24 Heures

Les guitares d’un Montréalai­s attirent l’attention

Un entreprene­ur montréalai­s a réalisé cet été un rêve qu’il entretenai­t depuis l’âge de 8 ans en lançant sa propre marque de guitares.

- – Léa Papineau Robichaud, 24h

Renaud Buffoni a mis en marché, au début juin, son premier modèle de guitare électrique, la Morifone Quarzo, et déjà elle pique la curiosité de plusieurs médias spécialisé­s à travers le monde. Sa particular­ité ? Sa tête aux côtés relevés, comme deux petites ailes, qu’il a appelée Aileron.

« Même si elle apporte quelques avantages fonctionne­ls, la vraie valeur de la tête, c’est le branding visuel. Si j’ai eu autant d’attention dans les médias depuis un mois, c’est vraiment parce que ça détonne, ça surprend », a souligné M. Buffoni.

« C’est polarisant chez les guitariste­s qui sont très conservate­urs. C’est vraiment une signature visuelle unique au monde. À long terme, je peux faire plein de guitares avec la même tête, c’est mon identité », a ajouté celui qui a fait breveter son idée. Le processus a pris près de huit ans.

Slash comme déclencheu­r

La passion de la guitare est venue à l’homme de 39 ans quand son frère lui a fait découvrir Guns N’ Roses, il y a plus de 30 ans. « Instantané­ment, j’ai voulu avoir une guitare électrique, mais j’étais un peu jeune. Alors, j’ai commencé, avec mon frère, à construire des guitares électrique­s en papier-constructi­on. C’était comme une usine », a raconté Renaud Buffoni, qui a continué de développer son amour pour l’instrument à l’adolescenc­e dans des groupes rock avant de devenir ingénieur de son.

Celui qui a toujours vécu à Montréal a cependant vu sa passion s’estomper avec le temps. Jusqu’à ce que lui prenne l’envie de posséder une Les Paul 1959, une guitare fabriquée par Gibson qui vaut entre 250 000 $ et 1 million $.

« Je savais bien que je ne pourrais pas l’acheter moimême, donc j’ai réfléchi à comment je pourrais me faire croire que je possède une Les Paul 59. J’ai trouvé sur internet des gens qui faisaient des répliques », a confié M. Buffoni qui était convaincu d’être lui aussi capable de faire une réplique.

Une autre entreprise

C’est ainsi qu’il s’est mis à fabriquer de vraies guitares, cette fois avec l’aide de mentors, comme le luthier québécois Marc Lupien. Entretemps, pour gagner sa vie, il s’était lancé en entreprene­uriat dans un domaine totalement différent.

« Pour moi, c’était une manière de faire mes tests et mes erreurs, parce que mon vrai bébé, c’était les guitares et je ne voulais pas me planter », a dit l’entreprene­ur.

Maintenant que les guitares Morifone sont mises en marché, Renaud Buffoni souhaite trouver un guitariste de renommée internatio­nale pour endosser la marque et vise à long terme à fabriquer 10 000 guitares par année.

En attendant, il prépare un livre qui raconte son projet parti d’un rêve d’enfant. « La phrase clé dans mon livre c’est : “Don’t follow your dreams, lead them”. C’est comme mon motto. On essaye souvent de suivre nos rêves, mais un moment donné, il faut que tu prennes les rênes parce que ça n’arrivera pas tout seul », a-t-il ajouté.

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ENTREPRENE­UR
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– PHOTO TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI Renaud Buffoni rêvait depuis toujours de lancer sa propre marque de guitares. Il y est parvenu début juin en lançant la Morifone Quarzo.

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