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La sécheresse risque d’être « la prochaine pandémie », dit L’ONU

Les pays doivent améliorer leur gestion de l’eau et des terres, en plus de s’attaquer à l’urgence climatique, sans quoi la sécheresse deviendra « la prochaine pandémie », selon l’organisati­on des Nations unies (ONU).

- Andrea Lubeck

Le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastroph­e affirme que la sécheresse est la catastroph­e à évolution lente qui touche le plus de personnes dans le monde et qu’elle « déterminer­a le cours du développem­ent humain dans les années à venir ».

Depuis le dernier siècle, 1,5 milliard de personnes ont été touchées par la sécheresse, qui a en plus entraîné des pertes économique­s de 124 milliards $ à l’échelle planétaire.

Ces pertes, cependant, sont sans doute beaucoup plus importante­s, l’estimation ne tenant pas compte de l’impact de la sécheresse dans les pays en voie de développem­ent, indique-t-on dans le Rapport spécial sur la sécheresse 2021.

« La sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’existe aucun vaccin pour la guérir. La plupart des pays du monde vivront dans un contexte de stress hydrique au cours des prochaines années. La sécheresse met en évidence et exacerbe les inégalités sociales et économique­s qui sont profondéme­nt enracinées dans nos systèmes, et frappe le plus durement les plus vulnérable­s », écrit Mami Mizutori, représenta­nte spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastroph­e.

LES PAYS DÉVELOPPÉS AUSSI

Elle ajoute que seulement une poignée de pays éviteront d’être confrontés d’une façon ou d’une autre à la sécheresse d’ici la fin du siècle. Si l’on s’imagine que la sécheresse affecte uniquement les régions désertique­s d’afrique, les États-unis, l’australie et le sud de l’europe ont aussi connu des périodes de sécheresse dans les dernières années, signe que les pays développés ne sont pas épargnés.

« Les gens vivent avec la sécheresse depuis 5000 ans, mais ce que nous voyons maintenant est très différent, dit Mme Mizutori. Les activités humaines exacerbent la sécheresse et en augmentent l’impact. »

Le rapport appelle à la mise en place de partenaria­ts nationaux pour la résilience face à la sécheresse, rappelant que « la prévention a des coûts humains, financiers et environnem­entaux moindres que la réaction et la réponse ».

Ce rapport servira de base aux discussion­s de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP26), qui se tiendra à Glasgow en novembre prochain, selon le quotidien britanniqu­e The Guardian.

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PHOTO AFP

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