Quand Dwayne John­son réus­sit l’im­pos­sible

24 Heures Montreal - - Week-end - - Isa­belle Hontebeyrie, Agence QMI

Dans son nou­veau long mé­trage, Dwayne John­son agit comme res­pon­sable de la sé­cu­ri­té d’un gra e-ciel en Chine. Mais les choses tournent au dé­sastre et l’homme doit pui­ser dans toutes ses res­sources in­té­rieures pour s’en sor­tir.

En­vi­ron 10 ans avant les évé­ne­ments du film, Will Sawyer (Dwayne John­son) était agent au FBI, spé­cia­li­sé dans les li­bé­ra­tions d’otages. Mais, lors d’une mis­sion qui tourne mal, ses hommes sont tués et il perd son mol­let gauche. À l’hô­pi­tal, il ren­contre Sa­rah (Neve Camp­bell), une chi­rur­gienne qui lui sauve la vie. Ils tombent amou­reux, se ma­rient et ont des ju­meaux âgés de huit ans lorsque Will est mu­té à Hong-kong.

Re­con­ver­ti dans la sé­cu­ri­té, Will ac­cepte l’offre du milliar­daire et concep­teur Zhao Long Ji (Chin Han) d’as­su­rer l’ordre et la quié­tude de son bâ­ti­ment The Pearl. Mais voi­là que des ter­ro­ristes at­taquent le gratte-ciel et que tout dé­signe Will comme le cou­pable de cet as­saut. Alors que le bâ­ti­ment est la proie des flammes, que sa femme et ses en­fants sont pri­son­niers des étages les plus éle­vés, lui se trouve de­hors.

Re­faire équipe

Dès la fin d’agence de ren­sei­gne­ment en 2016, Dwayne Jonh­son et le réa­li­sa­teur-scé­na­riste Raw­son Mar­shall Thur­ber ont com­men­cé à dis­cu­ter de leur pro­chain pro­jet, mé­lange de Piège de cris­tal et de La tour in­fer­nale. Un hom­mage aux films des an­nées 1980 que le ci­néaste avait tant ai­més lors­qu’il était jeune ain­si qu’un type de rôle que l’ac­teur n’avait pas en­core in­ter­pré­té.

« Je vou­lais faire un gros film qui exige d’être vu sur grand écran, avec la plus grande star du monde ! a dit Raw­son Mar­shall Thur­ber. Le film est une idée ori­gi­nale, une qui ga­ran­tit que le pu­blic n’a au­cune idée de ce qui se pro­duit. Avec Dwayne, nous vou­lions don­ner aux spec­ta­teurs un film qu’ils ap­pré­cie­raient sur grand écran. »

Un propos dont le pro­duc­teur Hi­ram Gar­cia, éga­le­ment par­te­naire pour Agence de ren­sei­gne­ment, s’est fait l’écho.

« À l’heure ac­tuelle, l’in­dus­trie n’en a que pour des conte­nus dé­jà exis­tants et des capes [de su­per­hé­ros]. Si nous ado­rons les pro­jets de ce genre, la pos­si­bi­li­té de créer des conte­nus ori­gi­naux est ex­trê­me­ment at­ti­rante et très im­por­tante pour l’in­dus­trie. »

De son cô­té, l’an­cien lut­teur pro­fes­sion­nel, pour qui Will Sawyer a été écrit, a sou­li­gné qu’il s’agis­sait « du rôle le plus exi­geant phy­si­que­ment de toute ma vie ».

C’est que Dwayne John­son in­carne un am­pu­té, du ja­mais vu dans un film d’ac­tion. Et, afin d’in­car­ner son personnage fic­tif de ma­nière cré­dible, les pro­duc­teurs ont fait ve­nir sur le pla­teau Jeff Glas­bren­ner, cham­pion pa­ra­lym­pique et qui a gra­vi l’eve­rest en 2016 ! C’est le spor­tif qui a ap­pris à l’ac­teur à cou­rir,

sau­ter, mar­cher et mettre une pro­thèse.

« Pour moi, il était très im­por­tant de mon­trer la force der­rière ce que plu­sieurs consi­dèrent comme un re­vers ou même une ma­lé­dic­tion. Un am­pu­té peut être un hé­ros comme n’im­porte qui et je n’ai ja­mais vu un tel personnage au grand écran», a sou­li­gné Raw­son Mar­shall Thur­ber. Comme l’a dit Dwayne John­son, « le personnage le plus im­por­tant est notre gratte-ciel, le plus haut du monde, ce­lui qui donne au Burj Kha­li­fa de Du­baï l’as­pect d’un nain ». Or, The Pearl, l’im­meuble du long mé­trage, a certes été in­ven­té de A à Z, mais en res­pec­tant des règles ar­chi­tec­tu­rales très strictes…

Dans le film, The Pearl est si­tué dans la baie de Kow­loon et fait face au port Vic­to­ria de la baie de Hong-kong, en Chine. Il compte 225 étages et me­sure en­vi­ron 1066,8 mètres de haut ( le Burj Kha­li­fa, gratte-ciel réel le plus haut du monde, culmine à 829,8 mètres).

Mer­veille tech­no­lo­gique

Le bâ­ti­ment com­prend un hô­tel, deux ci­né­mas, une salle de concert, un centre com­mer­cial de six étages, un luxueux res­tau­rant, un parc de 30 étages et plus de 100 étages de ré­si­dences de luxe. Mais ce n’est pas tout. Do­té de cap­teurs so­laires et éo­liens ain­si que d’une in­fra­struc­ture agri­cole, The Pearl ne gé­nère au­cun conte­nu en CO2 !

« Dans les mé­ga­lo­poles comme Hong-kong, où la po­pu­la­tion est si im­por­tante, il n’y a bien sou­vent plus de place pour construire au sol, on ne peut que construire en hau­teur. En fai­sant se dé­rou­ler l’ac­tion dans le gratte-ciel le plus haut du monde, nous illus­trons la réa­li­té contem­po­raine. The Pearl fait gros­so mo­do trois fois la taille de l’em­pire State. Et ce­la gé­nère donc cette ques­tion : tout sim­ple­ment parce que nous pou­vons le construire, de­vrions-nous le faire ? Il y a un as­pect très Ti­ta­nic à tout ce­la. The Pearl est une mer­veille tech­no­lo­gique, mais qui com­prend énor­mé­ment de risques. »

PHOTOS COUR­TOI­SIE

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