«Nous réa­li­sons un rêve com­mun»

7 Jours - - Actualités -

Ka­te­rine, que re­tiens-tu de cette étape des de­mi-fi­nales?

Je re­tiens que c’est an­gois­sant de dé­voi­ler une par­tie pro­fonde de soi. Ç’a été éprou­vant de faire ça au­tant pour mon frère que pour moi.

Qu’est-ce que vous avez vou­lu ex­pri­mer?

Toute pe­tite, je fai­sais tou­jours le même rêve quand ça n’al­lait pas dans ma vie. Mon frère, lors de ces mo­ments-là, pre­nait soin de moi. Il était en­core plus pro­tec­teur et nous étions dans une bulle.

La tente est-elle très sym­bo­lique de ton en­fance?

Oui, la tente est mon co­con. C’était cette tente qui nous pro­té­geait lors­qu’il y avait des orages. Je fai­sais sys­té­ma­ti­que­ment ce rêve-là quand je n’al­lais pas bien.

Tu sembles sou­dée à ton frère. Vous êtes très proche, n’est-ce pas?

Oui, et la mort de mon père a fait en sorte qu’Alexandre a pris un rôle spé­cial dans ma vie. Il a été comme un deuxième père pour moi. Il me pro­tège, je le pro­tège. Nous sommes très com­plices et, en plus, nous par­ta­geons la même pas­sion. Nous réa­li­sons un rêve com­mun. Nous sommes vrai­ment sou­dés et in­sé­pa­rables.

Ça ne doit pas être évident pour le chum ou la blonde de l’autre.

Oui, c’est vrai, mais en même temps, nous sommes cha­leu­reux et ou­verts. La co­pine d’Alexandre com­prend bien et ne se sent pas du tout ex­clue. Ce se­ra la même chose quand je vais avoir un homme dans ma vie. Mais c’est cer­tain que ça exige une grande ou­ver­ture et de la com­pré­hen­sion.

Mal­gré une ma­gni­fique in­ter­pré­ta­tion, vous avez eu à faire face à l’éli­mi­na­tion jus­qu’à la fin. Avez-vous eu peur?

Oui. Mais on s’est croi­sé les doigts et on y a cru jus­qu’à la fin.

À quoi pou­vons-nous nous at­tendre de vous deux pour la suite des choses?

À quelque chose de beau­coup plus ar­tis­tique, de plus dé­ve­lop­pé, avec un fil conduc­teur en­core plus évident. Ce se­ra les cos­tumes, le dé­cor, les ac­ces­soires, la chan­son. On va tout don­ner.

Croyez-vous en vos chances de ga­gner Ré­vo­lu­tion?

On y croit, mais la com­pé­ti­tion est vrai­ment fé­roce. On se laisse un jeu pour ne pas être trop dé­çus. Mais on a les ca­pa­ci­tés et le ta­lent pour ga­gner cette pre­mière sai­son de Ré­vo­lu­tion.

Ka­te­rine et Alexandre sont com­plices de­puis leur tendre en­fance.

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