L’ou­ra­gan Mi­chael a tout souf­flé sur son pas­sage

Le mons­trueux ou­ra­gan Mi­chael qui s’est aba+u sur le nord-ouest de la Flo­ride hier a tout souf­flé sur son pas­sage, ar­ra­chant des toits de mai­son et inon­dant les rues. – Ma­rie-ève Du­mont, Agence QMI

24 Heures Montreal - - Monde Actualité - – AVEC ANNE-CA­RO­LINE DESPLANQUES ET L’AFP

Mi­chael est le pre­mier ou­ra­gan de ca­té­go­rie 4 à tou­cher terre dans cette ré­gion des États-unis de­puis 1851.

Ses vents, qui en font le 4 e plus puis­sant de l’his­toire du pays, ont at­teint près de 250 km/h, après avoir tou­ché la côte près de Mexi­co Beach en dé­but d’après-mi­di hier. Des vents d’une telle in­ten­si­té ar­rachent les toits, dé­ra­cinent des arbres et causent d’im­por­tantes inon­da­tions.

C’est sans comp­ter sa très basse pres­sion at­mo­sphé­rique, qui le classe troi­sième au rang des ou­ra­gans les plus puis­sants à avoir at­teint le ter­ri­toire conti­nen­tal aux États-unis, ex­plique le mé­téo­ro­logue Jeff Mas­ters.

Éva­cués

Avant même qu’elle ne frappe la Flo­ride, le gou­ver­neur de l’état Rick Scott qua­li­fiait dé­jà la tem­pête de « mons­trueuse ».

L’ou­ra­gan au­rait fait un mort en rai­son d’une chute d’arbre. Plus de 375 000 ré­si­dents de l’état avaient re­çu l’ordre d’éva­cuer leur mai­son. Près de 4000 per­sonnes ont dor­mi dans des re­fuges la veille de la tem­pête. Au pire de l’ou­ra­gan, plus de 77 000 ré­si­dences étaient sans élec­tri­ci­té et des pannes d’in­ter­net et de ré­seau cel­lu­laire ont été ob­ser­vées du­rant la jour­née.

Des vi­déos cir­cu­lant sur les ré­seaux so­ciaux mon­traient des maisons sub­mer­gées, des dé­bris qui flot­taient et des mor­ceaux de toits qui vo­laient dans les airs.

Les ma­rées de tem­pête ont aus­si cau­sé bien des dom­mages, sans par­ler de la pluie qui s’abat­tait. Des inon­da­tions d’une hau­teur de plus de 2,3 m ont été en­re­gis­trées à Apa­la­chi­co­la, à une cen­taine de ki­lo­mètres de Pa­na­ma Ci­ty, une autre ville cô­tière.

Cette der­nière res­sem­blait à une zone de guerre, se­lon des mé­dias amé­ri­cains. Un mur d’eau et des vents puis­sants se sont dé­chaî­nés sur cette sta­tion bal­néaire pen­dant presque trois heures.

Inon­da­tions

Des inon­da­tions ont même été ob­ser­vées au nord de la ré­gion de Tam­pa Bay, si­tuée à plus de 480 km de l’oeil de la tem­pête.

« Mi­chael at­teint la côte plus de 20 jours plus tard que toutes les autres tem­pêtes plus fortes que lui, ex­plique M. Mas­ters. La rai­son est que l’eau de l’océan est ex­cep­tion­nel­le­ment chaude dans l’est du golfe du Mexique. La Flo­ride a en­re­gis­tré son mois de sep­tembre le plus chaud, ce qui a contri­bué à faire mon­ter la tem­pé­ra­ture de l’eau dans l’est du golfe d’un à deux de­grés au-des­sus de la moyenne. »

– PHOTOS AFP

Plu­sieurs bâ­ti­ments ont été en­dom­ma­gés et des rues ont com­plè­te­ment inon­dées dans le centre-ville de Pa­na­ma Ci­ty, si­tuée dans l’ouest de la Flo­ride.

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