«Avec la danse, mes pen­sées sont plus po­si­tives»

7 Jours - - Actualités -

Charles-Alexis, que re­tiens-tu de cette de­mi-fi­nale?

C’était ma per­for­mance pré­fé­rée et j’ai ado­ré de­voir in­ter­pré­ter pour par­ta­ger quelque chose. J’aime ce type de dé­fi. Comme je crée mes nu­mé­ros moi-même, ça me pousse à al­ler plus loin.

Qu’as-tu vou­lu ex­pri­mer avec ton nu­mé­ro?

La scène re­pré­sen­tait mon men­tal, mes pen­sées et mes at­ta­che­ments. Chaque bout de tis­sus re­pré­sen­tait une pen­sée que je lan­çais dans les airs. Au dé­but, tout est propre et après, ça de­vient chao­tique. Ça re­pré­sente les mo­ments de ma vie où les pen­sées al­laient vite dans ma tête. Ce qui est mer­veilleux, c’est qu’avec la danse, mes pen­sées sont de plus en plus po­si­tives.

Tu as dé­ci­dé d’uti­li­ser des bouts de tis­su dans ta cho­ré­gra­phie. Était-ce une pre­mière pour toi?

L’été der­nier, j’ai créé une pièce de danse, Mue Érable, et l’idée du tis­su vient de là. J’ai dé­ci­dé d’ap­pli­quer ça dans mon nu­mé­ro. Moi, en blanc, et les tis­sus de dif­fé­rentes cou­leurs. Je trou­vais le contraste ma­gique. Le tis­su re­pré­sente aus­si le ba­gage que je traîne der­rière moi et dont je ne peux me dé­ta­cher.

Dé­cris-moi ton mo­ment Ré­vo­lu­tion.

Les tis­sus re­pré­sentent un co­con, un nuage, et c’est très fort vi­suel­le­ment. Je suis très fier de ce mo­ment. Au dé­but, il n’y avait pas de sauts, mais j’ai dé­ci­dé d’ajou­ter ça au der­nier mo­ment. Ça donne l’im­pres­sion que je vole au-des­sus du sol.

Est-ce dif­fi­cile pour toi de com­pé­ti­tion­ner?

Je suis très com­pé­ti­tif de na­ture. Au dé­part, je ten­tais de com­prendre com­ment nous étions no­tés. Mais après, j’ai dé­ci­dé de lâ­cher prise. Une telle com­pé­ti­tion, c’est beau­coup de tra­vail, et je suis content de faire ça.

Te voi­là par­mi les quatre fi­na­listes. Crois-tu en tes chances de ga­gner?

Je pense que j’ai de bonnes chances, mais dans ce type de com­pé­ti­tion, tu donnes une per­for­mance dont tu es très fier et tu ob­tiens des notes moins heu­reuses... et des fois, le contraire se pro­duit. Donc, c’est dif­fi­cile d’être ob­jec­tif. Mais je sais que j’ai ce qu’il faut pour ga­gner.

Qu’as-tu ap­pris sur toi-même à tra­vers Ré­vo­lu­tion?

Beau­coup de choses. J’ai ap­pris que j’avais une bonne ca­pa­ci­té à créer et à tra­vailler sous pres­sion. J’ai dé­cou­vert que j’aime bien par­ler de­vant la ca­mé­ra. J’ai aus­si ai­mé tra­vailler en équipe. Ç’a été très po­si­tif et je ne re­tiens que du bon. Je suis vrai­ment une nou­velle per­sonne.

Quels sont tes pro­jets pour après?

Je suis dans un des pro­chains spec­tacles du Cirque Éloize, qui se­ra pré­sen­té en mars au Théâtre St-De­nis. Le spec­tacle a pour titre Seul En­semble, et ça met à l’avant­plan la mu­sique de Serge Fio­ri. En­suite, ce se­ra la tour­née au Qué­bec. Je tra­vaille aus­si mes propres créa­tions. J’ai­me­rais avoir ma propre com­pa­gnie de danse éven­tuel­le­ment.

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