7 Jours

Naadei Lyonnais

À LA BONNE PLACE, AU BON MOMENT

- PAR Nathalie Slight

«Lorsque la production m’a choisie pour être à la barre de L’île de l’amour, je ne le réalisais pas tout à fait.»

Chanteuse, mannequin et animatrice, Naadei Lyonnais est magnifique­ment belle, intelligen­te, multitalen­tueuse et possède un excellent sens de l’humour. Tout ce qui lui manque, c’est quelqu’un avec qui partager sa vie. Mais à défaut d’être amoureuse, elle anime L’île de l’amour cet automne, à TVA.

Naadei, comment te sens-tu à l’idée d’entamer l’animation de L’île de l’amour?

Fébrile! Lorsque la production m’a choisie pour être à la barre de cette nouvelle émission, je ne le réalisais pas tout à fait. Même lorsque j’ai fait les photos promotionn­elles de L’île de l’amour et que j’ai multiplié les rencontres avec les médias, c’était encore abstrait pour moi. Puis, lorsque j’ai reçu les portraits des candidats, cette belle aventure est tout à coup devenue beaucoup plus concrète!

Il s’agit de ta première animation, mais tu as un parcours de vie assez exceptionn­el. Le plus étonnant sur ton CV, c’est que tu as travaillé avec la vedette internatio­nale Wyclef Jean!

J’ai assuré sa première partie lors d’une tournée en Afrique et en Europe. La musique fait partie intégrante de ma vie! Ma mère dit toujours que j’ai appris à chanter avant d’apprendre à parler. J’ai suivi des cours de chant lorsque j’étais jeune, mais les opportunit­és pour faire de la musique sont plutôt limitées là où j’ai grandi, en Abitibi.

Comment es-tu arrivée à percer sur la scène musicale?

Quand j’ai déménagé à Montréal, j’ai fait la connaissan­ce de musiciens et musicienne­s. Je passais la majeure partie de mon temps dans les studios d’enregistre­ment, à observer et

à apprendre le métier. Si un artiste avait besoin de quelqu’un pour faire les back vocals, j’étais déjà là! Je pouvais rester en studio jusqu’aux petites heures du matin, alors que j’avais des cours au cégep le lendemain à 8 h. De fil en aiguille, un artiste m’a recommandé­e à un autre, puis à un autre. Et c’est comme ça que j’ai réussi à me tailler une place en chanson.

Qu’as-tu vécu de plus incroyable avec la musique?

J’ai parfois eu la chance de vivre des expérience­s de plus grande envergure que là où j’étais rendue. Par exemple, j’ai pris part à un concert au Stade de France devant

80 000 personnes. C’était complèteme­nt fou! Mais après, j’ai sorti un EP de mes propres chansons, j’ai fait une série de concerts dans de très petites salles au Québec, et c’est cette tournée qui m’a offert les moments les plus incroyable­s.

Pourquoi donc?

Il y avait de 20 à 30 personnes dans les salles, mais elles s’étaient toutes déplacées pour entendre les chansons que j’avais composées. Et ça, c’est bien plus gratifiant que chanter devant des milliers de personnes en première partie d’un artiste populaire.

Outre la chanson, tu fais aussi carrière en mannequina­t.

Ah ça, c’est une autre preuve que j’ai le don d’être à la bonne place au bon moment! La plupart des mannequins débutent dans le métier alors qu’elles sont adolescent­es. Moi, j’ai été repérée à 34 ans! Alors que j’avais été recommandé­e pour un contrat de modeling, la dame qui était présente m’a demandé par quelle agence j’étais représenté­e. Surprise que je n’aie pas d’agent, elle m’a offert de me faire signer avec Folio, la plus grande agence de mannequina­t à Montréal! J’ai débuté peu de temps avant l’arrivée de la covid, alors j’ai surtout posé pour des compagnies canadienne­s, un peu partout au pays.

Tu as décroché plusieurs contrats, dont celui d’égérie des produits coiffants Curl Manifesto par Kérastase, n’est-ce pas?

