mi­nique Sza­bo, en dé­cide au­tre­ment. C’est elle qui est à l’ori­gine de cette poudre com­pacte et mate de cou­leur cuivre, à l’ef­fet bron­zé ul­tra­na­tu­rel. Une pre­mière dans le ma­quillage.

Re­con­nais­sable à son boî­tier rond, lé­ger, cou­leur ca­ra­mel, la Ter­ra­cot­ta conquiert ra­pi­de­ment toutes les gé­né­ra­tions de femmes. En 1988, une ver­sion pour hommes se­ra même lan­cée sur le mar­ché. D’autres marques em­boîtent le pas à Guer­lain, créant leur propre Ter­ra­cot­ta, le terme étant de­ve­nu gé­né­rique.

Les an­nées 1990 voient les ventes aug­men­ter de plus belle. « À cette époque, on com­mence à par­ler de mé­la­nome et des dan­gers des UV », se sou­vient Oli­vier Echau­de­mai­son. « Im­mé­dia­te­ment, les Eu­ro­péens et les Amé­ri­cains changent leurs ha­bi­tudes : cer­taines stars se tiennent alors à l’écart du so­leil, le sub­sti­tuant, en somme, par la Ter­ra­cot­ta. »

En 2010, Guer­lain lance son best-sel­ler : Ter­ra­cot­ta 4 Sea­sons. La marque pro­pose une va­ria­tion de quatre cou­leurs pour ob­te­nir un bron­zage ajus­té à chaque sai­son. Quatre teintes à com­bi­ner, à su­per­po­ser à l’in­fi­ni, au gré des en­vies et des car­na­tions. Car, comme le for­mule si bien l’un des ven­deurs d’une bou­tique Guer­lain à Pa­ris : « Si vous avez une peau claire et que vous met­tez en plein hi­ver de la Ter­ra­cot­ta clas­sique, vous don­ne­rez l’im­pres­sion de vous être tar­ti­né au Nu­tel­la ! »

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