Ma­rie-Ève Beau­lieu: il n’y a rien d’ac­quis

Mal­gré son suc­cès dans Faits di­vers, l’ac­trice tra­vaille peu

Échos vedettes - - SOMMAIRE - DA­NIELLE DES­BIENS

DANS LA PRE­MIÈRE SAI­SON DE

FAITS DI­VERS, MA­RIE-ÈVE BEAU­LIEU S’EST DÉMARQUÉE COMME TUEUSE DÉBROUILLARDE ET TOU­JOURS VÊ­TUE DE BLANC. LA CO­MÉ­DIENNE A EN­SUITE DÉ­CRO­CHÉ DEUX RÔLES ÉPISODIQUES ET STI­MU­LANTS: L’UN DANS DIS­CUS­SIONS AVEC MES PA­RENTS, L’AUTRE DANS À LA VALDRAGUE. TOU­TE­FOIS, MAL­GRÉ SON IM­PACT DANS FAITS DI­VERS, L’AC­TRICE A PEU AU­DI­TION­NÉ ET TRA­VAILLÉ — CE QU’ELLE A MIS EN LU­MIÈRE SUR UN RÉ­SEAU SO­CIAL.

Par­lons tout d’abord de ses plus ré­centes par­ti­ci­pa­tions à des sé­ries télé. Ma­rie-Ève Beau­lieu ex­plique: «C’est em­bal­lant parce que ce sont deux per­son­nages co­lo­rés qui ont de pe­tites touches co­casses. Ça me per­met d’im­pro­vi­ser et, moi, je n’ai pas peur du ri­di­cule. Dans la sé­rie Dis­cus­sions avec mes pa­rents, pi­lo­tée par Fran­çois Mo­ren­cy, il y avait une belle li­ber­té. J’ai vu le pre­mier tour­nage et c’était tor­dant. J’ai seule­ment deux scènes, mais c’est un beau clin d’oeil. J’ignore si mon per­son­nage re­vien­dra.»

Pour la sé­rie aca­dienne À la valdrague, qu’on a pu voir cet été à Ra­dio-Canada, Ma­rie-Ève a fait par­tie des ac­teurs qué­bé­cois in­vi­tés à y par­ti­ci­per. «C’est la fille de la ville qui dé­barque à SaintP­ros­père et qui a un oeil sur Fer­raille (Ra­phaël But­ler). C’est la ma­man du pe­tit An­tho­ny (An­tho­ny Bou­chard).» En­core là, Ma­rie-Ève ignore si son per­son­nage re­vien­dra. On ne sait d’ailleurs tou­jours pas si l’émis­sion se­ra de retour pour une deuxième sai­son.

OSER S’AVAN­CER

Ma­rie-Ève Beau­lieu a pu­blié, en avril der­nier, un «constat d’ac­trice à mi-par­cours». Avec une par­ti­ci­pa­tion ré­gu­lière et fra­cas­sante dans son rôle d’Anne, l’avocate dans Faits di­vers, elle es­pé­rait sus­ci­ter plus d’in­té­rêt pour pas­ser des au­di­tions ou être da­van­tage sol­li­ci­tée pour des rôles au­tre­ment qu’au compte-gouttes. Sans jouer à la vic­time, Ma­rie-Ève a dé­crit sa réa­li­té parce qu’à l’âge de 37 ans, elle ne vi­vait pas en­core de son mé­tier. «Le pu­blic me re­con­naît beau­coup de­puis

Des­ti­nées, mais pour tra­vailler comme co­mé­dienne, il n’y a rien d’ac­quis. Tous les mé­tiers ar­tis­tiques sont pré­caires; j’ai plein d’in­té­rêts, mais j’ai été re­tar­dée par cette si­tua­tion.»

UN PRO­JET EN DÉ­VE­LOP­PE­MENT

Ma­rie-Ève a re­pris un pro­jet éla­bo­ré dès le Conser­va­toire d’art dra­ma­tique: «On m’avait dit que je pour­rais créer mon propre spec­tacle parce que j’ai un dis­cours, une fa­çon de jouer et un ta­lent d’écri­ture qui pour­raient ser­vir. Je peux des­si­ner, dan­ser et chan­ter. Cette idée de spec­tacle est en­core em­bryon­naire, mais c’est autre chose qu’un rêve. C’est dif­fi­cile de trou­ver sa voie, mais j’ai main­te­nant des choses à dire, avec des pistes et des in­dices.» Ma­rie-Ève est fas­ci­née par toutes les di­men­sions de l’hu­ma­ni­té. Elle men­tionne no­tam­ment les trai­te­ments na­tu­rels, l’hyp­nose, la pro­gram­ma­tion neu­ro­lin­guis­tique (PNL) et l’as­tro­lo­gie.

Par ailleurs, Ma­rie-Ève Beau­lieu est en couple de­puis presque neuf ans. De plus, elle pos­sède un chien épa­gneul nain pa­pillon de quatre ans, Jules. «J’ai­me­rais énor­mé­ment avoir un en­fant, mais ça reste à voir. J’ai­me­rais aus­si énor­mé­ment tra­vailler dans mon do­maine, je me laisse donc du temps.»

La sé­rie Dis­cus­sions avec mes pa­rents est dif­fu­sée le lun­di à 19 h 30, à Ra­dio-Canada.

«C’est dif­fi­cile de trou­ver sa voie, mais j’ai main­te­nant des choses à dire...»

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