Grippe: «Il n’y a au­cune rai­son de ne pas se faire vac­ci­ner»

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS - jean-marc.doi­ron@aca­die­nou­velle.com @jm­doi­ronAN

La sai­son des vac­cins contre la grippe est lan­cée au Nou­veau-Bruns­wick. L’an der­nier, la grippe a frap­pé du­re­ment la pro­vince avec 600 hos­pi­ta­li­sa­tions et 50 dé­cès.

Pierre Le­Blanc met les bou­chées doubles de­puis le dé­but de la se­maine afin de ré­pondre à la forte de­mande de vac­cins an­ti­grip­paux dans sa phar­ma­cie.

De­puis un peu moins de dix ans, M. Le­Blanc et les autres phar­ma­ciens du Nou­veau-Bruns­wick peuvent of­frir le vac­cin à leurs clients. La de­mande est en hausse constante. En fait, la pro­vince oc­cupe main­te­nant le deuxième rang au pays pour le taux de vac­ci­na­tion.

Le pro­prié­taire des phar­ma­cies Jean Cou­tu de She­diac et Cap-Pe­lé le constate dans ces com­merces.

«Ça fait trois se­maines qu’on nous de­mande quand le vac­cin va être dis­po­nible. On a com­men­cé à don­ner les vac­cins cette se­maine. On a eu des jours as­sez oc­cu­pés mar­di, mer­cre­di et jeu­di», men­tionne le phar­ma­cien.

Den­nis Abud, membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’As­so­cia­tion des phar­ma­ciens du Nou­veau-Bruns­wick, af­firme que «plus il y a de gens vac­ci­nés, mieux c’est». Il men­tionne que le vac­cin est par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tant pour les per­sonnes à risque de com­pli­ca­tions, dont les in­di­vi­dus âgés de 65 ans ou plus et ceux qui ont des dif­fi­cul­tés pul­mo­naires ou im­mu­ni­taires.

«Pour les gens avec le dia­bète, les femmes en­ceintes, les gens qui souffrent d’asthme et d’autres condi­tions, ain­si que les per­sonnes qui les en­tourent, le vac­cin est très im­por­tant.»

«Il y a en­core beau­coup de gens qui sont mal in­for­més par rap­port aux vac­cins. Il y en a qui se disent “moi, je ne suis ja­mais ma­lade et je n’ai pas be­soin d’un vac­cin”. Mais si on entre en contact avec quel­qu’un de vul­né­rable et qu’on est por­teur du vi­rus, il peut y avoir des consé­quences.»

Le mi­nis­tère de la San­té af­firme que «la meilleure fa­çon de pré­ve­nir l’in­fluen­za, c’est de se faire vac­ci­ner au moins deux se­maines avant le dé­but de la sai­son grip­pale».

MM. Abud et Le­Blanc af­firment qu’il n’y a pas de date pré­dé­ter­mi­née pour le dé­but de la sai­son de la grippe, mais elle com­mence ha­bi­tuel­le­ment en no­vembre.

«On est en plein dans la cam­pagne de pré­ven­tion», as­sure M. Abud.

M. Abud conseille de se ren­sei­gner au­près de sa phar­ma­cie afin de connaître «sa fa­çon de faire les choses». Cer­taines offrent les vac­cins sans ren­dez-vous, alors que d’autres ont des jour­nées dé­diées à la vac­ci­na­tion.

«Il y a des heures les soirs et les week-ends, ce qui n’est pas le cas avec la plu­part des bu­reaux de mé­de­cins ou de san­té pu­blique. Il y a de moins en moins de rai­son à dire qu’on n’a pas eu notre vac­cin contre la grippe.»

Les Néo-Bruns­wi­ckois peuvent aus­si ré­duire leurs chances d’at­tra­per la grippe en ayant une ali­men­ta­tion saine, en dor­mant bien et fai­sant de l’ac­ti­vi­té phy­sique.

Afin de conce­voir le vac­cin uti­li­sé au Ca­na­da, des scien­ti­fiques étu­dient quel type de vi­rus grip­pal frappe l’hé­mi­sphère sud du globe du­rant la sai­son de grippe dans cette ré­gion.

La mé­thode fonc­tionne la ma­jo­ri­té du temps, mais il peut y avoir un dé­ca­lage entre le vac­cin et le vi­rus. M. Abud ex­plique que ce­la se pro­duit quand il y a une mu­ta­tion du vi­rus juste avant la sai­son de grippe dans l’hé­mi­sphère nord.

Quand ce phé­no­mène sur­vient, il pro­duit des sai­sons comme l’an der­nier, quand il y a eu plus de 600 hos­pi­ta­li­sa­tions et 50 dé­cès au Nou­veau-Bruns­wick. L’an­née pré­cé­dente, il n’y avait eu que 330 hos­pi­ta­li­sa­tions et 14 dé­cès.

- Ar­chives

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