Ch­ris­tophe Maé

7 Jours - - Sommaire - PAR PA­TRICK DELISLE-CREVIER

Au prin­temps der­nier, Ch­ris­tophe Maé a re­çu une belle vague d’amour de la part du pu­blic qué­bé­cois à la suite de ses pas­sages aux émis­sions En di­rect de l’uni­vers et La Voix. Bonne nou­velle: le chan­teur dé­bar­que­ra bien­tôt dans la Belle Pro­vince pour y pré­sen­ter quelques concerts.

Ch­ris­tophe, com­ment al­lez-vous?

Je vais très bien! Je suis présentement en stu­dio pour tra­vailler sur un nou­vel al­bum de chan­sons ori­gi­nales, qui de­vrait sor­tir dans un an. Ce mé­tier est un per­pé­tuel re­com­men­ce­ment, mais c’est ex­ci­tant.

Vu le suc­cès de votre der­nier opus, L’at­trape-rêves, res­sen­tez-vous une cer­taine pres­sion par rap­port à la sor­tie de ce nou­vel al­bum?

C’est cer­tain qu’il y a une cer­taine pres­sion, mais elle vient uni­que­ment de moi. Mon dé­fi, c’est de ne pas lais­ser la pres­sion écra­ser le plai­sir de créer. Du­rant la créa­tion d’un al­bum, il y a une pé­riode so­li­taire et dif­fi­cile du­rant la­quelle je m’acharne. C’est quand je suis en écri­ture et que je com­pose les mu­siques. En ce mo­ment, j’ai tous les textes de mon pro­chain disque. Il me reste à faire les mu­siques.

Com­ment vi­vez-vous cette nou­velle his­toire d’amour avec le Qué­bec?

Pour moi, cette aven­ture est ma­gique! Je n’en re­viens pas d’avoir un si beau pu­blic à huit heures d’avion de chez moi et de re­ce­voir tout cet amour. C’est fan­tas­tique! Je ne re­mer­cie­rai ja­mais as­sez Fran­cis Red­dy et l’émis­sion En di­rect de l’uni­vers qui m’ont fait naître chez vous. Ça m’a beau­coup tou­ché. Fran­cis est d’ailleurs ve­nu me voir en spec­tacle, un soir, et nous avons sou­pé en­semble en­suite. C’est un chic type, cet homme!

Qu’est-ce qui vous a le plus frap­pé lors de vos vi­sites au Qué­bec?

J’ai une im­mense sen­sa­tion de li­ber­té quand je vais chez vous. Les gens sont sym­pa­thiques, et on y res­sent une éner­gie et une am­biance uniques! Et puis, j’adore le VieuxMon­tréal; je m’y suis beau­coup pro­me­né. J’aime tout de votre beau Qué­bec!

Votre suc­cès ici est par­ti­cu­liè­re­ment dû à la chan­son Il est où le bon­heur. Dans quel état d’es­prit avez-vous créé cette chan­son?

Je re­ve­nais d’une tour­née de

150 spec­tacles, j’étais à la mai­son avec mes deux gar­çons et ma femme — qui par­tage ma vie de­puis 15 ans — et je me sen­tais fa­ti­gué. Je n’avais pas le mo­ral et j’ai écrit la ph­rase: «Il est où le bon­heur?» J’avais tout pour être heu­reux, mais je ne l’étais pas. Puis j’ai conti­nué la chan­son. J’ai par­lé des di­manches soir, du blues qu’on res­sent en pen­sant au re­tour à l’école ou au bou­lot le len­de­main, des chaises vides au­tour de la table à cause de ces gens que la vie nous prend. Peu à peu, la chan­son est née. C’était comme un cri du coeur. Je me de­man­dais où il était, ce bon­heur!

L’avez-vous trou­vé, fi­na­le­ment?

Oui. Je suis un gars prin­ci­pa­le­ment heu­reux dans la vie. J’ai une femme in­croyable, Na­dège, qui m’a don­né deux beaux en­fants, Jules, 10 ans, et Mar­cel, 5 ans. Être pa­pa me rend heu­reux; je suis com­blé. C’est cer­tain que j’ai mes pe­tites pé­riodes de noir­ceur, comme tout le monde, mais elles sont pas­sa­gères. Je vais bien­tôt dé­bar­quer au Qué­bec avec ma pe­tite fa­mille et je veux leur faire dé­cou­vrir ce bel en­droit. Mes fils se­ront en re­lâche sco­laire et nous pas­se­rons l’Hal­lo­ween chez vous. Nous y res­te­rons pour de pe­tites va­cances!

En ter­mi­nant, à quoi peut-on s’at­tendre à pro­pos du spec­tacle que vous pré­sen­te­rez ici?

Ce se­ra un spec­tacle dans le­quel je fe­rai, bien sûr, dé­cou­vrir au pu­blic les chan­sons de mon der­nier al­bum ain­si que des chan­sons de mes al­bums pré­cé­dents. Ce­la dit, j’aime ap­por­ter une éner­gie nou­velle à cha­cun de mes spec­tacles et va­rier un peu. Il y au­ra donc quelques sur­prises!

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