L’ar­gent dans le Sud pour se faire ré­élire

Acadie Nouvelle - - MON OPINION - Isi­dore Du­gas Caraquet

Ça re­com­mence: «Ave­nir in­cer­tain pour l’ur­gence de l’hô­pi­tal de Caraquet», titre du texte de Sébastien Larocque dans l’Aca­die nou­velle du 26 juillet. Le Dr Blan­chard com­mence à s’ar­ra­cher les che­veux en­core une fois. L’ur­gence est en­core me­na­cée de fer­me­ture et nous le croyons. Le Dr Blan­chard n’est pas un po­li­ti­cien, mais bien un homme sin­cère, dé­voué et en­ri­chis­sant pour notre com­mu­nau­té. Mer­ci de nous avoir avi­sés et pour votre sou­tien.

Le même scé­na­rio, en ré­pé­ti­tion. Lorsque Ca­mille Thé­riault était pre­mier mi­nistre et Ber­nard Thé­riault mi­nistre; sur la piste cy­clable de Caraquet, un mé­de­cin de Caraquet m’an­nonce que l’hô­pi­tal pour­rait fer­mer à tout mo­ment. Plus de mé­de­cin pour l’ur­gence, ils sont tous par­tis. J’étais es­to­ma­qué, même si dans le fond, je ne le croyais pas. Vous connais­sez la suite..

Dans l’Aca­die Nou­velle du 28 juillet, le mi­nistre de la San­té, Be­noît Bourque, af­firme: «L’ur­gence de l’hô­pi­tal de Caraquet est là pour res­ter».

Je le crois. Il ne veut pas fer­mer l’hô­pi­tal avant les élec­tions. Mais le pre­mier mi­nistre Brian Gal­lant veut être ré­élu et les votes ne sont pas dans la Pé­nin­sule aca­dienne, mais bien dans le Sud. C’est pour ce­la que l’ex­tra-mu­ral a été trans­fé­ré à Me­da­vie avec des mil­lions en pour­boires. La hausse de 4% aux ur­gen­to­logues des grandes villes – qui ex­cluent ceux qui tra­vaillent en région – est une claque en plein vi­sage aux gens de la Pé­nin­sule aca­dienne et des ré­gions. Vive le Par­ti li­bé­ral! Nous, de la Pé­nin­sule aca­dienne, nous sommes tel­le­ment po­lis qu’on nous marche sur les pieds et on s’ex­cuse, puis on vote li­bé­ral!

Comme l’avait si bien dit un mi­nistre li­bé­ral sous le gou­ver­ne­ment de Louis Ro­bi­chaud: il faut gar­der l’ar­gent dans le Sud si on veut être ré­élu pour un deuxième man­dat. L’Uni­ver­si­té Sa­cré-Coeur de Ba­thurst a été sa­cri­fiée pour la même rai­son.

Le pre­mier Brian Gal­lant doit être sanc­tion­né pour nous avoir en­le­vé nos ac­quis afin de se faire ré­élire, en es­sayons d’ache­ter les An­glais. Nos dé­pu­tés fran­co­phones ne sont pas d’ac­cord, mais sont dans l’obli­ga­tion de se la fer­mer. Ça risque de leur coû­ter as­sez cher mer­ci.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.