UN 2e CAN­DI­DAT VISE LA PRÉ­SI­DENCE DE LA SANB

Acadie Nouvelle - - LA UNE - pas­cal.raiche-nogue@aca­die­nou­velle.com @rai­che­nogue

À une se­maine de l’as­sem­blée gé­né­rale an­nuelle de la So­cié­té de l’Aca­die du Nou­veau-Bruns­wick, un deuxième can­di­dat entre dans la course à la pré­si­dence. Re­né Ephes­tion est dé­sor­mais sur les blocs de dé­part.

Ori­gi­naire de France et éta­bli à Dieppe de­puis 2015, ce pro­fes­sion­nel des res­sources hu­maines âgé de 38 ans s’est dé­jà taillé une place de choix dans la so­cié­té ci­vile néo-bruns­wi­ckoise.

Re­né Ephes­tion est entre autres le pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du CAFi (le centre d’ac­cueil des nou­veaux ar­ri­vants fran­co­phones du Grand Monc­ton) et le vice-pré­sident de la Com­mis­sion des bi­blio­thèques pu­bliques du Nou­veauB­runs­wick.

En en­tre­vue avec l’Aca­die Nou­velle, il ex­plique que son dé­sir de de­ve­nir le pro­chain pré­sident de la SANB s’ins­crit dans la conti­nui­té de son en­ga­ge­ment pour la fran­co­pho­nie au Nou­veau-Bruns­wick.

L’édu­ca­tion et la pe­tite en­fance sont des dos­siers prio­ri­taires à ses yeux. Le dos­sier de l’exa­men d’en­trée à la pro­fes­sion in­fir­mière au Nou­veau-Bruns­wick – qui dé­fa­vo­rise les fran­co­phones se­lon la com­mis­saire aux langues of­fi­cielles – l’a beau­coup frus­tré der­niè­re­ment, dit-il.

«J’ai trou­vé ça vrai­ment aber­rant et j’ai trou­vé ça vrai­ment ra­fraî­chis­sant de voir que la SANB et la FÉÉCUM se sont al­liées pour dire “non, c’est la goutte d’eau qui a fait dé­bor­der le vase” (en in­ten­tant une pour­suite contre l’As­so­cia­tion des in­fir­mières et in­fir­miers du Nou­veau-Bruns­wick)»

Il trouve «in­ad­mis­sible» que des étu­diants «qui ont eu leur di­plôme, qui ont tra­vaillé dur, qui ont payé quatre an­nées, qui se sont en­det­tés, puissent ar­ri­ver pour pas­ser un exa­men de for­ma­li­té, n’aient pas les mêmes chances que la com­mu­nau­té an­glo­phone».

Re­né Ephes­tion croit pou­voir contri­buer au dé­ve­lop­pe­ment de l’Aca­die du Nou­veau-Bruns­wick en bras­sant des idées en osant po­ser des ques­tions et d’en dé­battre se­rei­ne­ment. Il croit que le fait qu’il est un nou­vel ar­ri­vant et qu’il a une pers­pec­tive «fraîche et neutre» est un avan­tage pour lui.

Lors­qu’on lui de­mande s’est plus re­ven­di­ca­teur ou par­ti­san de la conci­lia­tion, il ré­pond que chaque ap­proche a sa place.

«Ce que je sou­haite, c’est être ferme dans les droits fon­da­men­taux – en termes d’édu­ca­tion, lin­guis­tique, la san­té, l’art et la cul­ture – et être ou­vert à la dis­cus­sion lors­qu’il faut construire des ponts et dis­cu­ter avec la com­mu­nau­té an­glo­phone.»

L’as­sem­blée gé­né­rale an­nuelle de la SANB au­ra lieu le 16 juin à Ca­ra­quet.

Un seul autre can­di­dat a dé­cla­ré pu­bli­que­ment qu’il veut suc­cé­der au pré­sident par in­té­rim, Joey Cou­tu­rier. Il s’agit de l’hu­mo­riste et bar­man Na­than Di­mi­troff, de Ca­ra­quet.

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