7 Jours

«Je suis fier d’être en­core là»

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Ce­lui qui cé­lèbre cette an­née 42 ans de car­rière nous re­vient avec un 14e al­bum stu­dio in­ti­tu­lé À l’aube re­ve­nant. On y trouve un lot de 13 chan­sons, dont plu­sieurs sont ins­pi­rées par la poé­sie ro­man­tique des trou­ba­dours du Moyen Âge.

Fran­cis Ca­brel, vous avez lan­cé le 16 oc­tobre votre al­bum À l’aube re­ve­nant, qui contient 13 nou­velles chan­sons. Qu’est-ce qui vous les a ins­pi­rées?

Un jour, mon ami Claude Sicre, un chan­teur oc­ci­tan, m’a ren­du vi­site pour en­re­gis­trer dans mon stu­dio. En guise de ca­deau de re­mer­cie­ment, il m’a of­fert trois bou­quins sur la poé­sie des trou­ba­dours — une poé­sie qui ne m’était pas fa­mi­lière, mais que j’ai trou­vée ma­gni­fique. Et, au fi­nal, celle-ci a ins­pi­ré plu­sieurs chan­sons de l’al­bum.

Com­ment vous sen­tez-vous avant de sor­tir un nou­vel al­bum?

Je suis tou­jours un peu ner­veux et, après au­tant d’an­nées de car­rière, je sais main­te­nant que ça ne dis­pa­raî­tra pas. Je m’in­ter­roge, je me de­mande tou­jours si mes nou­velles chan­sons at­tein­dront le pu­blic.

Par­lez-moi de votre pro­ces­sus de créa­tion d’un al­bum...

J’y passe en moyenne cinq ans. Ça peut pa­raître long pour cer­tains, mais c’est le temps que ça me de­mande à moi pour bien fi­gno­ler mes chan­sons, tra­vailler les textes et les mu­siques à l’ex­trême, et fi­na­le­ment dé­bu­ter le

tra­vail en stu­dio avec les mu­si­ciens.

Dans vos écrits, vous avez ren­du hom­mage à votre mère et à vos filles, et voi­là que vous ren­dez hom­mage à votre père avec la chan­son Te res­sem­bler. Pour­quoi main­te­nant?

Ça m’at­triste un peu, parce que je n’ai pas pu lui dire ces mots de son vi­vant, alors je le fais main­te­nant à tra­vers une chan­son. L’émo­tion ne pas­sait pas par les mots entre lui et moi, c’était juste comme ça. La chan­son a pour titre

Te res­sem­bler parce que oui, mal­gré nos vies bien dif­fé­rentes, nous nous res­sem­blons sur cer­tains points.

Vous adap­tez sur ce disque Sweet Ba­by James, une chan­son de James Tay­lor. Pour­quoi cette chan­son en par­ti­cu­lier?

J’adore cette chan­son et quand j’ai ren­con­tré James Tay­lor, il m’a dit que si un jour je de­vais re­prendre l’un de ses titres en fran­çais, ça de­vait être cette chan­son. J’ai mis plus de 16 ans à trou­ver les bons mots. J’ai tra­vaillé fort pour ar­ri­ver à ce ré­sul­tat.

Vous cé­lé­brez 40 ans de car­rière. Quel bi­lan dres­sez-vous de votre par­cours?

Je suis heu­reux d’avoir eu une aus­si belle car­rière et d’avoir pu al­ler à la ren­contre de dif­fé­rents pu­blics. Ma vie de chan­teur m’a fait voya­ger et j’ai pu dé­cou­vrir de ma­gni­fiques en­droits, comme le Qué­bec, dont je suis amou­reux. J’y ai un pu­blic fi­dèle que j’aime beau­coup.

De quoi êtes-vous le plus fier?

D’être en­core là, et de faire en­core de la mu­sique qui touche les gens. Je suis très re­con­nais­sant. Et ce n’est pas ter­mi­né.

Com­ment vi­vez-vous la pé­riode ac­tuelle?

C’est gris, c’est mo­rose et, comme nous avons un couvre-feu à Pa­ris, ce n’est pas la joie. Mais ce deuxième confi­ne­ment est moins ra­di­cal que le pre­mier, alors je m’y fais. J’ai quand même hâte de pou­voir re­com­men­cer à faire de la mu­sique sur scène!

Quels sont vos autres pro­jets?

Comme mon al­bum vient de pa­raître et que je ne peux pas faire de spec­tacle, je reste chez moi, je lis, je chante, et je fais quelques par­ties de golf de temps en temps. J’ai très hâte de re­trou­ver mon pu­blic qué­bé­cois et, si tout va bien, ce se­ra en juin pro­chain.

À l’aube re­ve­nant est dé­jà dis­po­nible. Pour suivre les ac­ti­vi­tés de l’ar­tiste: fran­cis­ca­brel.com.

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