Les gens de Kérastase Paris ne m’ont pas uniquement demandé d’endosser leurs produits, ils m’ont consultée afin de savoir comment s’adresser au nouveau marché que sont pour eux les femmes noires aux cheveux frisés. J’ai longtemps eu honte de mes cheveux. Je les ai tressés, lissés, cachés et même rasés parce que j’étais persuadée qu’ils n’étaient pas beaux. J’ai joué au basketball durant 10 ans et chaque fois que je faisais du sport, mes cheveux frisaient encore plus et je les détestais.

Mais ils sont pourtant si jolis!

À l’époque, je n’avais aucun modèle de femme noire qui portait fièrement les boucles, ni à la télévision ni dans les magazines. Voilà pourquoi je suis si fière de poser avec mes cheveux frisés pour cette campagne publicitai­re. Si je peux contribuer à ce qu’une jeune femme noire ait confiance en elle et se trouve belle avec ses cheveux au naturel, ça me

«L’Abitibienn­e en moi n’est jamais bien loin. J’adore faire du camping, j’aime le contact avec la nature.»

fait chaud au coeur.

Tu quittes le Québec pour Los Cabos au Mexique pour animer L’île de l’amour. As-tu hâte de découvrir l’endroit?

Bien sûr! J’ai beaucoup voyagé dans ma vie, j’ai vu plusieurs endroits, dont l’Europe, l’Afrique, le Japon, les Caraïbes, les États-Unis presque au grand complet et le Canada. Mais chaque fois, ces périples me font apprécier encore plus le Québec. Ici, il n’y a pas de guerre, pas de catastroph­e naturelle, les gens sont sociables et ouverts à la différence. Nulle part ailleurs je ne me sens autant chez moi.

Quel fut ton voyage le plus marquant jusqu’à présent?

Il y en a deux, ex aequo. Celui au Ghana en Afrique, quand je suis allée rencontrer mon père pour la première fois, à l’âge de 25 ans. Le mot s’est passé dans l’avion, les passagers étaient au courant que j’allais au Ghana pour la première fois, et ils ont chanté pour moi. Aller à la rencontre de ma famille paternelle est l’une des expérience­s les plus intenses que j’ai vécues dans ma vie.

Et qu’en est-il de ton autre voyage marquant?

J’ai vécu une année en Islande. Pourquoi si loin? Par amour, bien sûr! Là-bas, je n’avais aucun repère, je ne comprenais pas la langue, je ne pouvais même pas deviner quelques mots, j’ai perdu tous mes repères. Ce fut éprouvant sur le plan émotionnel, mais j’en suis ressortie grandie et plus forte que jamais.

Tu as grandi en Abitibi. As-tu quand même conservé un petit côté «fille de région»?

Bien sûr! Même si je publie des photos glamour sur Instagram, l’Abitibienn­e en moi n’est jamais bien loin. J’adore faire du camping, j’aime le contact avec la nature. Je n’ai pas besoin de grand-chose pour être heureuse: une tente, un feu de camp, des guimauves, ça fait mon bonheur!

Et un amoureux, peut-être, pour t’accompagne­r en camping?

Je suis présenteme­nt célibatair­e. Et comme j’anime L’île de l’amour, j’ai bien l’impression que je vais voir plusieurs personnes tomber en amour sous mes yeux avant de rencontrer moi-même l’âme soeur. Cela dit, si je retiens une chose de tout ce que j’ai vécu jusqu’à présent, c’est que la vie nous réserve bien des surprises. Alors je ne suis pas du tout fermée à l’amour!

L’île de l’amour, dès le dimanche 12 septembre 21 h, à TVA, TVA+ et Évasion. Pour en savoir plus sur les projets de Naadei, on la suit sur ses réseaux sociaux.

«Aller à la rencontre de ma famille paternelle est l’une des expérience­s les plus intenses que j’ai vécues dans ma vie.»

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 ??  ?? Naadei animera L’île de l’amour en compagnie de l’humoriste Mehdi Bousaidan, qui se chargera de la narration des épisodes.
Naadei animera L’île de l’amour en compagnie de l’humoriste Mehdi Bousaidan, qui se chargera de la narration des épisodes.
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PHOTOS: BRUNO PETROZZA MAQUILLAGE/COIFFURE: SOPHIE PARROT
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