Big!

Échos vedettes - - TÉLÉVISION SUGGESTIONS -

C’est comme ça que je l’ap­pelle de­puis le pre­mier jour où je l’ai ren­con­tré. La pre­mière fois, c’était dans un grand hô­tel du centre-ville de Montréal, alors que je re­ce­vais sur mon émis­sion ra­dio les can­di­dats de la deuxième sai­son de la té­lé­réa­li­té Loft Sto­ry, en 2006. Les can­di­dats dé­fi­laient un à un der­rière mon mi­cro, sans ja­mais se croi­ser. C’était quelques jours seu­le­ment avant le grand dé­voi­le­ment au pu­blic, mais aus­si aux autres par­ti­ci­pants du jeu té­lé­vi­sé, qui ne s’étaient ja­mais ren­con­trés. Big, c’est Ma­thieu Ba­ron, qui était alors in­con­nu du pu­blic, mais que vous connais­sez bien main­te­nant. À voir où il est ren­du dans sa car­rière, je com­prends mieux main­te­nant son achar­ne­ment à vou­loir ab­so­lu­ment faire de la té­lé et de­ve­nir une ve­dette.

À l’époque, pour lui, la meilleure fa­çon d’ar­ri­ver à son but était de s’ins­crire et de par­ti­ci­per à un jeu, et peut-être même de ga­gner. Et c’est ce qu’il a fait à Loft Sto­ry. En 2010, il ob­tient un troi­sième rôle muet dans le film Lance et compte. Par la suite, il dé­croche un autre rôle muet dans la sé­rie 19-2; mais pour l’UDA, c’est un deuxième rôle. Pour un jeune am­bi­tieux, ça prend peu de choses pour conti­nuer de rê­ver de pas­ser d’un troi­sième à un deuxième rôle, même muet.

Com­bien de fois l’ai-je croi­sé à des pre­mières ou dans des stu­dios de té­lé où il trou­vait tou­jours le moyen de se faire in­vi­ter! Chaque fois, c’était tou­jours agréable, em­preint d’un res­pect mu­tuel. Je per­ce­vais en lui le dé­sir de réus­sir, mais pour les bonnes rai­sons. Non seu­le­ment pour y trou­ver son propre conten­te­ment, mais aus­si pour prou­ver à sa mère et à son pe­tit frère, qu’il pro­tège comme son propre en­fant, que tout est pos­sible. J’avais l’im­pres­sion de lui ser­vir de guide, d’in­for­ma­teur, de référence dans le mé­tier qu’il convoi­tait. Lui, il écou­tait, il pre­nait des notes et s’im­pré­gnait de show­biz. Je lui di­sais, comme je le dis tou­jours aux jeunes qui veulent faire le mé­tier: «Si tu veux jouer au ho­ckey, tiens-toi à l’aré­na. Si tu veux faire du show­biz, tiens-toi dans le show­biz.» C’est ce qu’il a fait mé­ti­cu­leu­se­ment de­puis sa sor­tie de Loft Sto­ry, et ce, jus­qu’à son pre­mier en­ga­ge­ment pro­fes­sion­nel.

Ain­si, on l’a aper­çu un peu par­tout pen­dant des an­nées, mais tous ces sa­cri­fices ont por­té leurs fruits. Au­jourd’hui, il est à la barre de ses propres émis­sions. Il a ani­mé Coup de foudre. Il anime Tous pour un cha­let. Il tient un pre­mier rôle — Mar­co — dans Uni­té 9, où il s’est fait re­mar­quer en tant qu’ac­teur pour la pre­mière fois. On peut aus­si ap­pré­cier son ta­lent dans Vic­tor Lessard. Ça marche bien pour lui et c’est par­ti pour long­temps. On pour­rait même dire qu’il a en­fin at­teint son but, mais ce se­rait mal le connaître! J’ai l’im­pres­sion qu’on n’aper­çoit que la pointe de l’ice­berg. Main­te­nant qu’il peut pré­tendre vivre de son art, il se per­met en­fin un peu de bon­heur per­son­nel. De­puis l’an der­nier, il vit un amour vé­ri­table avec Anne-Ju­lie Proulx, une ex d’Oc­cu­pa­tion double et dan­seuse sur Lip Sync Bat­tle, où ils se sont ren­con­trés. Bra­vo aux amou­reux et à Ma­thieu pour son parcours ex­cep­tion­nel! Une car­rière qui, tel un big bang, a émer­gé de son propre uni­vers et pour­suit son ex­pan­sion à l’in­fi­ni.

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