24 Heures

La San­té pu­bli­qu en’ au­ra itp as fer­mé les res­tau­rants

- CHARLE SL ECAVALIER Health · Public Health · Liberale Party

Le gou­ver­ne­ment Le­gault s’est par­fois mon­tré plus sé­vère que les avis de la San­té pu­blique : Ho­ra­cio Ar­ru­da et son équipe ne re­com­man­daient pas la fer­me­ture des res­tau­rants et des mu­sées en zone rouge.

« On était confor­table, mais ça n’au­rait pas été notre pre­mier scé­na­rio », a sou­li­gné le di­rec­teur na­tio­nal de san­té pu­blique, lors d’un pas­sage re­mar­qué en com­mis­sion par­le­men­taire.

Pour la San­té pu­blique, l’épi­dé­mio­lo­gie ne jus­ti­fiait pas cette dé­ci­sion. Elle re­com­man­dait plu­tôt d’au­to­ri­ser uni­que­ment aux membres d’une même fa­mille de fré­quen­ter en­semble les salles à man­ger des res­tau­rants.

Mais le gou­ver­ne­ment es­ti­mait qu’il n’était pas co­hé­rent d’in­ter­dire les ras­sem­ble­ments à la mai­son, et pas ceux dans des lieux pu­blics.

A pos­te­rio­ri, sou­ligne le Dr Ar­ru­da, les salles à man­ger des res­tau­rants ont éga­le­ment été fer­mées dans d’autres pro­vinces ca­na­diennes. Et mal­gré cette dé­ci­sion, le nombre de cas de CO­VID-19 a conti­nué d’aug­men­ter.

Bulles fa­mi­liales

Le dé­pu­té pé­quiste Pas­cal Bé­ru­bé cher­chait à sa­voir si le gou­ver­ne­ment Le­gault écou­tait tou­jours les re­com­man­da­tions des scien­ti­fiques.

Le Dr Ar­ru­da a alors sou­li­gné que c’était le cas, sauf à cer­tains mo­ments, où le gou­ver­ne­ment Le­gault a choi­si d’al­ler plus loin.

Son bras droit, le D Ri­chard Mas­sé, a men­tion­né éga­le­ment que la San­té pu­blique a re­com­man­dé que deux bulles fa­mi­liales puissent se réunir, mais que cette pro­po­si­tion a été ju­gée trop com­pli­quée à com­prendre.

r« Ges­tion de ris­qu e»

« Il y a un dia­logue. C’est une ges­tion de risque. Non seule­ment les im­pacts sur l’épi­dé­mio­lo­gie, mais sur la per­cep­tion que les gens vont avoir. Ce qu’ils vont com­prendre de la me­sure », a in­di­qué le Dr Mas­sé.

Les par­tis de l’op­po­si­tion avaient plu­sieurs ques­tions pour le Dr Ar­ru­da. Le Par­ti li­bé­ral l’a cui­si­né sur les avis di­ver­gents de cer­tains di­rec­teurs de san­té pu­blique, ou la non-uti­li­sa­tion des tests ra­pides de dé­pis­tage li­vrés par le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral il y a plu­sieurs se­maines.

Le di­rec­teur a ré­tor­qué que son équipe plan­chait tou­jours sur une stra­té­gie d’uti­li­sa­tion sé­cu­ri­taire de ces tests moins pré­cis que le test PCR uti­li­sé à grande échelle par les la­bo­ra­toires du Qué­bec.

«Le meilleu ra v is»

Quant aux avis di­ver­gents, les di­rec­teurs ré­gio­naux de san­té pu­blique sont « so­li­daires », a-t-il dit, et tout le monde a été « ca­pable de vivre avec les dé­ci­sions fi­nales » qui ont été prises par le gou­ver­ne­ment.

 ?? – PHOTO STEVE NS L EBLANC/AGENCE QMI ?? Le Dr Ho­ra­cio Ar­ru­da, di­rec­teur na­tio­nal de san­té pu­blique, était convo­qué en com­mis­sion par­le­men­taire pour ré­pondre aux ques­tions des élus, hier, à l’as­sem­blée na­tio­nale. Cette au­di­tion était ré­cla­mée par l’op­po­si­tion of­fi­cielle.
– PHOTO STEVE NS L EBLANC/AGENCE QMI Le Dr Ho­ra­cio Ar­ru­da, di­rec­teur na­tio­nal de san­té pu­blique, était convo­qué en com­mis­sion par­le­men­taire pour ré­pondre aux ques­tions des élus, hier, à l’as­sem­blée na­tio­nale. Cette au­di­tion était ré­cla­mée par l’op­po­si­tion of­fi­cielle.

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