Ma­man, tu es la plus belle du monde!

Échos vedettes - - DES VEDETTES ET DES PAS MÛRES -

Cette pe­tite phrase ano­dine, presque naïve, est aus­si la phrase la plus puis­sante du monde quand un en­fant l’adresse à sa mère. Les mots «ma­man» et «monde» se re­trouvent alors dans la même phrase. Mine de rien, ça ré­sume tout: l’ori­gine, la connais­sance, la puis­sance de l’at­ta­che­ment et l’amour in­con­di­tion­nel. On ne choi­sit pas ses pa­rents; on les aime! Comme on ne choi­sit pas la pla­nète sur la­quelle on vit, on l’aime! Une mère est une pla­nète avec la­quelle on vit toute sa vie, même après son dé­part.

C’est aus­si le titre d’une chan­son qui a tra­ver­sé le temps, écrite en 1957 par Ma­ri­no Ma­ri­ni, un Ita­lien, puis po­pu­la­ri­sée en 1958 par Luis Ma­ria­no et Ti­no Ros­si, les deux plus grandes ve­dettes de la chan­son fran­çaise de l’époque. Ils ont re­ven­di­qué tous les deux la pa­ter­ni­té du suc­cès de cette chan­son. Puis elle a été re­prise au fil du temps par des di­zaines d’ar­tistes de tous les ho­ri­zons, tels Da­li­da, Hen­ri Sal­va­dor, et même ici au Qué­bec par Jacques Bé­lan­ger en 1963, qui avait connu alors son seul très bon suc­cès en car­rière.

Dans sa chan­son, Cé­line veut par­ler à son père; moi, je veux par­ler à ma mère. Tout sim­ple­ment pour lui dire «Je t’aime, ma­man», car c’est la fête des Mères, ce di­manche 13 mai. Et c’est l’oc­ca­sion de re­nou­ve­ler nos voeux, d’échan­ger nos «Je t’aime» avec celle qui nous a don­né le jour et qui ne nous lais­se­ra ja­mais seuls… Celle qui nous a ap­pris la vie, nous a te­nu la main, nous a nour­ris et ré­con­for­tés, et qui nous a par­don­né, notre mère. Si la pa­ter­ni­té reste une pré­ten­tion, la ma­ter­ni­té est une cer­ti­tude. Ma mère à moi est au Ciel et, même si ça semble flou, elle est avec moi, et à cha­cune des fêtes des Mères, je lui parle. Je lui confie plein de choses qu’un pe­tit gar­çon veut dire à sa mère, mes peines et mes joies. Le lien qui unit ces forces est peut-être in­vi­sible aux yeux de ceux qui ne croient pas en l’amour, mais il existe bel et bien.

Alors, bonne fête à toutes les ma­mans dignes de l’être! À celles qui ont por­té sur leurs épaules le monde, qui ont éle­vé 15, 20 en­fants ou même 1 seul. L’amour d’une mère, pour ses en­fants, ne peut pas se chif­frer ni se sou­pe­ser; il s’étend. Et bien­ve­nue à toutes ces nou­velles ma­mans qui viennent à peine de dé­cou­vrir que l’amour, le vrai, existe bel et bien. À toutes celles qui viennent de com­prendre sou­dai­ne­ment plein de choses dont elles ne soup­çon­naient pas l’exis­tence; c’est en­fin votre jour­née! Une jour­née qui vous res­semble. Faites qu’elle soit la plus belle, la plus im­por­tante, car elle l’est! «Ma­man, tu es la plus belle du monde», ça veut tout dire. Pre­nez le temps de le lui dire, sur­tout si elle est en­core près de vous. Vous n’avez pas idée de la chance que vous avez! Per­met­tez-moi un pe­tit jeu de mots: une mère est un océan de ten­dresse sur le­quel tu na­vigues grâce à son sou­tien! Plu­sieurs de ces océans n’ont plus de ba­teaux qui na­viguent et s’en­dorment len­te­ment, par­qués dans des ailleurs qu’on ou­blie trop sou­vent...

Le 17 juin, ça se­ra la fête des Pères... J’écri­rai alors: «Le plus fort, c’est mon père». Mais en at­ten­dant, «La plus belle, c’est ma mère». Je t’aime, ma­man!

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