YOAN COM­PLICE AVEC SA MÈRE JOHANNE

ELLE GÈRE MAIN­TE­NANT SES FI­NANCES

Échos vedettes - - LA UNE - SA­MUEL PRADIER

YOAN ET SA MA­MAN, JOHANNE, ONT UNE COM­PLI­CI­TÉ À TOUTE ÉPREUVE. LE CHAN­TEUR DE 23 ANS HA­BITE TOU­JOURS CHEZ SES PA­RENTS, QUI FONT MAIN­TE­NANT PAR­TIE IN­TÉ­GRANTE DE SON ÉQUIPE PRO­FES­SION­NELLE. SA MÈRE EST NO­TAM­MENT SA BU­SI­NESS MA­NA­GER: ELLE GÈRE TOUTE LA PAR­TIE FI­NAN­CIÈRE DE SA CAR­RIÈRE. À L’OC­CA­SION DE LA FÊTE DES MÈRES, ILS ONT TOUS LES DEUX AC­CEP­TÉ DE NOUS PAR­LER DE LEUR MA­GNI­FIQUE RE­LA­TION.

Parce qu’il a mis beau­coup d’ef­forts, de temps et même de ses fi­nances per­son­nelles dans la pro­duc­tion, Yoan est très heu­reux que son nou­vel al­bum, De­puis long­temps, connaisse dé­jà un beau suc­cès. «Après l’avoir pro­duit, co­réa­li­sé et avoir écrit 10 des 12 chan­sons, c’est un sou­la­ge­ment et c’est ras­su­rant de voir que le pu­blic aime ce que je lui pro­pose. Comme c’était aus­si un dé­fi de chan­ter en fran­çais, je suis content.»

Yoan s’ex­prime se­rei­ne­ment alors que sa ma­man, Johanne, le re­garde d’un oeil ad­mi­ra­tif. On sent qu’il y a plus qu’un lien ma­ter­nel qui les unit. «On a une très grande com­pli­ci­té et beau­coup d’af­fi­ni­tés. De­puis mon plus jeune âge, j’ai tou­jours eu un très grand res­pect pour mes pa­rents. Mon père tra­vaillait beau­coup, j’étais sou­vent avec ma mère. Elle m’a ap­pris à la res­pec­ter. Quand ma­man dit quelque chose, tu écoutes. Quand tu es jeune, tu obéis parce que tu as peur de te faire pu­nir. Quand tu de­viens adulte, tu le fais par res­pect. J’ai re­çu une bonne édu­ca­tion.»

Chez les Gar­neau, c’est Syl­vain, le pa­pa, qui fai­sait ré­gner la dis­ci­pline. «J’avais plus peur de mon père. Je connais­sais les li­mites, je les ai connues as­sez jeune. Je sa­vais qu’il ne fal­lait pas al­ler à cer­tains en­droits. Quand ma mère me di­sait: “Je vais le dire à pa­pa”, je lais­sais faire. Ou quand je lui de­man­dais quelque chose et qu’elle me di­sait d’al­ler voir mon père, je sa­vais que ça ne valait pas la peine d’in­sis­ter», se sou­vient le chan­teur en ri­go­lant.

Reste que Yoan était aus­si fa­cile à vivre, n’ayant pas vé­cu de crise d’ado­les­cence dif­fi­cile. «Je pense que j’ai eu une pé­riode où j’ai for­gé mon ca­rac­tère, mais je ne pense pas que ç’a été pé­nible pour mes pa­rents. Ils ont eux aus­si de gros ca­rac­tères, ça pour­rait faire des flam­mèches, mais ça reste très po­si­tif entre nous. Dans tout ça, il y a aus­si un lâ­cher-prise. Ils me re­gar­daient al­ler et, des fois, ils me di­saient: “Non, ça marche pas.”»

LE PLAI­SIR DE TRA­VAILLER EN­SEMBLE

Au­jourd’hui, leur re­la­tion s’est tel­le­ment trans­for­mée qu’ils tra­vaillent en­semble. «Je ne fe­rais pas quelque chose pour les af­fron­ter ou leur man­quer de res­pect. Ma mère et moi, on s’en­tend bien, c’était donc tout na­tu­rel que je lui pro­pose de s’oc­cu­per du vo­let fi­nan­cier de ma car­rière. Avec toute l’ex­pé­rience qu’elle a dans les af­faires, ça fonc­tionne bien. En même temps, c’est un vo­let de la bu­si­ness dont je ne me sou­cie pas du tout. J’ai confiance en elle à 100 %. Je pense que ça ne pour­rait pas al­ler mieux, on a du plai­sir en­semble.»

À 23 ans (il est né le 10 mai 1995), Yoan est tel­le­ment bien avec ses pa­rents qu’il vit en­core chez eux. «Il y a, par exemple, des étu­diants en mé­de­cine qui res­tent chez leurs pa­rents jus­qu’à ce qu’ils ob­tiennent leur di­plôme; c’est pa­reil pour moi. Mon dé­but de car­rière est comme mes études. Si ma car­rière consis­tait juste à faire du bruit au Qué­bec, j’au­rais peut-être dé­jà quit­té la mai­son. Mais mon ob­jec­tif est d’al­ler à l’in­ter­na­tio­nal. Si ç’a com­men­cé fort au Qué­bec, j’ai en­core beau­coup de tra­vail à faire, je suis en­core dans une dé­marche d’ap­pren­tis­sage. Et puis, je suis pré­voyant, plus conser­va­teur, je vais bâ­tir ma car­rière tran­quille­ment.»

Vivre avec ses pa­rents ne semble pas re­pré­sen­ter un ef­fort pour lui. «Mes pa­rents sont mes pa­rents, mais ce sont aus­si des amis. C’est tel­le­ment mer­veilleux de pou­voir tout par­ta­ger avec eux. Quand j’ai be­soin de so­li­tude, je m’en vais. Le fait de tra­vailler et d’être sou­vent sur la route me per­met aus­si d’avoir des mo­ments plus so­li­taires.»

À 15 mois, Yoan ai­mait dé­jà se faire prendre en pho­to avec sa ma­man.

Plus qu’un fils et sa mère, Yoan et Johanne sont aus­si des amis.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.