Mé­fiez-vous des

Le site de pe­tites an­nonces gra­tuites Ki­ji­ji pro­pose de nom­breuses offres d’em­ploi, dont cer­taines semblent plu­tôt dou­teuses. Trucs pour re­con­naître les of­fr es f rau­du­leuses et évi­ter l’ar­naque.

24 Heures Montreal - - Emploi-formation - – Phi­lippe Cou­ture, 37e Ave­nue

« Re­cru­tons per­sonnes au­to­nomes, mo­ti­vées et am­bi­tieuses, avec la pos­si­bi­li­té de com­men­cer im­mé­dia­te­ment. » Voi­là le genre d’an­nonce am­bi­guë, ne dé­taillant pas la na­ture de l’em­ploi ni le nom de l’em­ployeur, que vous trou­ve­rez en grande quan­ti­té sur Ki­ji­ji.

Fraude

Si l’an­nonce pro­met de l’ar­gent sans ef­fort et ne pré­cise pas vrai­ment les

com­pé­tences re­cher­chées, tout en uti­li­sant un vo­ca­bu­laire dé­me­su­ré­ment en­thou­siaste, c’est sou­vent le signe d’une offre d’em­ploi frau­du­leuse.

Ailleurs en ligne, des vi­déos fai­sant mi­roi­ter un mi­racle fi­nan­cier de­vraient aus­si éveiller vos soup­çons.

Pire : cer­taines offres vous pro­posent de vous ré­mu­né­rer plu­sieurs cen­taines de dol­lars pour être for­mé pour un job de rêve qui vous ren­dra riche. Mé­fiance ! Nombre de ces offres sont aus­si des ap­pâts qui vous fe­ront « tom­ber en plein sys­tème py­ra­mi­dal », comme le pré-

On peu tseq ues­tion­ner au su­jet des em­ployeurs af­fi­chant des postes sur un site dont la vo­ca­tion est avant tou t de vendre des ar­ticles usa­gés – Phi­lippe-an­dré Breau, consul­tant en ges­tion des res­sources hu­maines

cise le re­cru­teur Jo­na­than de Mos­co­va­ki, d’aro­bas Per­son­nel, dans un ar­ticle ré­cent de L’OEIL du re­cru­teur.

Les re­cru­teurs d’ex­pé­rience vous di­ront aus­si que Ki­ji­ji est ra­re­ment une source fiable de re­cherche d’em­ploi. « On peut se ques­tion­ner au su­jet des em­ployeurs af­fi­chant des postes sur un site dont la vo­ca­tion est avant tout de vendre des ar­ticles usa­gés, lance Phi­lippe-an­dré Breau, consul­tant en ges­tion des res­sources hu­maines pour L’équipe Hu­ma­nia. Il fau­dra se de­man­der s’il a de bonnes pra­tiques de ges­tion et peut of­frir un contrat de tra­vail va­lide et des condi­tions res­pec­tant mi­ni­ma­le­ment les normes du tra­vail. J’irais même jus­qu’à dire qu’un tel em­ployeur cherche de la main-d’oeuvre peu aver­tie, ce qui peut plus fa­ci­le­ment me­ner vers des si­tua­tions désa­van­ta­geuses pour l’em­ployé. »

Quelques as­tuces

À ceux qui veulent tout de même s’y aven­tu­rer, Jo­na­than de Mos­co­va­ki sug­gère de faire preuve de beau­coup de pru­dence et de tou­jours s’in­for­mer de la ré­pu­ta­tion de l’en­tre­prise of­frant un tra­vail, par exemple en consul­tant son éva­lua­tion sur le site Glass­door ou en foui­nant sur le site du centre an­ti­fraude de la GRC. L’ou­til Scam­tra­cker est éga­le­ment utile pour re­pé­rer les frau­deurs.

Dans cer­tains cas, des frau­deurs uti­lisent le nom d’une en­tre­prise connue pour of­frir de faux em­plois et ain­si ré­col­ter les in­for­ma­tions per­son­nelles des can­di­dats. Il vaut tou­jours mieux al­ler contre-vé­ri­fier sur le site de l’em­ployeur : une en­tre­prise sé­rieuse au­ra tou­jours pu­blié son offre d’em­ploi sur son propre site avant de la pro­pul­ser sur d’autres pla­te­formes. Si elle ne s’y trouve pas, mé­fiez-vous.

En tout temps, soyez avares de vos don­nées per­son­nelles. À l’étape de l’offre d’em­ploi, votre nu­mé­ro d’as­su­rance so­ciale et vos co­or­don­nées ban­caires ne sont au­cu­ne­ment re­quis...

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