Hausse des taux: un im­pact plus grand pour les jeunes de la classe moyenne

Une ana­lyse fé­dé­rale qui vient d’être dé­voi­lée af­firme que les mé­nages plus jeunes de la classe moyenne su­bi­ront les im­pacts les plus im­por­tants de la hausse graduelle des taux d’in­té­rêt par la Banque du Ca­na­da.

Acadie Nouvelle - - ÉCONOMIE - La Presse ca­na­dienne

La note pré­pa­rée pour le mi­nistre fé­dé­ral des Fi­nances, Bill Mor­neau, exa­mine les types de mé­nages - en fonc­tion du re­ve­nu, de l’âge et de la ré­gion de ré­si­dence - les plus tou­chés par le re­lè­ve­ment des taux qui étaient à des ni­veaux ex­trê­me­ment bas.

Le do­cu­ment de sep­tembre 2017, ob­te­nu par La Presse ca­na­dienne en ver­tu de la Loi sur l’ac­cès à l’in­for­ma­tion, ac­corde une at­ten­tion par­ti­cu­lière à l’im­pact des taux crois­sants sur les paie­ments de dettes par des mé­nages for­te­ment en­det­tés, qui sont dé­crits comme ayant des ra­tios de dettes par rap­port aux re­ve­nus d’au moins 350%.

La note af­firme que 12% de tous les mé­nages ca­na­diens ont des dettes de cette am­pleur. Ils sont plus sus­cep­tibles d’ap­par­te­nir à la classe moyenne, d’être jeunes ou d’âge moyen, d’être ti­tu­laires de prêts hy­po­thé­caires et de ré­si­der en On­ta­rio ou en Co­lom­bie-Bri­tan­nique.

La Banque du Ca­na­da a re­le­vé ré­cem­ment son taux di­rec­teur pour la qua­trième fois en un an pour l’ame­ner à 1,5%, son plus haut ni­veau de­puis dé­cembre 2008. Il s’agit tout de même d’un ni­veau faible par rap­port aux stan­dards his­to­riques.

La banque cen­trale a aug­men­té son taux di­rec­teur dans le but d’ai­der à conte­nir l’in­fla­tion dans sa four­chette idéale d’un à 3%. ■

Les mé­nages ayant des ra­tios de dettes par rap­port aux re­ve­nus d’au moins 350% sont plus sus­cep­tibles d’ap­par­te­nir à la classe moyenne, d’être jeunes ou d’âge moyen, d’être ti­tu­laires de prêts hy­po­thé­caires et de ré­si­der en On­ta­rio ou en...

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