7 Jours

Ge­ne­viève Brouillett­e

Ge­ne­viève Brouillett­e

- PAR STEVE MAR­TIN Entertainment · Writing · Arts · Stephen King · The Shining · United States of America · Georgia · José Andrés · Canada · Geneviève Brouillette · Paraguay · Maria Riva

Avec une quo­ti­dienne aus­si pre­nante que District 31 à l’agen­da, la belle ac­trice a un peu moins de temps à consa­crer à sa pas­sion pour les bou­quins. Entre deux in­trigues, elle nous parle des ou­vrages qui ont mar­qué son tra­jet.

1 Ge­ne­viève, quelle col­lec­tion a mar­qué ta pe­tite en­fance?

LA COMTESSE DE SÉGUR

Ces livres font par­tie de la Bi­blio­thèque rose, avec Les mal­heurs de So­phie, entre autres. Ce sont les pre­miers ro­mans jeu­nesse que ma mère m’a ache­tés. Je ne sais pas si les filles lisent en­core ça au­jourd’hui. (rires) J’ai tou­jours lu, en fait, pro­ba­ble­ment par mi­mé­tisme d’abord, parce que ma mère avait tou­jours un livre dans les mains. Mon frère plus vieux li­sait aus­si beau­coup de BD. Je pense que j’ai com­men­cé à lire des livres sans images vers sept ou huit ans.

2 Et quel écri­vain t’a fait pas­ser du cô­té de la lit­té­ra­ture pour adultes?

STEPHEN KING

J’ai honte de le dire, mais à l’ado­les­cence, je li­sais des ro­mans à l’eau de rose, style Har­le­quin! À cette époque, je li­sais des ro­mans d’amour, mais aus­si des po­lars, dont ceux de Stephen King. Pet Se­ma­ta­ry, Shi­ning… Mon Dieu! Je les ai tous lus, et j’aime en­core ça au­jourd’hui. C’est un écri­vain qui, au-de­là du sur­na­tu­rel et de l’hor­reur, dé­crit tel­le­ment bien l’Amé­rique de la classe moyenne. Quel grand au­teur!

3 Quel est le meilleur po­lar que tu as lu dans ta vie?

SEUL LE SI­LENCE, DE R.J. ELLORY

C’est un grand livre tout court. Ça te tient en ha­leine du dé­but à la fin. En même temps, ce livre est em­preint d’une telle mé­lan­co­lie, d’une tris­tesse… L’hu­ma­ni­té du nar­ra­teur est très poi­gnante. Je le re­com­mande chau­de­ment.

4 As-tu lu une bio­gra­phie qui a été mar­quante?

MARLENE DIETRICH, DE MA­RIA RIVA

Je lis peu de bio­gra­phies, parce que je me tanne avant la fin, mais celle-ci, je l’ai trou­vée très bonne. C’est vrai­ment le re­gard d’une fille (Ma­ria Riva) sur sa mère qui est folle.

5 Quel est le der­nier écri­vain pour qui tu as eu un coup de coeur?

COLSON WHITEHEAD

Cet au­teur amé­ri­cain a ga­gné le Pu­lit­zer en 2017, pour Un­der­ground Rail­road. Il a éga­le­ment rem­por­té le prix en 2020, pour Ni­ckel Boy, que mon chum vient de ter­mi­ner. Un­der­ground Rail­road, c’est l’his­toire d’une es­clave en Géor­gie qui se sauve de sa plan­ta­tion. C’est tel­le­ment in­tense. Ça te fait réa­li­ser à quel point l’Amé­rique s’est bâ­tie sur le dos des es­claves. C’est d’une sen­si­bi­li­té, d’une hu­ma­ni­té, et c’est ter­ri­fiant en même temps. Une fois que tu le com­mences, tu ne peux plus le lâ­cher. Ce sont de grands ro­mans qui n’exigent pas qu’on se prenne la tête. C’est pas­sion­nant.

6 Quel ou­vrage de crois­sance per­son­nelle t’a fait ré­flé­chir?

COMME PAR MA­GIE, D’ELI­ZA­BETH GILBERT

Le titre en fran­çais est qué­taine. En an­glais, ça s’ap­pelle Big Ma­gic. C’est un livre qui m’a beau­coup in­fluen­cée, ces der­nières an­nées. J’aime la dé­marche de l’au­teure. C’est elle qui a écrit Mange, prie, aime. Cette fois, c’est une ré­flexion sur la créa­ti­vi­té, comment ça fonc­tionne entre autres... Elle s’adresse à tout le monde, mais sur­tout à ceux qui veulent vivre leur cô­té ar­tis­tique, que ce soit dans leur vie pro­fes­sion­nelle ou pour le plai­sir. Elle parle des sa­cri­fices qu’il faut faire, d’aban­don, de la ca­pa­ci­té d’émer­veille­ment. Ça m’ins­pire.

7 Y a-t-il un bou­quin que tu as don­né plus d’une fois en ca­deau?

LA TRILOGIE DE LA BÊTE, DE DA­VID GOUDREAULT

J’ai dé­vo­ré ça. C’est bou­le­ver­sant, drôle et poé­tique à la fois. Je trouve cet au­teur tel­le­ment fa­bu­leux. Je donne ses livres à tout le monde! Cer­tains me trouvent in­tense. (rires) J’ai une amie qui n’a pas été ca­pable de le ter­mi­ner, parce que le per­son­nage est un peu fou et il mal­traite les ani­maux…

8 Quel livre de cui­sine aimes-tu re­gar­der pour les images?

VEGETABLES UNLEASHED, DE JOSÉ ANDRÉS

Il est ma­gni­fique. José Andrés est un grand chef es­pa­gnol, et son livre est comme une oeuvre d’art. Il a dé­ci­dé d’abor­der le lé­gume comme si c’était une pro­téine et de le tra­vailler avec au­tant de pas­sion. C’est beau, ce qu’il pro­pose, mais c’est du tra­vail!

District 31, du lun­di au jeu­di 19 h, à Ra­dio-Ca­na­da.

5e rang, mar­di 21 h, à Ra­dio-Ca­na­da.

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