24 Heures

Difficile de se rafraîchir quand on vit dans un îlot de chaleur

- Gabriel Beauchemin

Quand le mercure grimpe au-dessus des 30 degrés Celsius et qu’on vit dans un îlot de chaleur, ce n’est pas toujours facile de se rafraîchir! On est allé se promener lundi dans l’est de Montréal, sur la rue Ontario, un secteur particuliè­rement chaud de la ville, pour demander aux résidents du coin comment ils passaient à travers la vague de chaleur. C’est bon à savoir, puisqu’avec les changement­s climatique­s, il y aura de plus en plus de journées chaudes.

Pour Jean-guy Lafontaine et Lise Lafontaine, un couple habitant le quartier Hochelaga-maisonneuv­e depuis plus de 30 ans, ces vagues de chaleur sont difficiles à vivre.

« C’est dur, indique d’abord Jean-guy Lafontaine. À la maison, on n’a pas d’air conditionn­é, mais on a des fans. »

« Et quand il fait trop chaud, on sort dehors », ajoute Lise Lafontaine.

Depuis leur arrivée dans le quartier, ils constatent que les étés sont de plus en plus chauds. Les canicules sont plus nombreuses et ils ont du mal à se rafraîchir convenable­ment.

« On le sent, tout se réchauffe beaucoup plus vite maintenant, remarque Jeanguy Lafontaine. L’hiver est moins long, ça dure de janvier à février et, après ça, ça commence déjà à se réchauffer. »

« Les fins de semaine, on va dîner dans les centres commerciau­x, on va se promener à l’ombre. Mais la nuit, c’est difficile. On dort tout déshabillé, et si ça continue, on va dormir à terre ou sur la galerie », ajoute-t-il un sourire aux lèvres.

« C’EST DUR À ENDURER »

« Ah, mon Dieu seigneur ! C’est dur à endurer, c’est très chaud », lance rapidement Dolorès Prévost, son arrière-petite-fille Romie sur les genoux. Elle réside dans le quartier depuis 22 ans, sur la rue Dézéry, près de la rue Ontario.

« On reste sur le balcon, on s’arrose, on se met des débarbouil­lettes, on boit beaucoup, explique-t-elle. Et parfois, on va à la barboteuse avec les enfants un peu pour se rafraîchir. »

« Quand je vais faire mes commission­s, je ne reste pas trop longtemps à l’extérieur, je reviens rapidement et je me renferme dans la maison. La chaleur, je ne suis pas capable. »

FRÉQUENTER LES PARCS

Patricia Roy réside dans le quartier Rosemont, mais elle était de passage sur la rue Ontario. Même si elle indique vivre près de plusieurs parcs, ces vagues de chaleur ne sont pas évidentes pour elle non plus.

« On boit beaucoup d’eau, on prend des petites marches dans le quartier, on va dans les parcs, on marche proche des jeux d’eau, on prend des douches tièdes ou froides pour ne pas avoir de trop gros chocs thermiques, détaille-t-elle.

On mange plus léger aussi, on essaie de manger un peu plus végétarien, comme ça, on n’a pas à utiliser le four ou les ronds du poêle. »

Et pour Patricia Roy aussi, les étés se sont transformé­s depuis les 10 années où son conjoint et elle se sont installés dans le quartier Rosemont.

« Il y a plus de canicules par été qu’il y en avait, poursuit-elle. Et on voit la différence aussi avec l’hiver, les hivers ne sont pas pareils non plus. »

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Dolorès Prévost, accompagné­e de s ona rrière-petite-fille Romie, réside dans le quartier Hochelaga-maisonneuv­e depui s22 ans.
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PHOTOS GABRIEL BEAUCHEMIN Jean-guy Lafontaine et Lise Lafontaine, u nco uple habitant le quartier Hochelaga-maisonneuv­e depui sp lus de 30 ans.
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Patricia Ro yr éside dans le quartier Rosemont depuis dix ans.

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