Big Boss

BRUXELLES L’édi­teur belge Luc Pire a créé sa propre mai­son d’édi­tion en 1994. Au­jourd’hui, le groupe Luc Pire compte quatre mai­sons d’édi­tions: Les édi­tions Luc Pire, Le Grand Mi­roir, La Re­nais­sance du Livre et RTL Edi­tions. Ren­contre avec un pas­sion­né du

Metro (French Edition) - - Jobtime -

Quel est votre meilleur et votre pire sou­ve­nir au cours de votre car­rière?

Mon meilleur mo­ment, c’est la Foire du livre de 1998. C’est sans doute le plus émou­vant aus­si. En ef­fet, la Foire du livre n’avait pas eu lieu en 1997 (à cause de dif­fi­cul­tés fi­nan­cières, du dé­sis­te­ment de grands édi­teurs fran­çais et d’une désaf­fec­tion du pu­blic, ndlr). J’ai dé­ci­dé de la re­lan­cer pour 1998. J’ai pour ce­la dû tra­vailler comme un fou pen­dant plu­sieurs mois. Peu avant, je m’étais même cas­sé le pied et donc c’est sur mes bé­quilles, épui­sé, fa­ti­gué que je suis ar­ri­vé à la Foire du livre, où des mil­liers de per­sonnes étaient pré­sentes. C’était très émou­vant, et c’est là mon meilleur sou­ve­nir. Quant au pire sou­ve­nir, ce­la doit être quand j’ai quit­té l’heb­do­ma­daire ‘Pour’ en 1979. C’était mon pre­mier bou­lot, j’y avais dé­bu­té comme cor­res­pon­dant ly­céen à Liège avant d’y tra­vailler à temps plein. Une for­mi­dable école, où j’ai tout ap­pris, à écrire, à convaincre...

Com­ment oc­cu­pez-vous votre temps libre? Vous ar­rive-t-il de lire? Aus­si des livres d’autres mai­sons d’édi­tions?

Mes loi­sirs, c’est famille, sports et lecture. J’aime en ef­fet pas­ser du temps avec ma famille. Je suis aus­si cein­ture rouge de taek­won­do, un art mar­tial qui peut se tra­duire par «La voie du pied et du poing» (tae, pied - kwon, poing - do, voie). A part ce­la, je passe beau­coup de temps à lire. Je lis tout le temps, aus­si bien des es­sais po­li­tiques que des po­lars ou de la lit­té­ra­ture an­glo-saxonne. Je lis très vite et beau­coup. Et oui, je lis aus­si des livres d’autres mai­sons d’édi­tions!

Quels conseils don­ne­riez-vous à un jeune qui dé­bute?

Vous me vieillis­sez là (rire)! Je di­rais d’ac­qué­rir de l’ex­pé­rience à n’im­porte quel prix. C’est très im­por­tant. Mieux vaut un bon job mal payé qu’un mau­vais job bien payé. Quand je re­crute, ce qui compte pour moi et ce qui fait en gé­né­ral la dif­fé­rence entre deux can­di­dats, c’est la culture gé­né­rale. Mon con­seil donc, c’est li­sez tout le temps, y com­pris le Me­tro, et cul­ti­vez-vous! (cd)

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