Le «cock­tail idéal» n’existe pas, mais la «lime fonc­tionne à tout coup»

Alors que les fes­ti­vals battent leur plein et que la fête na­tio­nale aca­dienne ap­proche, vous se­rez sans doute à la re­cherche du «cock­tail idéal» pour sur­prendre vos in­vi­tés. Eh bien, ne cher­chez plus… parce qu’il n’existe pas!

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS - Se­bas­tien.larocque@aca­die­nou­velle.com @SLa­rocque227

De pas­sage au Fes­ti­val spi­ri­tueux et cock­tails de Grande-Anse, Pa­trice Plante confirme qu’il est im­pos­sible de plaire à tout le monde.

Il n’y a donc pas de «cock­tail idéal». C’est M. Cock­tail lui-même qui nous le dit!

Tou­te­fois, il y existe des va­leurs sûres dans le monde de la mixo­lo­gie. Il y existe tou­te­fois une tech­nique – voire une science – qua­si par­faite pour ga­ran­tir le succès d’un cock­tail.

L’autre in­gré­dient ra­fraî­chis­sant par ex­cel­lence et qua­si uni­ver­sel est le concombre. Il est souvent le plus uti­li­sé dans les dé­buts.

«Tout est dans les por­tions, nous in­dique le mixo­logue. Les cock­tails de­vraient tou­jours avoir la formule 2-1-1. C’est-à-dire deux parts d’al­cool, une part d’agrume et une part de si­rop simple.»

La quan­ti­té d’une part est va­riable se­lon la quan­ti­té fi­nale qui est dé­si­rée. Les parts sont sur­tout des ré­fé­rences.

À titre d’exemple, si notre part d’al­cool est de 500 mil­li­litres, nos parts d’agrume et de si­rop se­ront de 250 mil­li­litres cha­cune.

«Ce que les parts font, c’est qu’elles per­mettent un meilleur contrôle sur les doses.»

«FA­CILE DE RA­TER»

L’autre pro­blème que Pa­trice Plante constate souvent, c’est que les gens ne savent pas tou­jours comment faire.

«Je com­pare souvent tout ça à la cui­sine. Il y a des mil­lions de re­cettes que l’on peut faire, mais c’est fa­cile de les ra­ter. Il vaut mieux connaître les dif­fé­rentes cuis­sons pos­sibles pour en ti­rer le maxi­mum de pro­fit.»

«C’est la même chose pour les cock­tails. Il faut ap­prendre la chi­mie der­rière la bois­son pour qu’elle goûte tou­jours la même chose.»

Le danger est que les re­cettes de cock­tails ne dé­voilent pas tout, pré­cise M. Plante.

«Je tente le plus pos­sible de sys­té­ma­ti­ser le pro­ces­sus. Chez M. Cock­tail, on ne dit pas qu’il faut ajou­ter de la glace. On dit com­bien de cubes de glace il faut mettre. Pour les mo­ji­tos par exemple, on dit com­bien de coups de cuillère il faut faire au lieu d’ex­pli­quer qu’il faut brasser pen­dant 10 se­condes.»

La tem­pé­ra­ture du breu­vage compte éga­le­ment pour beau­coup.

«Dans les bars no­tam­ment, c’est pos­sible de com­man­der quelque chose et de te dire que c’est le pire que tu aies bu dans ta vie. Quand tu re­prends une gor­gée un peu plus tard, il est sou­dai­ne­ment meilleur.»

D’où l’im­por­tance de la glace, mais aus­si des al­cools bien tem­pé­rés.

«Prends comme exemple la vod­ka. À la tem­pé­ra­ture am­biante, il est plus sec. Une fois mis au congé­la­teur, le goût est meilleur parce que la tem­pé­ra­ture est idéale pour l’al­cool.»

Il faut en­gour­dir le fort de l’al­cool pour cal­mer l’épice, note le mixo­logue.

«Un dry mar­ti­ni doit être ser­vi à -5°C. Le bour­bon est meilleur lors­qu’il est ex­trê­me­ment froid.»

Pour les pa­pilles gus­ta­tives, il n’y a pas de mi­racle.

«Les goûts plus amers ou plus pro­non­cés se dé­ve­loppent avec le temps.» ■

«La lime fonc­tionne à tout coup, men­tionne-t-il. Ce que l’on veut – et c’est ce que j’es­saie de faire – est d’avoir de la sim­pli­ci­té. Je trouve que tout est com­pli­qué pour rien en mixo­lo­gie.»

Spé­cia­liste des spi­ri­tueux, Yan Au­bé a ani­mé une dé­gus­ta­tion haut de gamme dans le cadre du Fes­ti­val spi­ri­tueux et cock­tails de Grande-Anse. - Aca­die Nou­velle: Sé­bas­tien Larocque

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