11 KE­VIN PA­RENT Son har­ce­leuse à nou­veau pour­sui­vie

Échos vedettes - - SOMMAIRE - SA­MUEL PRA­DIER

De­puis près de 15 ans, une Tri­flu­vienne de 53 ans pour­suit Ke­vin Pa­rent. Croyant à tort qu’il est amou­reux d’elle, elle as­siste à tous ses concerts, s’est fait ta­touer son nom dans le cou et s’est même in­tro­duite chez lui par ef­frac­tion à au moins deux re­prises. Ar­rê­tée plu­sieurs fois au cours des der­nières an­nées, elle fait face à de nou­velles ac­cu­sa­tions et de­vrait su­bir son pro­cès dans les pro­chains mois.

La sor­tie de l’al­bum Re­trou­vailles, en 2003, as­soit la car­rière de Ke­vin Pa­rent qui, de­puis plu­sieurs an­nées dé­jà, peut comp­ter sur des fans fi­dèles. Au même mo­ment, une femme tombe se­crè­te­ment amou­reuse du chan­teur, mais étran­ge­ment, n’en parle ja­mais à son en­tou­rage.

Un soir de 2004, pen­sant que son sen­ti­ment est par­ta­gé avec l’élu de son coeur, elle s’in­tro­duit dans sa mai­son par ef­frac­tion, entre dans sa chambre et lui su­surre des mots d’amour à l’oreille. Le ré­veil est bru­tal pour le chan­teur, qui ap­pelle im­mé­dia­te­ment la po­lice. Cette es­ca­pade vaut à la femme ses pre­mières nuits en pri­son. En juillet 2005, elle écope de trois mois de dé­ten­tion après avoir plai­dé cou­pable à des ac­cu­sa­tions de har­cè­le­ment cri­mi­nel.

En 2007, elle dé­mé­nage en Gas­pé­sie pour se rap­pro­cher de sa vic­time et tente à nou­veau de s’in­tro­duire dans la mai­son du chan­teur, si­tuée à Mi­gua­sha. Ce der­nier réus­sit à la chas­ser après qu’elle lui eut pro­mis de quit­ter la ré­gion. Mais deux jours plus tard, elle tente à nou­veau d’en­trer en contact avec lui. Ke­vin Pa­rent porte plainte à la po­lice, et la femme est ar­rê­tée quelques jours plus tard. Un juge de New Car­lisle de­mande alors une éva­lua­tion psy­chia­trique. In­ter­née à l’Ins­ti­tut Phi­lippe-Pi­nel, à Mon­tréal, elle est fi­na­le­ment diag­nos­ti­quée éro­to­mane. Il s’agit d’un trouble dé­li­rant ca­rac­té­ri­sé par le fait d’être per­sua­dé qu’un autre in­di­vi­du est amou­reux de soi. Mais elle re­fuse de re­con­naître son pro­blème.

NOU­VEAUX FAITS

Au fil des ans, la grou­pie conti­nue de har­ce­ler Ke­vin Pa­rent en as­sis­tant à presque tous ses spec­tacles à tra­vers le Qué­bec. En 2014, elle aug­mente tou­te­fois l’in­ten­si­té de son ap­proche. De pas­sage en Gas­pé­sie, elle se pré­sente à plu­sieurs per­sonnes comme étant la conjointe du chan­teur, en plus d’of­frir à ce der­nier une rose noire. Même si Ke­vin Pa­rent lui a plu­sieurs fois si­gni­fié son dé­sir de ne plus la voir, elle re­vient tou­jours à la charge. Après une nou­velle plainte, un tri­bu­nal lui or­donne de se te­nir loin de l’ar­tiste pen­dant une an­née, sen­tence à la­quelle elle consent à se sou­mettre. Si elle tient son en­ga­ge­ment, elle re­com­mence tou­te­fois son har­cè­le­ment dès la fin de ses 12 mois de pé­ni­tence.

La se­maine der­nière, l’af­faire était de re­tour de­vant un tri­bu­nal en rai­son de ré­centes ac­cu­sa­tions por­tées contre la dame. Elle fait face à quatre nou­veaux chefs de har­cè­le­ment cri­mi­nel pour des évé­ne­ments qui se­raient sur­ve­nus le 24 juin 2015 à Val-Bé­lair, le 31 juillet 2016 à Car­le­ton, le 10 fé­vrier 2017 à Sha­wi­ni­gan et le 14 juillet 2017 à Joliette. Ces agres­sions au­raient été com­mises pen­dant des spec­tacles du chan­teur.

Après dif­fu­sion de la preuve par la pro­cu­reure de la Cou­ronne, l’avo­cat de la Tri­flu­vienne a re­non­cé à la te­nue d’une en­quête pré­li­mi­naire. Le tri­bu­nal doit donc re­ve­nir en cour le 9 juillet afin de dé­ter­mi­ner la date du pro­cès qui pour­rait du­rer deux jours. Quatre per­sonnes de­vraient té­moi­gner, dont Ke­vin Pa­rent, qui est ci­té comme pré­su­mée vic­time.

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