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On est en plein de­dans! Je l’ai dit et re­dit et je per­siste, «le Qué­bec est coun­try» jus­qu’au 16 sep­tembre. Le plus grand fes­ti­val coun­try au monde se tient chez nous à Saint-Tite, Qué­bec. C’est pas une sur­prise pour per­sonne, ce fes­ti­val a plus de 50 ans d’his­toire; on y est ha­bi­tués. Ima­gi­nez! De­puis 1967, an­née de l’Ex­po à Mon­tréal, une pe­tite mu­ni­ci­pa­li­té si­tuée à 45 mi­nutes au nord de Trois-Ri­vières dé­cide d’at­ti­rer du monde chez elle, non pas pour ri­va­li­ser avec la mé­tro­pole, mais pour se faire du bien! Peut-être qu’à cette époque, on ju­geait mal ce que re­pré­sen­tait le fait de re­ce­voir presque au­tant de monde que l’Ex­po­si­tion in­ter­na­tio­nale, sur l’île Sainte-Hé­lène, l’a fait à l’époque...

C’est plus de 700 000 vi­si­teurs qui se dé­placent chaque an­née pour y voir et en­tendre leurs ar­tistes coun­try préférés. En 1989, le fes­ti­val pré­sen­tait Céline Dion de­vant une foule re­cord. De­vant ce suc­cès, on a conti­nué dans la même veine en fai­sant ve­nir de grosses poin­tures telles Ken­ny Ro­gers, Alan Jack­son, Ala­ba­ma et bien d’autres. Même le cirque Éloize s’en est mê­lé en 2016, en en met­tant plein la vue aux fes­ti­va­liers en­voû­tés par le ta­lent qué­bé­cois. C’est de­ve­nu une vi­trine ex­cep­tion­nelle pour nos ar­tistes qui s’y pro­duisent. Le monde en­tier a les yeux ri­vés sur Saint-Tite, chez nous!

Quand on pense que tout ça a com­men­cé en 1967 avec le groupe G.A. Bou­let, spé­cia­liste du cuir, qui dé­cide alors de fa­bri­quer des bottes wes­terns. Puis, dans une stra­té­gie pu­bli­ci­taire, on or­ga­nise une jour­née ra­dio; on amé­nage un lieu de fes­ti­vi­tés sur le ter­rain de ba­se­ball, dans le vil­lage, et mal­gré la pluie ce jour-là, plus de 6000 personnes s’y rendent. Ha­sard ou bon coup? Peu im­porte, ce qui compte, c’est ce que c’est de­ve­nu! Sans par­ler des bottes Bou­let, qui sont main­te­nant re­con­nues comme les meilleures bottes wes­terns au monde! Même le lé­gen­daire John Wayne les por­tait quand il jouait au cow­boy dans ses films. C’est vrai!

Mais comment font-ils? Saint-Tite est un pe­tit vil­lage d’à peine 3800 ha­bi­tants per­ma­nents et quand vient le temps du fes­ti­val, le vil­lage se trans­forme en mé­tro­pole. C’est plus de 10 000 vé­hi­cules ré­créa­tifs qui s’y en­tassent dans tous les ra­coins et ar­rière-cours dis­po­nibles. Ça fait tra­vailler plus de 125 personnes pour la sai­son. Au seul dé­fi­lé d’ou­ver­ture, ce sont au moins 100 000 personnes qui se dé­placent, sans comp­ter les 650 bé­né­voles qui donnent du temps chaque sai­son. On a même dû amé­na­ger un sta­tion­ne­ment avec navette pour plus de 800 voi­tures à l’en­trée du vil­lage. C’est Al­bi le Géant qui va être ja­loux! À cha­cune des sai­sons, le fes­ti­val sait nous épa­ter. Les Guy­laine Tanguay, An­nie Blan­chard, Isa­belle Bou­lay, Paul Da­raîche, Bri­gitte Bois­jo­li ou Re­née Mar­tel n’ont que des éloges pour cet évé­ne­ment que tout le monde at­tend pendant toute l’an­née. Cette sai­son en­core, le spec­tacle est à la hau­teur. Chan­sons, danses, ro­déo, tout est là! Le Fes­ti­val Wes­tern de St-Tite est aus­si le der­nier des grands évé­ne­ments es­ti­vaux du Qué­bec. On sait qu’après, c’est le retour à la rou­tine, du moins jus­qu’à la sai­son pro­chaine. En at­ten­dant, les cou­leurs de l’au­tomne et l’hi­ver qué­bé­cois sau­ront nous faire pa­tien­ter. Bon fes­ti­val et bonne sai­son!

Le Fes­ti­val Wes­tern de St-Tite, du 7 au 16 sep­tembre 2018.

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