LE FOR­GE­RON

Jeune Afrique - - Culture(s) -

LE­ÇON NO 125

« Je suis content de t’en­tendre par­ler ain­si de toi-même. Mais cette lu­ci­di­té ne te pro­té­ge­ra pas des dés­illu­sions, parce que les dés­illu­sions, c’est la vie » : ain­si par­la mon père à qui j’avais ten­té de tra­duire, dans notre langue, mes propres mots sui­vants écrits en fran­çais : « Je suis suf­fi­sam­ment lu­cide pour sa­voir que ce que j’écris n’ap­porte rien à per­sonne. » LE­ÇON NO 157

« La goutte d’eau pré­le­vée du fleuve n’est pas le fleuve, mais elle en porte la sa­veur » : ain­si par­la mon père pour in­ter­pré­ter cette pen­sée de Mon­taigne : « Chaque homme porte la forme en­tière de l’hu­maine condi­tion », que je lui avais tra­duite.

LE­ÇON NO 173

« L’homme aux gros étrons s’illu­sionne d’avoir une idée de la dou­leur de l’ac­cou­che­ment » : ain­si par­la mon père en riant.

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