Un Tin­der du re­cru­te­ment

À la re­cherche des meilleures oc­ca­sions d’em­ploi ? Sorte de Tin­der du re­cru­te­ment, l’ap­pli­ca­tion Hyu­meet, une nou­veau­té qué­bé­coise, per­met aux em­ployés de dé­ni­cher le job de leur rêve, et ce, en gar­dant l’ano­ny­mat.

24 Heures Montreal - - Emploi-formation - – Anne-ma­rie Tremblay, 37e Ave­nue

C’est en réa­li­sant que plu­sieurs can­di­dats vi­vaient de la dis­cri­mi­na­tion à l’em­bauche qu’an­to­nio Ale­man et Line La­croix ont dé­ci­dé d’unir leurs forces pour créer Hyu­meet. « Nous avons tous les deux été té­moins ou vic­times de ces obs­tacles à l’em­ploi qui font qu’il est dif­fi­cile pour un im­mi­grant ou en­core pour per­sonne plus âgée d’ob­te­nir une en­tre­vue », ra­conte An­to­nio Ale­man, di­plô­mé en tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion d’ori­gine mexi­caine. Ain­si, grâce à cette ap­pli­ca­tion mise au point par une jeune pousse de Qué­bec, Qué­bec Hyu­man re­cru­te­ment, le pro­ces­sus est ano­nyme, du moins au cours des pre­mières étapes. Après avoir rem­pli leur pro­fil, les can­di­dats voient dé­fi­ler sur leur écran une sé­rie de postes cor­res­pon­dant à leurs cri­tères. Un peu à la ma­nière de Tin­der, il suf­fit de ba­layer vers le haut pour si­gni­fier son in­té­rêt. L’em­ployeur re­çoit alors une no­ti­fi­ca­tion. C’est seule­ment s’il dé­sire lui aus­si al­ler plus loin que l’iden­ti­té du cher­cheur d’em­ploi est dé­voi­lée.

Un pro­ces­sus de sé­lec­tion ano­nyme qui li­mite les biais liés à l’âge ou à l’ori­gine, ex­plique An­to­nio Ale­man. C’est aus­si l’ou­til tout in­di­qué pour re­joindre les ta­lents pas­sifs, alors que 87 % des sa­la­riés ca­na­diens se­raient ou­verts à ex­plo­rer de nou­velles ave­nues. De même, ceux qui en­vi­sagent une re­con­ver­sion de car­rière peuvent y dé­cou­vrir les oc­ca­sions qui s’offrent à eux. Sans comp­ter que cette so­lu­tion sim­pli­fie la re­cherche ; tout se dé­roule au bout du clic, sans CV ou lettre de pré­sen­ta­tion.

« Un atout en contexte de pé­nu­rie de main-d’oeuvre, pour­suit-il, puisque les don­nées montrent que les em­ployeurs ont de 24 à 48 heures pour ré­agir. »

Le sa­voir-être au pre­mier plan

Mais c’est sur­tout en ajou­tant une touche hu­maine au pro­ces­sus de re­cru­te­ment que l’en­tre­prise tente d’in­no­ver. En plus de dé­ter­mi­ner leur sec­teur d’ac­ti­vi­té et le type d’em­ploi re­cher­ché, les can­di­dats sont in­vi­tés à dé­fi­nir leurs va­leurs et leurs mo­ti­va­tions, de même qu’à ré­pondre à cer­taines ques­tions concer­nant leur per­son­na­li­té.

« Très sou­vent, les em­ployeurs nous disent que les com­pé­tences tech­niques peuvent s’ac­qué­rir sur le ter­rain, mais pas le sa­voir-être. C’est pour ce­la que nous avons in­té­gré ces in­for­ma­tions. »

Une pre­mière, se­lon le co­fon­da­teur, af­fir­mant que Hyu­meet est la seule ap­pli­ca­tion dé­diée à la re­cherche d’em­ploi qui mise sur les ap­ti­tudes so­ciales. Cette fa­çon de faire per­met d’al­ler au-de­là des simples com­pé­tences et de créer la ren­contre par­faite.

Pré­sen­tée en ver­sion bê­ta à l’oc­ca­sion du sa­lon Car­rière For­ma­tion de Qué­bec 2019, fin oc­tobre, Hyu­meet se­ra lan­cée of­fi­ciel­le­ment au dé­but de 2020.

En at­ten­dant, si la fonc­tion per­met­tant l’ano­ny­mat n’est pas en­core ac­ti­vée, il est dé­jà pos­sible de s’y ins­crire gra­tui­te­ment. D’ailleurs, dé­but no­vembre, 1200 cher­cheurs d’em­plois et 135 en­tre­prises y avaient dé­jà com­plé­té leur pro­fil, à la re­cherche du « match par­fait ».

Un bon dé­part, alors que l’ap­pli­ca­tion vise un dé­ploie­ment ca­na­dien, puis in­ter­na­tio­nal à long terme.

PHO­TO ADOBE STOCK

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