Mé­la­nie Jo­ly ex­plique pour­quoi Mi­chaëlle Jean a été lar­guée

Mi­chaëlle Jean n’a pas les ap­puis suf­fi­sants pour ob­te­nir un nou­veau man­dat au poste de se­cré­taire gé­né­rale de la Fran­co­pho­nie, a dé­cla­ré hier la mi­nistre fé­dé­rale de la Fran­co­pho­nie Mé­la­nie Jo­ly.

24 Heures Montreal - - Actualité - – Alexandre Ro­billard, Agence QMI

Au cours des der­niers mois, le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral avait af­fi­ché un ap­pui sans faille à Mme Jean. Mar­di, un porte-pa­role du ca­bi­net de Mme Jo­ly a ce­pen­dant an­non­cé que le Ca­na­da se ral­lie­rait cette se­maine au consen­sus nais­sant au­tour de sa ri­vale, la Rwan­daise Louise Mu­shi­ki­wa­bo.

Les chefs d’état et de gou­ver­ne­ments fran­co­phones sont réunis jeu­di et ven­dre­di dans la ca­pi­tale ar­mé­nienne pour dé­ci­der qui di­ri­ge­ra l’or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale de la fran­co­pho­nie (OIF).

Pour la pre­mière fois, hier, un membre du gou­ver­ne­ment de Jus­tin Tru­deau a pu­bli­que­ment pris ses dis­tances de Mme Jean.

Consen­sus

Se­lon Mme Jo­ly, qui est à Ere­van, en Ar­mé­nie, de­puis di­manche, un consen­sus se dé­gage clai­re­ment en fa­veur de Mme Mu­shi­ki­wa­bo.

« On re­con­naît les faits et pour pré­ser­ver les in­té­rêts de la fran­co­pho­nie, on se ral­lie à ce consen­sus, a-t-elle dit dans un échange avec notre Bu­reau d’en­quête. Le Ca­na­da, et mon équipe et moi, on s’est ren­dus à l’évi­dence. »

Même si Mme Jo­ly juge que Mme Jean a at­teint tous ses ob­jec­tifs du­rant son man­dat de quatre ans, elle croit que le Ca­na­da doit la lais­ser tom­ber.

« Pour nous les in­té­rêts de la fran­co­pho­nie passent avant les in­té­rêts d’une seule per­sonne », a-t-elle dit.

Cette dé­ci­sion a éga­le­ment été prise pour que le dossier de l’élec­tion de la pro­chaine se­cré­taire gé­né­rale n’oc­culte pas les autres su­jets à l’ordre du jour à Ere­van, comme la pro­tec­tion des droits ou du fran­çais.

Ad­mi­nis­tra­teur

Mme Jo­ly ne s’est pas pro­non­cée sur la pos­si­bi­li­té que, en échange de son ral­lie­ment, le poste d’ad­mi­nis­tra­teur de L’OIF, nu­mé­ro deux de l’ins­ti­tu­tion, re­vienne à un can­di­dat ca­na­dien ou qué­bé­cois.

Notre Bu­reau d’en­quête a ré­vé­lé mar­di que des dis­cus­sions ont eu lieu entre Ot­ta­wa et Qué­bec pour se ga­ran­tir ce prix de conso­la­tion. Les au­to­ri­tés qué­bé­coises ont pro­po­sé deux noms à leurs ho­mo­logues fé­dé­raux.

Mme Jo­ly n’a pas vou­lu confir­mer ces dis­cus­sions.

« On a tou­jours co­or­don­né nos ef­forts et moi ça me fait plai­sir de tra­vailler avec la nou­velle équipe en place du pre­mier mi­nistre Le­gault pour as­su­rer qu’on ait une voix forte et unie. »

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