Ma­rianne For­tier: une re­belle dans Vic­tor Les­sard 2

Échos vedettes - - SOMMAIRE - SA­MUEL PRADIER

DE­PUIS QUE LE PU­BLIC L’A DÉ­COU­VERTE À L’ÂGE DE 10 ANS DANS AU­RORE, L’EN­FANT MARTYRE, MA­RIANNE FOR­TIER EST ABON­NÉE AUX RÔLES DE JEUNES FILLES GENTILLES ET DOCILES. DANS LA SE­CONDE SAI­SON DE VIC­TOR LES­SARD, ELLE PEUT EN­FIN RÉA­LI­SER SON RÊVE DE JOUER UNE MAU­VAISE FILLE, RE­BELLE ET BAGARREUSE. UN TOUR­NANT DANS LA CAR­RIÈRE DE LA CO­MÉ­DIENNE, QUI FÊ­TE­RA BIEN­TÔT SES 25 ANS. Ma­rianne For­tier at­ten­dait de­puis long­temps de pou­voir in­car­ner des femmes plus trash, moins lisses et po­lies. «C’est une grande chance pour moi d’avoir eu ce rôle. Sou­vent, on me choi­sit pour des rôles de jeunes filles gentilles et de pre­mières de classes. Je suis contente que Pa­trice Sau­vé m’ait per­mis de faire l’au­di­tion. Ce qui est drôle, c’est que je ne suis pas tant que ça une pre­mière de classe dans la vie! Ce rôle m’a au moins per­mis de mon­trer une autre par­tie de moi.»

De son propre aveu, elle s’est beau­coup amu­sée sur le pla­teau de tour­nage. «J’ai été bien ser­vie, parce que j’ai eu du sang sur les mains! J’ai aus­si pu faire toutes sortes de cas­cades; c’était tel­le­ment ex­ci­tant! J’ai fait du ju­do pen­dant 10 ans, et un de mes rêves était de pou­voir faire mes propres cas­cades ou de me battre contre quel­qu’un dans une sé­rie ou un film. Je rê­vais vrai­ment de faire des scènes d’ac­tion et d’avoir un gun entre les mains! Avec Vic­tor Les­sard, j’ai eu tout ce que je vou­lais. Je me sou­viens d’une nuit de tour­nage du­rant la­quelle je cou­rais en ta­lons hauts et en cor­set dans un champ de conte­neurs dans le Vieux-Port... C’était ir­réel.»

La co­mé­dienne sou­haite que ce rôle change la vi­sion que les pro­duc­teurs et les réa­li­sa­teurs ont d’elle. «C’est le dé­sir de tout co­mé­dien de pou­voir jouer n’im­porte quel per­son­nage. J’ai vrai­ment la vo­lon­té et le be­soin, comme co­mé­dienne, de me di­ver­si­fier. La meilleure fa­çon de se re­nou­ve­ler est d’es­sayer de faire plein de choses dif­fé­rentes. Je fais ce mé­tier de­puis l’âge de 10 ans, et j’ai constam­ment en­vie d’être dif­fé­rente et de me mé­ta­mor­pho­ser, un peu comme Be­noît McGin­nis. Pour moi, il est le par­fait exemple du co­mé­dien ca­pable de se trans­for­mer. D’un rôle à l’autre, il est mé­con­nais­sable. C’est un mo­dèle et c’est quelque chose que j’as­pire à faire.»

DE RE­TOUR À L’ÉCOLE

Cet été, Ma­rianne For­tier se­ra de re­tour à l’école, puis­qu’elle tour­ne­ra dans la se­conde sai­son de L’Aca­dé­mie, pour Club il­li­co. «Je joue le per­son­nage de Scar­lett, une fille qui a été in­ti­mi­dée à son an­cienne école. Elle est ar­ri­vée à L’Aca­dé­mie au dé­but de sa cin­quième an­née au se­con­daire, ce qui n’est pas fa­cile pour une ado. Elle était en re­cons­truc­tion après avoir été mise à terre, elle n’avait plus au­cune confiance en elle. Dans la se­conde sai­son, elle re­trou­ve­ra un peu de l’aplomb qu’elle avait au dé­but de son se­con­daire.»

DER­RIÈRE LA CA­MÉ­RA

La co­mé­dienne a ré­cem­ment ter­mi­né un bac en ci­né­ma, des études qui lui ont fait dé­cou­vrir un autre as­pect de son mé­tier. «Ça a chan­gé beau­coup de choses pour moi, j’ai beau­coup ap­pris sur mon mé­tier. J’avais choi­si l’op­tion Di­rec­tion pho­to et j’ai trou­vé ça très im­por­tant par rap­port à plu­sieurs choses. Ça m’a per­mis de com­prendre la réa­li­té de tous ceux qui tra­vaillent à la tech­nique et de voir com­bien c’est exi­geant. J’ai tou­ché un peu à tout sur le pla­teau. Je sais que tout le monde tra­vaille fort. J’ai aus­si fait de la prise de son, et je sais main­te­nant ce que ça fait une co­mé­dienne qui bouge une feuille; ça peut faire beau­coup de bruit! Je di­rais que je suis plus cons­ciente de toutes sortes de choses tech­niques. Je pense que ça me per­met­tra d’être une meilleure co­mé­dienne.»

Ma­rianne For­tier ne cache pas son dé­sir de pas­ser aus­si der­rière la ca­mé­ra. «De­puis tou­jours, quand je re­pense à un film, je me sou­viens de la ma­nière dont je me suis sen­tie en le re­gar­dant; c’est mon cô­té co­mé­dienne. Et je me sou­viens éga­le­ment des images. Si on me montre une pho­to du tour­nage, je vais me sou­ve­nir de la scène. J’ai cette fixa­tion de­puis très long­temps, et j’ai aus­si tou­jours eu en­vie d’en créer.»

PHO­TO:TVAPUBLICATIONS/ERICMYRE

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