7 Jours

Pierre-Alexandre For­tin

PIERRE-ALEXANDRE FOR­TIN

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Co­mé­dien et ani­ma­teur de­puis plus de 20 ans, Pierre-Alexandre est aus­si le pa­pa de mes en­fants. Le plus grand rôle de sa vie. De­puis sep­tembre 2019, il est de retour sur les bancs d’école pour un chan­ge­ment de car­rière afin de réa­li­ser un rêve de pe­tit gar­çon: de­ve­nir po­li­cier.

… quand je me lève

Je mets tout de suite des bas, parce que je dé­teste avoir froid aux pieds (je dois pré­ci­ser que je m’ha­bille aus­si, parce que juste des bas…)! Je me passe de l’eau froide sur la fi­gure, car plus je vieillis, plus je trouve que j’ai l’air d’un len­de­main de veille, et ce, même si je bois plu­tôt ra­re­ment. Puis, je me fais un ca­fé. Après, je me ré­veille.

… quand je suis fa­ti­gué

Je me couche. Même si c’est en plein après-mi­di. Je suis in­ca­pable de bien fonc­tion­ner si je n’ai pas bien dor­mi ou si je me sens fa­ti­gué. J’ai­me­rais pou­voir dor­mir seule­ment cinq ou six heures par nuit, mais c’est im­pos­sible. Pour moi, c’est huit heures, pas moins.

… quand je suis avec mes en­fants

Je ra­masse de la vais­selle dans les chambres, je ré­pète, je ser­monne, je ra­dote, je perds pa­tience, je fais à man­ger, je fais des de­voirs, je pla­ni­fie, j’or­ga­nise, je donne des lifts, je ra­masse de la vais­selle dans les chambres, je console, je ras­sure, je soigne, je me bouche les oreilles, je laisse pas­ser, je sé­vis, je ferme les ti­roirs, les ar­moires et les portes, j’éteins les lu­mières, je ra­masse les graines, les bo­bettes, un seul bas et des boîtes de bis­cuits vides, je ra­masse de la vais­selle dans les chambres… mais j’aime!

… quand je suis avec mon amou­reuse

Je suis heu­reux et im­par­fait. Je reste moi-même, mais j’es­saie de don­ner le meilleur. Je veux être un bon amou­reux. Je suis res­pec­tueux, le plus pos­sible à l’écoute. J’aime par­ta­ger les choses les plus in­si­gni­fiantes. Je suis pré­sent et im­pli­qué, même si je peux par­fois sem­bler pré­oc­cu­pé. J’aime être avec mon amou­reuse le plus sou­vent pos­sible.

… quand je suis à boutte

En gé­né­ral, on s’en rend compte au­tour de moi! Alors j’aime mieux me re­ti­rer et al­ler cou­rir (s’il fait -20 de­grés, il se peut que je sub­sti­tue les mots croi­sés à la course!).

… quand je me couche

Dans l’ordre: je mets mes lu­nettes de vieux pres­byte pour lire. Je me branche sur Twit­ter pour m’as­su­rer que je n’ai rien man­qué de l’ac­tua­li­té des der­nières heures. Je com­plète quelques par­ties de Scrabble en­ta­mées dans la jour­née. Je lis mon livre pa­pier une quin­zaine de mi­nutes, puis j’éteins la lu­mière pour lire un autre livre sur ma li­seuse jus­qu’à ce que mes yeux brûlent, et je me couche en­core une fois trop tard. Si ma blonde dort avec moi, je ne fais ab­so­lu­ment rien de tout ça, puisque j’ai­me­rais qu’elle m’aime en­core long­temps!

… quand je suis triste

Ça me fâche. Pour moi, la tris­tesse et la co­lère sont deux sen­ti­ments qui se ma­ni­festent un peu de la même fa­çon. Je suis beau­coup plus sou­vent fâ­ché que triste. C’est comme si je ne sa­vais pas comment gé­rer la tris­tesse. C’est un sen­ti­ment as­sez flou pour moi. Bi­zarre…

… quand j’ai eu un coup dur

Je me re­ferme. Je vis ça en de­dans. Je re­mets tout en ques­tion. Je n’ai en­vie d’en­tendre au­cun bon mot, au­cune marque d’em­pa­thie, je veux le vivre seul. Par contre, je ne reste pas bien long­temps là-des­sus. Je passe vite à autre chose. Je dois quand même dire que la vie a été vrai­ment douce avec moi, cô­té coups durs.

… quand je suis en va­cances

Si on parle de va­cances de type voyage, je pro­fite de chaque mo­ment, je mange, je cours, je marche, je lis, je dors, je fais l’amour, j’im­pro­vise, je me perds, je vi­site et je bois du vin!

… quand je suis dans le tra­fic

Je fais deux choses: 1- Je chiale. 2- J’es­saie de ne pas chia­ler si ma blonde est avec moi (mais je n’ar­rive ja­mais à réa­li­ser le nu­mé­ro 2...)

… quand je suis au tra­vail

J’aime y être. Je me suis tou­jours ar­ran­gé pour ai­mer mon tra­vail. Je m’ac­com­plis, je me va­lo­rise, je m’im­plique et je donne le meilleur de moi-même. J’es­saie de rendre l’at­mo­sphère agréable pour tout le monde. Je dé­conne beau­coup. C’est im­por­tant de rire et de s’amu­ser au tra­vail même si, par­fois, c’est du sé­rieux.

Bien,

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