UNE ALPINE À SAINT-SI­MON!

Acadie Nouvelle - - LA UNE - Robert La­ga­cé robert.la­gace@aca­die­nou­velle.com

«Je ne suis pas une grande par­ti­sane de ho­ckey, mais je suis de plus près la car­rière d’Alex de­puis qu’il joue dans la Ligue na­tio­nale. Au­jourd’hui, c’est ex­ci­tant de sa­voir qu’il va y avoir un Chias­son sur la coupe Stan­ley. C’est une source de grande fier­té», ajoute Ti­na LeBou­thil­lier.

Par­mi les noms à conso­nance aca­dienne qui sont ins­crits sur la coupe Stan­ley, on re­trouve, entre autres, les fa­milles Ri­chard (Mau­rice et Hen­ri), Bé­li­veau (Jean), Bourque (Ray­mond) et Me­lan­son (Ro­land). Vous pou­vez main­te­nant ajou­ter la fa­mille Chias­son.

De­puis tard jeu­di soir, Alex Chias­son est sur toutes les lèvres des Chias­son de la Pé­nin­sule aca­dienne.

À peu près tout le monde a vi­sion­né l’ex­trait de TVA Sports où l’on voit l’ai­lier droit âgé de 27 ans des Ca­pi­tals de Wa­shing­ton et son père Serge, qui en pas­sant a gran­di à Saint-Si­mon, té­moi­gner avec émo­tion de leur im­mense bon­heur en com­pa­gnie du jour­na­liste Re­naud La­voie sur la sur­face gla­cée du T-Mo­bile Are­na.

Ima­gi­nez la fier­té des ha­bi­tants de SaintSi­mon d’en­tendre Alex, alors que le pa­ter­nel pra­ti­que­ment bri­sé par l’émo­tion cher­chait ses mots, s’ex­cla­mer: «On va boire de la Alpine à Saint-Si­mon!» Huit pe­tits mots qui vont as­su­ré­ment pas­ser à la pos­té­ri­té.

Ti­na LeBou­thil­lier, une cou­sine d’Alex, dit être al­lée se cou­cher alors que le poin­tage était de 3 à 2 en fa­veur des Gol­den Knights en croyant dur comme fer qu’il y au­ra un sixième match. Ce n’est qu’à son ré­veil, ven­dre­di ma­tin, qu’elle a ap­pris la vic­toire des Ca­pi­tals.

«C’est en al­lu­mant ma ta­blette que j’ai ap­pris la nou­velle. J’ai en­suite vu l’en­tre­vue d’Alex avec mon oncle Serge sur la glace et c’était émou­vant. Nous sommes une fa­mille très unie et c’est ve­nu me cher­cher de voir ça», af­firme la jeune femme.

Syl­vie Chias­son, l’une des tantes d’Alex, fait par­tie de ceux et celles qui n’ont pas beau­coup fer­mé l’oeil dans la der­nière nuit.

«J’ai pleu­ré de voir mon frère en com­pa­gnie d’Alex sur la glace. C’était tel­le­ment beau de voir leur com­pli­ci­té. Alex, nous sui­vons sa car­rière de­puis bien avant qu’il a com­men­cé à jouer dans la Ligue na­tio­nale. Je me sou­viens que nous al­lions le voir jouer à l’Uni­ver­si­té de Bos­ton. Nous étions éga­le­ment lors du re­pê­chage de 2009. Et nous sommes al­lés le voir jouer à Mon­tréal lors de son pre­mier match au Centre Bell», ra­conte Syl­vie Chias­son.

«C’est tel­le­ment un jeune qui est gé­né­reux. Il trouve tou­jours du temps pour la fa­mille. Je com­mu­nique par­fois avec lui en lui en­voyant des cour­riels et mal­gré le fait qu’il est très oc­cu­pé, il me ré­pond tou­jours. Nous sommes très fiers de lui», men­tionne-t-elle.

«SUR LES NERFS»

Gaé­tan Chias­son, le frère de Serge, ne tient plus en place de­puis jeu­di soir.

«Écoute, jeu­di soir, après la pre­mière pé­riode, j’ai été obli­gé de sor­tir de la mai­son tel­le­ment j’étais sur les nerfs. Je me suis ra­mas­sé au Cha­let du Ca­pi­taine et j’ai écou­té la deuxième pé­riode avec quelques per­sonnes qui étaient dé­jà là. Je suis en­suite re­tour­né à la mai­son pour la troi­sième pé­riode parce que je sa­vais que Serge était pré­sent à Ve­gas et je vou­lais voir ça seul», confie-t-il.

«C’était beau­coup d’émo­tion de voir mon frère Serge sur la glace. C’est ex­tra­or­di­naire ce qui vient d’ar­ri­ver et il faut le vivre pour com­prendre à quel point ça l’est. J’ai envoyé un tex­to à Alex et il m’a ré­pon­du pour me dire à quel point il était heu­reux», sou­ligne-t-il en pre­nant une pause.

«Alex, je suis son che­mi­ne­ment de­puis le ho­ckey mi­neur. Nous al­lions dé­jà le voir jouer quand il était ban­tam. Tu voyais dé­jà qu’il était bon, mais de là à se rendre jus­qu’à la Ligue na­tio­nale c’est une autre his­toire. Il a tou­te­fois été per­sé­vé­rant et il a conti­nué à se dé­ve­lop­per. Ça lui a de­man­dé beau­coup de dis­ci­pline pour se rendre jusque là», ré­vèle-til.

Gaé­tan Chias­son dit s’être cou­ché vers 2h du ma­tin, mais il était dé­jà de­bout à 5h.

«Je n’étais dé­jà plus ca­pable de dor­mir. Et comme je n’étais pas ca­pable de res­ter à la mai­son, j’ai été me pro­me­ner ici et là et par­tout des gens m’ont abor­dé pour me ser­rer la main et en­core pour me dire à quel point ils étaient fiers. J’ai été au IGA à Ca­ra­quet, où ma mère Clau­dia tra­vaille, et ils ont ins­tal­lé une ban­de­role pour fé­li­ci­ter Alex», pour­sui­til.

«Je vais te ra­con­ter une anec­dote pour te mon­trer à quel point les gens sont fiers d’Alex par ici. Au prin­temps de 2012, Alex a com­plé­té la sai­son à Dal­las et il avait mar­qué six buts dans les sept der­niers matchs. Pen­dant l’été, j’étais dans l’Ouest pour mon tra­vail quand ma femme m’a ap­pe­lé pour me dire que le gars du câble était ve­nu nous bran­cher le poste qui pré­sen­tait les matchs des Stars. Le gars a de­man­dé à ma femme pour­quoi les gens du coin de­man­daient tous pour avoir ce poste-là. Il n’en re­ve­nait pas. Ma femme a alors dû lui ex­pli­quer que c’était à cause d’Alex», men­tionne Gaé­tan Chias­son.

Il ter­mine l’en­tre­vue en di­sant que les chances sont bonnes pour que le hé­ros du jour soit pré­sent à Saint-Si­mon, en com­pa­gnie de ses pa­rents (Serge et Ma­ri­lyn), en août afin de cé­lé­brer en fa­mille.

«Il n’y a en­core rien de confir­mé, mais ça re­garde pour ça», conclut Gaé­tan Chias­son au comble du bon­heur.

- Cap­ture d’écran

Même s’il n’était pas en uni­forme dans le cin­quième match de la fi­nale, Alex Chias­son a pu sou­le­ver la coupe Stan­ley à l’is­su de la ren­contre.

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