Les pa­rents d’en­fants han­di­ca­pés se disent dé­lais­sés

Les fa­milles d’ac­cueil re­çoivent plus d’ar­gent de l’état que les pa­rents d’en­fants han­di­ca­pés ; c’est ce que ré­vèle une étude me­née par la firme Ray­mond Cha­bot Grant Thorn­ton et dé­voi­lée hier.

24 Heures Montreal - - Actualité - – Agence QMI

Avec cette étude, réa­li­sée pour les or­ga­nismes L’étoile de Pa­cho et Pa­rents jus­qu’au bout, les pa­rents d’en­fants han­di­ca­pés veulent dé­non­cer l’in­jus­tice dont ils sont vic­times quant au sou­tien fi­nan­cier qui leur est ac­cor­dé et ré­clament la pa­ri­té avec les fa­milles d’ac­cueil.

En ef­fet, l’étude ré­vèle que l’état verse en moyenne 44 264 $ an­nuel­le­ment aux fa­milles d’ac­cueil pre­nant soin d’un en­fant han­di­ca­pé, alors que les pa­rents qui gardent leur en­fant han­di­ca­pé à la mai­son re­çoivent un mon­tant de 25 632 $.

Cet écart moyen de 18 632 $ pé­na­lise de fa­çon im­por­tante les pa­rents qui peinent à payer les mé­di­ca­ments, les soins d’hy­giène et les nom­breux soins mé­di­caux spé­cia­li­sés dont leur en­fant a be­soin.

« Mon fils ne se­ra ja­mais au­to­nome. On doit le nour­rir par ga­vage toutes les quatre heures. Il né­ces­site une pré­sence in­fir­mière 24 heures sur 24 et la fac­ture pour ses soins s’élève à près de 55 000 $ par an­née. J’ai dû lais­ser mon em­ploi pour m’oc­cu­per de Za­ka­ry. Mon fils au­rait ac­cès à plus de ser­vices s’il était pla­cé en fa­mille d’ac­cueil. Ça n’a au­cun sens et c’est com­plè­te­ment in­juste », a dé­plo­ré Ma­rie-ève Té­treault, ma­man de Za­ka­ry, 4 ans.

« Pas as­sez han­di­ca­pé »

L’écart réel est en­core plus im­por­tant pour les fa­milles qui n’ont pas droit au SEHNSE, ce Sup­plé­ment pour en­fant han­di­ca­pé né­ces­si­tant des soins ex­cep­tion­nels, créé par le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial en 2016. Parce que le SEHNSE ne pré­voit pas de ni­veaux in­ter­mé­diaires, plus de 50 % des fa­milles ayant sou­mis une de­mande en ver­tu de ce pro­gramme ont été re­fu­sées, le gou­ver­ne­ment ju­geant que le han­di­cap de ces en­fants n’est pas as­sez sé­vère. Ain­si, seuls 1634 des 36 000 en­fants han­di­ca­pés au Qué­bec y ont ac­cès.

– PHO­TO FOTOLIA

Des pa­rents af­firment ne pas re­ce­voir suf­fi­sam­ment d’aide fi­nan­cière de l’état pour sub­ve­nir aux be­soins de leur en­fant han­di­ca­pé.

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