L’ÉGYPTE, VAIN­QUEUR AU CIR­DI

Jeune Afrique - - Économie Eau-électricité - J.W.

L’an­née 2018 n’au­ra dé­ci­dé­ment pas été fa­vo­rable à Veo­lia en Afrique. En mai, le Centre in­ter­na­tio­nal pour le rè­gle­ment des dif­fé­rends re­la­tifs aux in­ves­tis­se­ments (Cir­di) a dé­bou­té le groupe fran­çais dans l’af­faire qui l’op­po­sait de­puis près de six ans au gou­ver­no­rat d’alexan­drie. En 2012, la com­pa­gnie avait en­ga­gé une ac­tion contre l’égypte dans le cadre d’un trai­té bi­la­té­ral sur les in­ves­tis­se­ments si­gné entre Pa­ris et Le Caire en 1974. La di­vi­sion Veo­lia Pro­pre­té, au tra­vers de sa fi­liale Onyx Alexan­dria, gé­rait de­puis sep­tembre 2000, pour une du­rée de quinze ans, la col­lecte, le tri, le trai­te­ment, le re­cy­clage des or­dures et le net­toyage de la ville d’alexan­drie. Le groupe fran­çais mo­ti­vait no­tam­ment son ac­tion par la dé­ci­sion de l’état égyp­tien, da­tant de 2011, d’aug­men­ter le sa­laire mi­ni­mum de 400 à 700 livres égyp­tiennes (de 50 à 90 eu­ros) en ré­ac­tion aux évé­ne­ments du Prin­temps arabe, ce qui re­met­tait en ques­tion les condi­tions ini­tiales du contrat. Veo­lia consi­dé­rait en ef­fet que cette me­sure « dé­té­rio­rait les condi­tions éco­no­miques et fi­nan­cières de sa fi­liale » et pré­tend par ailleurs que « l’état égyp­tien a, par ses agis­se­ments, em­pê­ché la com­pa­gnie de me­ner à bien la ges­tion des dé­chets de la ville ». En con­sé­quence, l’en­tre­prise de­man­dait une com­pen­sa­tion de 140 mil­lions d’eu­ros. Contac­té, Veo­lia as­sure vou­loir « pour­suivre son ac­tion au Caire afin que sa fi­liale puisse être dû­ment in­dem­ni­sée des vio­la­tions contrac­tuelles com­mises par le gou­ver­no­rat d’alexan­drie et du pré­ju­dice su­bi ».

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