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Die Kli­maerwär­mung führt da­zu, dass die meis­ten Win­ter­spor­torte ver­sch­win­den wer­den. Ei­nige kämp­fen noch da­ge­gen an, wäh­rend an­dere sich be­reits auf die Zeit da­nach vor­be­rei­ten.

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les sta­tions de ski

L’or blanc» est en train de fondre. Dans les Alpes, le man­teau nei­geux a été di­vi­sé par trois de­puis 1960. Dans les Vosges, il y au­ra mi­ni­mum 60 % de neige en moins d’ici 2080. D’après les spé­cia­listes, 80 des 325 sta­tions de ski fran­çaises de­vront fer­mer. Mais celles-ci n’ont pas dit leur der­nier mot et font de la ré­sis­tance en ache­tant des ca­nons à neige. Ap­pa­rus à la fin des an­nées 1980, ces der­niers semblent in­évi­tables mal­gré leur coût. « Le taux d’équi­pe­ment at­tein­dra 45 % en 2020 », es­time Pierre Spandre, cher­cheur au Centre d’études de la neige de Gre­noble. Pour­tant, la neige ar­ti­fi­cielle est plus dure que la neige na­tu­relle, donc plus dan­ge­reuse pour les skieurs. Les ca­nons à neige sont aus­si dé­non­cés par les éco­lo­gistes, car ils pompent 28 mil­lions de mètres cubes d’eau par an sur les ré­serves na­tu­relles. Et comme la neige de culture est beau­coup plus dense et fond plus len­te­ment, elle contri­bue à l’éro­sion des sols et à la mo­di­fi­ca­tion de la flore. Par­fois, les moyens uti­li­sés sont ab­surdes. En 2015, la pe­tite sta­tion de ski Sainte-foy-ta­ren­taise, en Sa­voie, a fait li­vrer 100 tonnes de neige en hé­li­co­ptère ! Tou­jours en Sa­voie, la sta­tion de Tignes, qui a dé­jà per­du 30 % de sa sur­face skiable, veut construire une piste de ski cou­verte de 400 mètres de long, ou­verte toute l’an­née. Pour­quoi un tel en­tê­te­ment alors que seule­ment 10 % des Fran­çais partent skier chaque hi­ver ? Parce que cette éco­no­mie des sports d’hi­ver rap­porte beau­coup aux ré­gions mon­ta­gnardes et qu’elle crée jus­qu’à 150 000 em­plois.

Sou­vent, les pe­tites sta­tions n’ont pas l’ar­gent suf­fi­sant pour pro­duire de la neige ar­ti­fi­cielle ou en mettre de cô­té pour l’an­née sui­vante. Alors, elles s’adaptent. Cham­rousse, près de Gre­noble, pla­ni­fie pour 2030 un grand pro­jet de mo­der­ni­sa­tion. La sta­tion veut s’équi­per d’hô­tels, d’un centre aqua­to­nique, de salles de sé­mi­naires et d’es­paces de co­wor­king, afin d’at­ti­rer une clien­tèle de tou­risme d’af­faires en se­maine et toute l’an­née. Juste à cô­té, Saint-pierre-de-char­treuse ar­rête pro­gres­si­ve­ment ses re­mon­tées mé­ca­niques, pré­fé­rant or­ga­ni­ser des épreuves de trail et des courses en plein air. De plus en plus de sta­tions adoptent le même sché­ma, aban­don­nant le ski al­pin au pro­fit d’autres ac­ti­vi­tés comme le ski de fond et la ra­quette l’hi­ver, et la ran­don­née et l’es­ca­lade l’été.

En 2017, lors du sa­lon de l’in­dus­trie du tou­risme en France, des re­pré­sen­tants d’agences de voyages et des pro­fes­sion­nels du tou­risme se sont réunis lors d’une table ronde in­ti­tu­lée : « Les va­cances au ski sont mortes, vive les va­cances à la mon­tagne ! ». Un titre qui ré­sume par­fai­te­ment la si­tua­tion ac­tuelle.

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