Les conduc­teurs doivent faire preuve de vi­gi­lance

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS - jean-marc.doi­ron@aca­die­nou­velle.com @jm­doi­ronAN

Les conduc­teurs ont in­té­rêt à être pru­dents sur les routes au cours des pro­chaines se­maines. Les jeunes ori­gnaux, ré­cem­ment sé­pa­rés de leur mère, sont plus ac­tifs en juin.

En fai­sant la route de Saint-Quen­tin à Ca­ra­quet, ce week-end, un groupe de ré­si­dents de la ville du Nord-Est a vu 11 ori­gnaux. La ma­jo­ri­té - ob­ser­vés sur le che­min des Res­sources et la route 11 - étaient deux par deux, de­bout au plein mi­lieu de la voie. Tous étaient des jeunes et avaient l’air confus quand le conduc­teur klaxon­nait pour les éloi­gner du che­min.

Le groupe a été chan­ceux de ne pas de­ve­nir vic­time de l’une des quelque 400 col­li­sions avec des ori­gnaux qui ont lieu dans la pro­vince, chaque an­née.

Dwayne Sa­bine, bio­lo­giste au mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment de l’éner­gie et des res­sources, ex­plique que les risques de col­li­sions sont éle­vés en mai et en juin. Du­rant cette pé­riode, les fe­melles donnent nais­sance à de nou­veaux pe­tits. Elles re­poussent ain­si les jeunes ori­gnaux nés l’an­née pré­cé­dente.

Ces der­niers se re­trouvent alors «seuls pour la pre­mière fois de leur vie».

«Ils ont ten­dance à er­rer pen­dant un mo­ment avant de s’ac­cli­ma­ter. Sim­ple­ment à cause de cette er­rance, ils sont plus sus­cep­tibles de tra­ver­ser les routes à cette pé­riode de l’an­née, ce qui aug­mente la pro­ba­bi­li­té de col­li­sion avec un vé­hi­cule», af­firme M. Sa­bine.

À ce phé­no­mène s’ajoute le fait que les ori­gnaux sont na­tu­rel­le­ment at­ti­rés vers les routes au prin­temps, car ils se nour­ris­sant des pre­mières vé­gé­ta­tions qui poussent dans les fos­sés orien­tés au sud.

Ils sont aus­si, bien sûr, pous­sés vers les routes pour échap­per aux in­sectes et à la cha­leur.

Fre­de­ric­ton en­cou­rage éga­le­ment les conduc­teurs à évi­ter les dis­trac­tions et aux pas­sa­gers de gar­der l’oeil ou­vert à l’af­fût des ori­gnaux. Les pro­prié­taires de vé­hi­cules sont in­vi­tés à gar­der leurs pare-brise propres et leurs phares bien ajus­tés.

En­fin, la li­mite de vi­tesse doit être res­pec­tée et on doit conduire plus len­te­ment la nuit.

Afin d’évi­ter les col­li­sions avec les ori­gnaux, le mi­nis­tère des Trans­ports et des In­fra­struc­tures en­cou­rage les conduc­teurs à être vi­gi­lants au vo­lant et de re­gar­der at­ten­ti­ve­ment les deux bords de la route. Même sur les tron­çons où il y a des clô­tures, il n’est pas im­pos­sible qu’un ori­gnal se re­trouve sur le che­min.

Cette carte des routes du Nou­veau-Bruns­wick pré­cise les risques de col­li­sion avec un ori­gnal. En orange, on peut voir les tron­çons «moyen­ne­ment dan­ge­reux», alors que les voies en jaune re­pré­sentent des «sec­teurs très dan­ge­reux». - Gra­cieu­se­té

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