YIP YIP, HOURRA!

Jeune Afrique - - Société - M.N.

Un écran in­crus­té sur une boîte her­mé­tique, une simple pres­sion du doigt sur un bou­ton, une mise de 100 F CFA (15 cen­times d’eu­ro)... Voilà de quoi, avec de la chance, en ga­gner peut-être 1 000, 2000, voir plus. À N’dja­me­na, ces ma­chines à sous ont été bap­ti­sées « Yip Yip » en ré­fé­rence aux lu­mières qui cli­gnotent sur les écrans. In­tro­duites par un pres­ta­taire chinois, ces boîtes à jeux sont pré­sentes à tous les coins de rue de la ca­pi­tale tcha­dienne. Ils at­tirent souvent les très jeunes. À pre­mière vue, on peut d’ailleurs pen­ser qu’il s’agit d’un jeu vi­déo, avant de consta­ter qu’il faut in­tro­duire des pièces de mon­naie pour com­men­cer la par­tie. « C’est la nou­velle drogue des en­fants et des ado­les­cents. À la suite des grèves qui ont pro­vo­qué la fer­me­ture des éta­blis­se­ments sco­laires, cer­tains y passent toutes leurs jour­nées. C’est dan­ge­reux pour leur évo­lu­tion, mais très peu de pa­rents sont conscients de ce phé­no­mène, qui ne semble pas non plus pré­oc­cu­per les au­to­ri­tés », dé­plore un en­sei­gnant. Et le pe­tit écri­teau « in­ter­dit aux moins de 18 ans » ne suf­fit pas à dis­sua­der les jeunes pa­rieurs.

In­tro­duites par un pres­ta­taire chinois, ces ma­chines à sous sont très po­pu­laires au­près des jeunes.

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