Wal­mart blâme une er­reur de tra­duc­tion pour le «maillot pour femmes grasses»

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS -

Wal­mart Ca­na­da offre ses ex­cuses après avoir re­ti­ré une pu­bli­ci­té fai­sant la pro­mo­tion d’un ar­ticle avec la men­tion «maillot de bain pour femmes grasses».

La pu­bli­ci­té conçue par un tiers pré­sen­tait un maillot de bain de grande taille à im­pri­mé flo­ral et dé­cri­vait le pro­duit comme «le meilleur choix pour les grosses filles pen­dant l’été chaud».

Par cour­riel, la porte-pa­role de Wal­mart Diane Me­dei­ros a ré­pon­du que la des­crip­tion cho­quante du pro­duit était le ré­sul­tat d’une er­reur de tra­duc­tion de la part d’un four­nis­seur.

Celle-ci as­sure que les des­crip­tions de ce maillot de bain, ven­du par un tiers sur la pla­te­forme Wal­mart.ca, «ne re­pré­sentent pas les va­leurs de Wal­mart».

La porte-pa­role confirme que le pro­duit a été re­ti­ré du site de vente en ligne. Elle in­siste sur le fait que l’en­tre­prise s’ex­cuse «sin­cè­re­ment» au­près des clients qui ont été «in­vo­lon­tai­re­ment of­fen­sés».

La sty­liste Aman­da Han­son, de SaintJean, au Nou­veau-Bruns­wick, a vu l’an­nonce pour la pre­mière fois ven­dre­di ma­tin lorsque des femmes avec qui elle tra­vaille lui en ont fait part.

Mme Han­son, qui dit être une fer­vente mi­li­tante de la va­lo­ri­sa­tion et de l’ac­cep­ta­tion du corps, af­firme avoir été trou­blée de l’uti­li­sa­tion d’une ex­pres­sion em­ployée pour dé­ni­grer les femmes en sur­poids.

«Il y a beau­coup d’émo­tion, de né­ga­tif et d’in­ti­mi­da­tion liés au poids et qui ont af­fec­té les femmes au fil des ans, que ce soit par des membres de la fa­mille, des con­joints ou d’autres femmes», a-t-elle sou­te­nu.

«Il y a beau­coup de honte et de bou­le­ver­se­ments as­so­ciés au mot «grasse».

Au cours des der­nières an­nées, cer­taines per­sonnes se sont ap­pro­prié le mot «grasse», pour dé­crire fiè­re­ment leur type de corps.

Mais Aman­da Han­son rap­pelle qu’il s’agit d’une choix et que d’autres peuvent en­core trou­ver le terme hu­mi­liant en rai­son de sa conno­ta­tion né­ga­tive.

Bien qu’elle com­prenne qu’il s’agisse d’un pro­blème en lien avec un tiers, Mme Han­son croit que cette er­reur sou­lève des ques­tions sur la ma­nière dont le géant de la vente au dé­tail sur­veille le com­por­te­ment de ses par­te­naires sur son site web.

«Les ex­cuses sont une bonne chose, mais je veux sa­voir ce qu’ils vont faire pour ré­soudre ce pro­blème à l’ave­nir», de­mande-telle. ■

- Ar­chives

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