Gi­no Choui­nard

De­puis plus de 11 ans, Gi­no Choui­nard ré­veille les Qué­bé­cois à la barre de Sa­lut Bon­jour, à TVA. Si son quo­ti­dien est au­jourd’hui ré­glé comme une hor­loge, il n’en a pas tou­jours été ain­si. L’ani­ma­teur aux 11 tro­phées Ar­tis nous dé­voile quelques se­crets bi

7 Jours - - Sommaire - PAR SA­MUEL PRA­DIER

1 J’AI PAR­TI­CI­PÉ À DES CON­COURS ORATOIRES

J’ai tou­jours bai­gné dans la com­mu­ni­ca­tion. Mon père était très im­pli­qué dans notre com­mu­nau­té, et je l’ai sou­vent vu par­ler en pu­blic. J’ai aus­si fait des dé­fi­lés de mode dans la salle mu­ni­ci­pale, parce que ma mère cou­sait des vê­te­ments. En 1984, à Ples­sis­ville, j’ai ga­gné le con­cours d’art ora­toire «per­son­na­li­té jeu­nesse» or­ga­ni­sé par le club Op­ti­miste. J’avais 16 ans. On de­vait pré­sen­ter deux mo­no­logues qu’on avait écrits, il y avait aus­si une im­pro­vi­sa­tion et un ques­tion­naire de culture gé­né­rale. C’est cet évé­ne­ment qui m’a don­né le feu vert pour en­vi­sa­ger une car­rière dans l’ani­ma­tion. Au­pa­ra­vant, j’avais fait de la ra­dio étu­diante au se­con­daire et de l’im­pro­vi­sa­tion. J’avais vé­cu plu­sieurs ex­pé­riences dans le do­maine.

2JE RESTE PROCHE DE MES RA­CINES

Je re­tourne dans ma ré­gion na­tale chaque été pour une longue pé­riode. J’y re­tourne aus­si quelques fois du­rant l’an­née. Quand je suis là-bas, je ne suis pas l’ani­ma­teur de Sa­lut Bon­jour ni le gars qui passe à la té­lé, mais le gar­çon qui a gran­di dans le vil­lage, dans une com­mu­nau­té tis­sée ser­ré. Ça me per­met de me gar­der dans la vraie vie, de res­ter proche de mes ra­cines et de re­trou­ver le monde qui me connaît de­puis tou­jours. J’ai des amis dans la vie et j’ai des amis de tra­vail, je ne fais au­cune dif­fé­rence entre les deux. L’échange et le plai­sir sont les mêmes.

3 J’AI ÉTÉ PLANTEUR D’ÉPI­NETTES

Le pre­mier em­ploi d’été que j’ai eu était planteur d’épi­nettes dans une fo­rêt en re­boi­se­ment. Pen­dant trois se­maines, j’ai tra­vaillé dans le bois en­tou­ré de mous­tiques gros comme des pommes. On plan­tait de jeunes épi­nettes dans des en­droits où des arbres avaient été abat­tus pour l’in­dus­trie fo­res­tière. Avec le re­cul, je m’aper­çois qu’il était très im­por­tant de pen­ser à re­boi­ser des fo­rêts qui avaient été cou­pées. J’ai fait cette job jus­qu’au mo­ment où j’ai re­çu un ap­pel de la ville de Wo­burn, où j’ha­bi­tais, pour m’an­non­cer que j’avais été em­bau­ché comme gar­dien de la pis­cine. Je suis donc par­ti du bois ha­billé jus­qu’aux oreilles pour fi­nir en Spee­do au bord de la pis­cine. Je de­vais avoir 16-17 ans à l’époque et j’étais res­pon­sable d’une cin­quan­taine de jeunes qui ve­naient se bai­gner quo­ti­dien­ne­ment. Le cô­té res­pon­sable et un peu beach bum de l’ex­pé­rience me plai­sait beau­coup. Di­sons que j’avais la job idéale pour un ado­les­cent qui com­men­çait à re­gar­der pas mal les filles. (rires)

4J’AI REN­CON­TRÉ MA BLONDE À UNE SOI­RÉE-BÉ­NÉ­FICE

Isa­belle était à la tête d’une en­tre­prise qui em­bau­chait des gens ayant une dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle. Moi, j’ani­mais une soi­rée-bé­né­fice. Elle ne me connais­sait pas à l’époque, même si je fai­sais dé­jà de la té­lé à Qué­bec. J’ai ra­pi­de­ment su qu’elle al­lait être la femme avec qui j’al­lais pas­ser ma vie. Dif­fi­cile d’ex­pli­quer com­ment je l’ai su, je me sen­tais bien avec elle. J’étais ren­du à une pé­riode de ma vie où j’as­pi­rais à une cer­taine sta­bi­li­té. Son ba­gage, ses ori­gines, la ma­nière dont elle voyait la vie m’ont confir­mé qu’elle était la per­sonne avec qui je vou­lais faire ma vie. Et en plus, c’était ré­ci­proque dès le dé­part.

Gi­no reste le gar­çon qui a gran­di en Es­trie.

Ga­gnant du con­cours d’art ora­toire en 1984.

Parce que sa mère cou­sait des vê­te­ments, Gi­no a par­ti­ci­pé à plu­sieurs dé­fi­lés.

Gar­dien de la pis­cine mu­ni­ci­pale, à 16 ans.

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