10 choses à sa­voir sur… Ibra­him Al As­saf

Pour re­do­rer l’image de l’ara­bie saou­dite, ter­nie par l’af­faire Kha­shog­gi, le roi Sal­man a nom­mé à la tête de la di­plo­ma­tie cet an­cien mi­nistre des Fi­nances qui jouit d’une bonne image à l’étran­ger.

Jeune Afrique - - Sommaire - JIHÂD GILLON

1 AN­CIEN CAPTIF

En no­vembre 2017, lors d’une vaste en­quête sur la cor­rup­tion com­man­dée par le prince hé­ri­tier Mo­ham­med Ben Sal­man (MBS), il est briè­ve­ment dé­te­nu au Ritz-carl­ton de Riyad. Il est soup­çon­né pç d’un dé­tour­neme ent de fonds lié au pro­jet d’exte en­sion de la Grande Mos­quée de e La Mecque, mais au­cune char rge n’est fi­na­le­ment re­te­nu ue contre lui.

2 SURD DI­PLÔ­MÉ

Con­tra ire­ment à son pré­déc es­seur, ce n’est pas un di­pl omate de for­ma­tion. Il a ob­te­nu une li­cence en éc co­no­mie à l’uni­ver­si­té Kingk Saud, à Riyad, en 197 71, puis un mas­ter à l’un ni­ver­si­té de Den­ver, avan nt de pré­sen­ter une thèse su ur « L’opep et le mar­ché pé étro­lier in­ter­na­tio­na al » à l’uni­ver­si­té dud Co­lo­ra­do en 1982. Il a aus­si en­sei­gné l’éc co­no­mie à l’aca­dé­mie mi­li­taire m King Ab­du­la­ziz.

3 VIEILL LE ÉCOLE

Âgé de 69 ans, mi­nistre des Fin ances du­rant vingt ans, il tran­chet par son ex­pé­rience dud pou­voir et son ap­proche pru udente des dos­siers avec les trent te­naires de la gé­né­ra­tion MBS, M ar­ri­vés aux af­faires avec c l’avè­ne­ment du prince, en n 2017.

4 L’OEIL ÉCO

« Les re­la­tions éco­no­miques do­minent les af­faires étran­gères », af­fir­mait ré­cem­ment cet an­cien re­pré­sen­tant de l’ara­bie saou­dite au FMI et à la Banque mon­diale, pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du Fonds sou­ve­rain saou­dien et membre de ce­lui de l’aram­co, le géant éner­gé­tique na­tio­nal. Cette ex­pé­rience lui se­ra utile dans le dos­sier pé­tro­lier qui di­vise Wa­shing­ton et Riyad.

5 RE­TOUR EN GRÂCE

Nom­mé aux Fi­nances en 1996 ppar le ré­gent g Ab­dal­lah, dont il était l’unn des fi­dèles, il est une vic­time col­la­té­rale de la mort de son pro­tec­teur, en 2015, re­le­vé de ses fonc­tions à la fin de 2016. Sa tra­ver­sée du dé­sert au­ra donc du­ré deux ans.

6 MI­NIS­TÈRE BI­CÉ­PHALE?

« M. Adel al-ju­beir a re­pré­sen­té l’ara­bie saou­dite et conti­nue­ra dee re­pré­sen­ter l’ara­bie saou­dite […] dans le monde. On se com­plète », a-t-il dé­cla­ré au su­jet de son pré­dé­ces­seur, à laa tête de la di­plo­ma­tie de­puis 2015 et dé­sor­mais mi­nistre d’état aux Af­faires étran­gères. Mais la ré­par­ti­tion des rôles entre les deux hommes reste floue.

7 PION­NIER

Pour faire face à la chute du cours du ba­ril en 2015 et au dé­fi­cit bud­gé­taire, Ibra­him Al As­saf, alors mi­nistre des Fi­nances, émet en oc­tobre 2016 les pre­mières obli­ga­tions in­ter­na­tio­nales de l’his­toire du royaume. Elles rap­por­te­ront 17,5 mil­liards de dol­lars. Mal­gré ce suc­cès, il se­ra re­le­vé de ses fonc­tions deux se­maines plus tard.

8 RES­PEC­TÉ

À l’étran­ger, le nou­veau mi­nistre jouit d’une image de sage ges­tion­naire, au point que le ma­ga­zine bri­tan­nique Eu­ro­mo­ney l’a dé­si­gné comme mi­nistre des Fi­nances de l’an­née 2003. En juillet 2017, c’est lui qui est en­voyé à Ham­bourg pour re­pré­sen­ter l’ara­bie saou­dite au som­met du G20.

9 PO­SÉ

Cul­ti­vant la dis­cré­tion, ce père de deux gar­çons et de deux filles oc­cupe son temps libre à des pas­sions tran­quilles : na­ta­tion, jar­di­nage et lec­ture.

10 ANNUS HORRIBILIS

Guerre au Yé­men, af­faire Kha­shog­gi… L’annus horribilis de l’ara­bie saou­dite a-t-elle quelque chose à voir avec sa no­mi­na­tion et la né­ces­si­té de « ré­pa­rer » l’image du pays ? « Je ne di­rais pas ré­pa­rer, parce que la re­la­tion de mon pays avec la vaste ma­jo­ri­té des États est ex­cel­lente », ré­pond l’in­té­res­sé.

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