Michel Bar­rette: la fin d’une aven­ture

Échos vedettes - - SOMMAIRE - MA­RIE-CLAUDE DOYLE

POUR LA CIN­QUIÈME SAI­SON, MICHEL BAR­RETTE FAIT RE­VIVRE DE BEAUX SOU­VE­NIRS À SES IN­VI­TÉS À BORD DE SES VOI­TURES AN­CIENNES DANS VIENS-TU FAIRE

UN TOUR?, À ICI RADIO-CA­NA­DA TÉ­LÉ. EN VA­CANCES POUR LA SAI­SON ES­TI­VALE, L’ANIMATEUR, CO­MÉ­DIEN ET HU­MO­RISTE, QUI A MIS FIN À L’AVEN­TURE DU CO­MÉ­DIE CLUB À OLD OR­CHARD APRÈS TROIS ANS, N’AU­RA TOU­TE­FOIS PAS LE TEMPS DE S’EN­NUYER.

Au fil des ans, Viens-tu faire un tour? n’a ces­sé de prendre du ga­lon. «Les ar­tistes m’ap­pellent parce qu’ils veulent pas­ser à l’émis­sion. Je pense que c’est parce qu’on touche quelque chose de sen­sible chez tout le monde. D’abord parce que ça les sort un peu de l’en­tre­vue ré­gu­lière, et ça leur per­met de re­ve­nir dans leur pas­sé, de re­tour­ner dans leur coin de pays, de ren­con­trer leurs an­ciens chums, d’al­ler à leur école. Il y a quelque chose de très tou­chant. Je passe huit heures avec cha­cun des in­vi­tés. J’ai le temps de les connaître, de ja­ser avec eux», ra­conte Michel Bar­rette.

Au cours des épi­sodes, il re­ce­vra no­tam­ment Pa­trice Ro­bi­taille, Mit­sou et Mar­cel Le­boeuf. «Es­sayez de faire ar­rê­ter de par­ler Michel Bar­rette et Mar­cel Le­boeuf! C’est un ver­bo­mo­teur et moi aus­si. Alors, tous les deux dans la même voi­ture, ça n’avait pas de mau­dit bon sens! Il fal­lait tou­jours nous ra­me­ner à l’es­sen­tiel! (rires)» Une autre de ses ren­contres mé­mo­rables a été avec le pia­niste Alain Lefèvre. «C’est vrai­ment quel­qu’un que j’ap­pré­cie beau­coup et qui m’ap­pré­cie aus­si beau­coup. Vous al­lez voir pour­quoi c’est mon coup de coeur. Il a eu un par­cours as­sez par­ti­cu­lier, rock’n’roll, et

quand je dis rock’n’roll, c’est qu’il n’a pas eu une en­fance très fa­cile à cause de son en­tou­rage. Que ce gars-là s’en soit sor­ti et soit de­ve­nu ce qu’il est, je dis bra­vo!»

PAS FA­CILE À OLD OR­CHARD!

Après trois ans d’exis­tence, l’aven­ture du Co­mé­die club à Old Or­chard a pris fin. «On a es­sayé dif­fé­rentes for­mules. Le pro­blème est que, con­trai­re­ment à la Flo­ride, où les Qué­bé­cois sont là long­temps et ont le temps de choi­sir les shows qu’ils veulent voir, à Old Or­chard, les gens ar­rivent n’im­porte quand, alors on doit les ac­cro­cher en leur di­sant quels spectacles il y a à voir. C’était tout le temps la course pour faire connaître la place aux gens, sur­tout qu’on avait dé­mé­na­gé. Au dé­part, on était à l’en­trée de la ville, mais comme la rue por­tait le nom de Sa­co, les gens pen­saient que le Co­mé­die club était à Sa­co, une ville près d’Old Or­chard. À la fin, on était ren­dus avec une scène sous un cha­pi­teau près du bord de l’eau. Ç’a été com­pli­qué, alors main­te­nant, quand je vais à Old Or­chard, c’est pour les va­cances; ce n’est plus pour les shows parce que le pu­blic est trop vo­la­til.»

Tou­te­fois, ça fait trois ans que Michel Bar­rette in­vite des ar­tistes à pré­sen­ter leur spec­tacle de chant ou d’hu­mour à son hô­tel Les Trois Tilleuls, à Saint-Marc-sur-Ri­che­lieu, dont il est pro­prié­taire de­puis cinq ans. Une for­mule qui a du suc­cès. «J’ai li­mi­té la salle à 230 places. J’au­rais pu la faire plus grande, mais je vou­lais que les gens vivent l’ex­pé­rience d’un show in­time; c’est ce qui fait le suc­cès de la salle. Ça rem­place fa­ci­le­ment Old Or­chard.» Et le bon­heur dans tout ça? Il peut par­fois comp­ter sur le coup de main de ses fils, qui viennent l’ai­der en cui­sine ou au ser­vice à la clien­tèle. Oli­vier (30 ans) est ac­teur, Mar­tin (28 ans), ma­rin au Vieux-Port de Mon­tréal, et Ni­co­las (26 ans), sous-trai­tant de Postes Ca­na­da as­pi­rant à avoir un jour sa propre com­pa­gnie. Quant à Jonathan (11 ans), il fe­ra son en­trée au se­con­daire à l’au­tomne.

