24 Heures

5 conseils pour se faire va­loir dans un mi­lieu dit mas­cu­lin

Mal­gré de nom­breuses avan­cées, l’éga­li­té des sexes n’est mal­heu­reu­se­ment pas une réa­li­té dans plu­sieurs in­dus­tries en 2020. En tant que femme, com­ment se faire va­loir dans un mi­lieu comp­tant plus d’hommes ? Quelques pistes.

- - Mé­lis­sa Pelletier, 37e Ave­nue

Se­lon les plus ré­centes don­nées de l’en­quête sur la po­pu­la­tion ac­tive de Sta­tis­tique Ca­na­da, le taux d’ac­ti­vi­té des femmes sur le mar­ché du tra­vail est pas­sé de 21,6 % à 82 % entre 1950 et 2015. Une aug­men­ta­tion si­gni­fi­ca­tive, certes, mais si ré­cente qu’elle peut ex­pli­quer les in­éga­li­tés en­core pré­sentes dans plu­sieurs mi­lieux pro­fes­sion­nels. Com­ment se dé­mar­quer, sur­tout si oné­vo­lue­dan­sun­mi­lieu­ma­jo­ri­tai­re­ment mas­cu­lin ?

S’ex­pri­mer de ma­nière af­fir­ma­tive

Beau­coup de femmes ont en­core ten­dance à amoin­drir la por­tée de leurs pa­roles à coups de « Je suis gê­née de de­man­der, mais… », « Je ne sais pas si vous al­lez être d’ac­cord » ou « Ex­cu­sez-moi…». Pas éton­nant lors­qu’on sait que le mans­plai­ning – le fait d’ex­pli­quer à une femme un truc qu’elle sait dé­jà sur un ton condes­cen­dant – et le man­ter­rup­ting – qui consiste à cou­per la pa­role à la gent fé­mi­nine – sont en­core ex­trê­me­ment pré­sents dans les lieux pro­fes­sion­nels.

Fi­ni les ex­cuses et les for­mules d’at­té­nua­tion ! On opte pour « Je pro­pose que », « Je crois que », etc.

Ena­dop­tan­tu­ne­pos­tu­re­plus af­fir­ma­tive en réunion, entre deux tâches ou avec un client, une femme a beau­coup plus de chances de se faire en­tendre.

Prendre le cré­dit de ses bons coups

Parce qu’elles ont long­temps été éloi­gnées de toute forme de pou­voir, il est en­core cou­rant de voir un homme prendre le cré­dit de la réus­site d’une femme.

Belle prise de pa­role ? Contrat par­ti­cu­liè­re­ment bien né­go­cié ? Ini­tia­tive qui porte ses fruits ? Une femme a tout in­té­rêt à prendre tout le cré­dit qui lui re­vient pour voir sa car­rière avan­cer. Oui, c’est bien de re­mer­cier les autres pour leur ap­port. Les lais­ser ré­col­ter tous les éloges ? Un peu – beau­coup – moins.

Oser de­man­der plus

Toute per­sonne com­pé­tente mé­rite d’être payée à sa juste va­leur. Pour­tant, 45 % des femmes au­raient l’au­dace de de­man­der une aug­men­ta­tion contre 61 % des hommes se­lon une ré­cente étude d’ac­cen­ture. Comme une roue qui tourne, cette crainte à de­man­der plus par­ti­cipe en­core au­jourd’hui à l’écart sa­la­rial entre les sexes.

Dé­non­cer la dis­cri­mi­na­tion

Sou­vent in­si­dieuse, la dis­cri­mi­na­tion liée au sexe touche bien sûr beau­coup plus les femmes que les hommes sur les lieux de tra­vail. Vic­time de sexisme ? Si pos­sible, on es­saie de mettre des li­mites ra­pi­de­ment, en dé­non­çant les gestes de dis­cri­mi­na­tion à la per­sonne res­pon­sable.

Au­cune aide n’est ap­por­tée ? On n’hé­site pas à nom­mer le pro­blème à nou­veau, en n’ex­cluant pas l’op­tion de re­cou­rir à une cour de jus­tice ou même à por­ter plainte à la Com­mis­sion ca­na­dienne des droits de la per­sonne.

Être so­li­daire

C’est la clé ! S’en­cou­ra­ger, s’en­trai­der et se conseiller entre em­ployées fé­mi­nines peut faire toute la dif­fé­rence dans un mi­lieu ma­jo­ri­tai­re­ment mas­cu­lin. À bas la com­pé­ti­tion ! Vive le sou­tien pour mon­ter plus haut, plus vite, en­semble.

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