«Mieux pré­ve­nir et pu­nir la dé­lin­quance sexuelle»

BRUXELLES Le MR a ré­di­gé une étude com­plète de l’ap­proche de la dé­lin­quance sexuelle. In­ti­tu­lé «La dé­lin­quance sexuelle: pré­ve­nir et pu­nir», ce do­cu­ment pu­blié par le Centre Jean Gol, re­prend une sé­rie de me­sures tou­chant toute la chaîne de la dé­lin­quance

Metro (French Edition) - - General -

«La pré­ven­tion est un vo­let fon­da­men­tal que l’on n’aban pas tou­jours. Les ré­ci­dives sont une réa­li­té. Le but est d’être pra­tique, d’ar­ri­ver à un vrai ré­sul­tat», a sou­li­gné hier Her­vé Has­quin, dé­pu­té fé­dé­ral MR, lors de la pré­sen­ta­tion de ce do­cu­ment qui veut conci­lier à la fois la li­ber­té de tout un cha­cun et la sé­cu­ri­té de tous. Le MR pro­pose no­tam­ment une re­fé­dé­ra­li­sa­tion du vo­let «mi­neurs dé­lin­quants» du droit de la jeu­nesse, une pré­ven­tion ac­crue, un meilleur sui­vi des vic­times ain­si que des me­sures plus ré­pres­sives. Pour Ch­ris­tine De­fraigne, chef de groupe MR au Sé­nat, la pré­ven­tion d’actes de dé­lin­quance sexuelle doit être me­née dès l’en­fance. Mais, sou­ligne le MR, la pré­ven­tion ne - que­laine pro­pose des «peines de sû­re­té», no­tam­ment de 30 ans après une con­dam­na­tion à per­pé­tui­té pour des faits com­mis sur des mi­neurs de moins de 16 ans. Le MR veut éga­le­ment re­le­ver le seuil d’ad­mis­sion à la li­bé­ra­tion condi­tion­nelle, une ag­gra­va­tion au­to­ma­tique des peines en cas de ré­ci­dive et une re­dy­na­mi­sa­tion de la mise à dis­po­si­tion du gou­ver­ne­ment. Ch­ris­tine De­fraigne sou­ligne que la prise en charge des dé­lin­quants sexuels condam­nés doit être plus contrai­gnante. d’évi­ter la ré­ci­dive, l’obli­ga­tion pour ces dé­lin­quants de suivre un trai­te­ment dès leur en­trée en prison. Le sé­na­teur - lin­quants sexuels li­bé­rés puissent être ai­sé­ment lo­ca­li­sés, d’au­tant plus que la ré­ci­dive est gé­né­ra­le­ment plus grave que le fait pré­cé­dent. Il pré­co­nise des trai­te­ments phar­ma­co­lo­giques, ac­com­pa­gnés de trai­te­ments psy­cho­lo­giques pour ces dé­lin­quants. «L’im­plant, c’est une idée mise sur la table mais s’il y avait des bra­ce­lets élec­tro­niques in­amo­vibles, je suis pre­neur», sou­ligne-t-il au­jourd’hui. Tou­jours dans un sou­ci de mieux De­fraigne es­time que «l’ADN, la reine des preuves, est en souf­france». La banque ADN n’est pas com­plé­tée comme elle de­vrait l’être, sou­ligne la sé­na­trice.

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