15 ANS D’AMOUR

De l’éter­nel ado qu’il était au père de fa­mille bien ran­gé qu’il est de­ve­nu, Michel Bar­rette a trou­vé le confort et la sta­bi­li­té au­près de sa femme, Maude, qu’il a épou­sée il y a 12 ans. «On a cé­lé­bré notre 12e an­ni­ver­saire de ma­riage le 21 mai. C’était une belle jour­née. On était à Old Or­chard. On s’est trou­vé un su­per res­tau­rant à Port­land, et on a cé­lé­bré ça avec Jonathan, qui était avec nous. Ça fait 15 ans qu’on est en­semble.»

Le se­cret de leur vie à deux? «Il y a quelque chose de très simple entre elle et moi. On est bien quand on est en­semble. On a cha­cun nos dif­fé­rences et on les ac­cepte. Elle a ac­cep­té l’es­pèce de fou qui dé­cide le ma­tin de s’as­seoir sur sa Har­ley et de tra­ver­ser l’Amé­rique, parce qu’elle m’aime comme ça. Même chose pour moi. Ma blonde est comp­table. Elle s’oc­cupe de l’ad­mi­nis­tra­tion de l’hô­tel. Elle aime ça, et moi, j’haïs ça pour mou­rir. On se com­plète. On est sem­blables dans ce qu’on sou­haite dans la vie, c’est-à-dire pas­ser du temps en­semble et avoir du plai­sir avec nos gars. Je dis nos gars parce que, si tu par­lais à mes fils qui ne l’ont pas comme mère, les frères de Jonathan, ils te par­le­raient d’elle comme s’ils te par­laient de leur mère. Je pense que Maude a été le pi­lier ras­sem­bleur de cette belle gang.»

L’hi­ver pro­chain, on re­trou­ve­ra Michel dans son per­son­nage de Ri­chard, le père de Maxim et d’Éli­za­beth (Anne-Éli­sa­beth Bos­sé et Karine Gon­thier-Hynd­man), dans Les Si­mone. «Tour­ner pour Ri­car­do (Tro­gi), c’est un bon­heur, d’abord parce qu’il est très drôle. On sent qu’il a du fun à faire ça et il réus­sit à créer une am­biance de plai­sir sur le pla­teau. J’aime beau­coup ce gars­là. De­main ma­tin, il m’ap­pelle pour n’im­porte quel pro­jet et je suis par­tant.»

SA 166e VOI­TURE

Michel Bar­rette vient tout juste de ter­mi­ner les tour­nages de Viens-tu faire un tour?. Il est main­te­nant en va­cances jus­qu’à l’au­tomne. À son agen­da: du bon temps à Old Or­chard et aux Trois Tilleuls ain­si que quelques spectacles et des ras­sem­ble­ments au­to­mo­biles, évi­dem­ment! Après avoir pris part à la Coupe Nis­san Mi­cra du Grand Prix de Trois-Ri­vières l’an der­nier, il dis­pu­te­ra à nou­veau cette com­pé­ti­tion, qui au­ra lieu du 10 au 12 août. «J’ai un pa­ri avec le maire de Trois-Ri­vières, qui a lui-même fait des sai­sons de course à une cer­taine époque. C’était un bon pi­lote. L’an pas­sé, je lui ai lan­cé un dé­fi pour cette an­née: ce­lui des deux qui ter­mi­ne­ra der­rière l’autre dans la course de­vra tondre la pe­louse de l’hô­tel de ville de Trois-Ri­vières avec une ton­deuse à bras. Comme ça ne me tente pas d’al­ler tondre la pe­louse, je vous jure que je se­rai en avant de lui!»

Quelques jours plus tôt, l’ar­tiste de 61 ans pren­dra part à la Clas­sique Michel Bar­rette à Al­ma, du 3 au 5 août, où des cen­taines de gens se ras­semblent pour ex­po­ser leurs voi­tures an­ciennes. «Ça me per­met de jus­ti­fier ma fo­lie des vieilles au­tos. J’ai ache­té ré­cem­ment ma 166e voi­ture, une Che­vro­let 1948 deux portes. Elle m’est tom­bée dans l’oeil aux ÉtatsU­nis, chez des amis qui ont une bu­si­ness où ils vendent des voi­tures de col­lec­tion. Ac­tuel­le­ment, j’ai 22 voi­tures. J’ai­me­rais tel­le­ment être ca­pable de me rai­son­ner et de ré­duire ma col­lec­tion! Si je vi­vais en Ca­li­for­nie ou ailleurs dans le Sud où je pour­rais conduire mes voi­tures 12 mois par an­née, ça jus­ti­fie­rait le fait d’en avoir 22, mais là, alors que j’ai juste l’été pour les faire rou­ler au Qué­bec, je ne suis pas ca­pable de toutes les faire rou­ler. Chaque fois que je vends une voi­ture, j’en ra­chète deux! (rires)»

«Il y a quelque chose de très simple entre Maude et moi.»

Ren­contre entre deux ver­bo­mo­teurs, Mar­cel Le­boeuf et Michel Bar­rette, dans le cadre de l’émis­sion Viens-tu faire un tour?.

Il a cé­lé­bré 15 ans d’amour et 12 ans de ma­riage avec sa belle Maude.

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