Kandle: en as­cen­sion sur la scène in­ter­na­tio­nale

Échos vedettes - - SOMMAIRE - — Kandle CA­RO­LYN RI­CHARD

APRÈS UNE AT­TENTE DE QUATRE ANS, DE­PUIS LA PA­RU­TION DE IN FLAMES, LA CHAN­TEUSE CA­NA­DIENNE KANDLE RÉ­CI­DIVE EN­FIN AVEC UN EP DE CINQ PIÈCES QUI A POUR TITRE DAMNED IF YOU DO. AVEC UN SON ROCK AL­TER­NA­TIF, VOIRE IN­DIE-ROCK, LA JEUNE FEMME DE 27 ANS, ORI­GI­NAIRE DE LA CO­LOM­BIE-BRI­TAN­NIQUE, EST EN AS­CEN­SION SUR LA SCÈNE MU­SI­CALE IN­TER­NA­TIO­NALE.

Kandle Os­borne est née à Vic­to­ria, en Co­lom­bie-Bri­tan­nique. La mu­sique lui coule dans les veines, car son père, Neil Os­borne, est le chan­teur et gui­ta­riste du groupe rock ca­na­dien 54-40. Dès leur jeune âge, Kandle et sa soeur, Co­ral, ont toutes deux évo­lué dans un en­vi­ron­ne­ment très mu­si­cal qui leur don­na en­vie de pour­suivre une car­rière dans le do­maine. Elles ont alors for­mé le groupe The Blue Violets. «La mu­sique a tou­jours fait par­tie de ma vie, mais je ne croyais pas vrai­ment faire car­rière, car sin­cè­re­ment, avant l’âge de 19 ou 20 ans, je chan­tais vrai­ment mal. (rires) Je grat­tais la gui­tare, sans plus. Fi­na­le­ment, j’ai dé­ve­lop­pé ma voix. J’ai tra­vaillé fort en pra­ti­quant, entre autres, sur des chan­sons de PJ Har­vey, Ra­dio­head et Led Zep­pe­lin. J’ai trou­vé mon son, mais il y a 10 ans, per­sonne n’était convain­cu que je se­rais chan­teuse.»

CONFLIT DE QUATRE ANS

Comme bien des ar­tistes, Kandle a connu un conflit avec son an­cienne mai­son de disques. Elle avait les mains liées et ne pou­vait pas pré­sen­ter du nou­veau ma­té­riel mu­si­cal. C’est ce qui ex­plique l’at­tente de quatre ans, mais ce dif­fé­rend est main­te­nant der­rière elle. «Quatre ans, c’est long, mais comme j’ai chan­gé d’équipe, j’étais prise entre deux contrats de disque. En plus, je n’avais pas de gé­rant. En fait, je n’en ai tou­jours pas en ce mo­ment, mais je suis ren­due dans une nou­velle mai­son de disques, et ça va très bien. Du­rant ces quatre an­nées, j’ai quand même écrit beau­coup plus que cinq chan­sons; Damned If I Do n’est qu’un pe­tit échan­tillon du tra­vail ac­com­pli pen­dant ce temps.»

VIC­TO­RIA, MON­TRÉAL, LOS AN­GELES

Il y a quelques an­nées, lorsque sa car­rière mu­si­cale a pris son en­vol, Kandle s’est ins­tal­lée à Mon­tréal. Mais sa vie de rock star est no­made et bien rem­plie, d’ailleurs elle sé­jour­nait à Los An­geles pour né­go­cier avec le mar­ché amé­ri­cain lors de cette en­tre­vue. Chose cer­taine, où qu’elle se trouve, l’au­teure-com­po­si­trice-in­ter­prète sai­sit l’oc­ca­sion qui se pré­sente. «Peu im­porte où je suis, quand l’ins­pi­ra­tion me frappe, je ne la laisse pas al­ler. Ça m’est dé­jà ar­ri­vé d’avoir un flash pour une chan­son dans le mé­tro. J’ai alors uti­li­sé le dic­ta­phone sur mon cel­lu­laire pour m’en­re­gis­trer. Je fre­don­nais des airs, le mé­tro était plein, et les gens me re­gar­daient bi­zar­re­ment. (rires) Cer­taines chan­sons peuvent prendre un mois à com­po­ser, mais je peux dire que Bro­ken Boys, sur ce EP, m’a pris seule­ment 20 mi­nutes.»

UNE VÉ­RI­TABLE THÉ­RA­PIE

Kandle aborde des su­jets dé­li­cats à tra­vers ses textes, qui de­viennent pour elle une vé­ri­table thé­ra­pie. Elle s’ins­pire de ses propres ex­pé­riences et de ses épreuves, mais elle ex­plore aus­si le vé­cu de son en­tou­rage. Ses textes sont d’une grande in­ten­si­té et livrent sou­vent des mes­sages d’es­poir. «Écrire de la mu­sique est thé­ra­peu­tique. Je me nour­ris d’évé­ne­ments qui ont fait par­tie de ma vie et de la vie de mes proches. J’aborde des thèmes qui sont par­fois dou­lou­reux, tels que l’abus sexuel, la vio­lence et les dé­chi­rures amou­reuses. Je fouille dans des évé­ne­ments qui m’ont bles­sée et de­vant les­quels je ne pou­vais m’ex­pri­mer. J’aime que mes chan­sons fassent ré­flé­chir ou qu’elles évoquent des émo­tions; c’est le but lors­qu’on écrit des chan­sons. Je re­çois sou­vent des confi­dences de mes fans, et ça me re­joint pro­fon­dé­ment. Dans ces cas-là, la mu­sique est un pro­ces­sus très li­bé­ra­teur.»

Kandle se­ra en spec­tacle au Fes­ti­val Dia­pa­son à La­val le 8 juillet, et au Théâtre du VieuxTer­re­bonne le 17 juillet. D’autres dates pour Mon­tréal se­ront bien­tôt annoncées.

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