Plus que des pré­sents

Acadie Nouvelle - - MIEUX-ÊTRE - ME­LA­NIE COTE chro­ni­que­[email protected]

«Noël donne un coup de ba­guette ma­gique sur ce monde et voi­là, tout est plus doux et plus beau.» – Nor­man Vincent Peale

J’aime dé­pouiller Noël de ses fio­ri­tures – comme on dé­gar­nit son sa­pin dé­but jan­vier – en vue d’ar­ri­ver à l’es­sen­tiel.

Ayant re­çu quelques ques­tions au su­jet de la sim­pli­ci­té des ca­deaux de Noël chez nous, j’ai dé­ci­dé de vous en don­ner un aper­çu. Ré­vé­la­tions sur l’in­trigue: je m’échappe aux tour­nées des centres com­mer­ciaux et des sites d’achats en ligne.

Je me sou­viens de voir ma mère se tour­men­ter pour la quête des ca­deaux par­faits pour tout le monde (comme si le Père Noël

la d’y un la guet­tait). tran­quilli­té Noël pen­ser ir­ré­pro­chable, m’ex­té­nue. Ô d’es­prit im­puis­sance! Cette je qui l’écarte. pres­sion me Le simple per­met Je pré­fère à créer fait de m’im­pré­gner nos bons­hommes de l’es­sence de pain de d’épice, Noël. nous Man­ger je­ter dans la neige, re­mer­cier la vie, nous tordre de rire en jouant des jeux, écou­ter de la musique fes­tive: ce­la nous comble. Dans notre mai­son qui est pleine à cra­quer, la joie est de la par­tie. À bas le stress du temps des fêtes!

CA­DEAUX (EN­FANTS)

À cha­cun de nos en­fants – qui ont 11, 10 et 8 ans –, mon conjoint et moi ache­tons un «grand ca­deau» usa­gé, par exemple une trot­ti­nette, un jeu de so­cié­té ou un ins­tru­ment de musique. Mer­ci à Ki­ji­ji et aux ma­ga­sins de se­conde main. Nous of­frons aus­si une seule «grande ex­pé­rience» aux trois en­fants. Sur un cou­pon fait mai­son, nous écri­vons le nom d’un lieu ou d’une ac­ti­vi­té tel que «Sky­zone»; puis à un mo­ment don­né du­rant l’an­née qui suit Noël, nous les y ame­nons.

Nous pla­çons aus­si des «pe­tits ca­deaux» et des «pe­tites ex­pé­riences» dans leur bas de Noël, par exemple des boucles d’oreilles faites d’ar­gile (ache­tées à un marché de Noël), un cou­pon fait mai­son pour al­ler à la pis­cine mu­ni­ci­pale, une tuque tri­co­tée avec amour, un maillot de soc­cer (ache­té dans une fri­pe­rie), du cho­co­lat (ache­té dans une confi­se­rie lo­cale), un livre d’oc­ca­sion, etc. Au fait, tout est em­bal­lé de pa­pier journal. Et, ras­su­rez-vous, l’ex­ci­ta­tion est pal­pable.

CA­DEAUX (ADULTES)

Entre adultes, nous ef­fec­tuons un échange «vo­leur de ca­deaux». Cha­cun contri­bue un ob­jet dont il ne se sert plus, pro­ve­nant de son sous-sol (et non du ma­ga­sin). Quoi de plus ri­go­lo que de se battre les flancs pour rem­por­ter une mo­deste cou­ver­ture que, cu­rieu­se­ment, tous convoitent?

AL­TRUISME ET AMOUR

Le don (d’ar­gent et de temps) est fon­da­men­tal. Chaque Noël, nous choi­sis­sons en­semble les actes bien­fai­sants que nous vou­lons ac­com­plir. Ce n’est pas la gran­deur du geste qui compte, mais bien la gé­né­ro­si­té qui l’ali­mente.

À notre ma­nière (spi­ri­tuelle et non­con­fes­sion­nelle), nous com­mé­mo­rons la nais­sance de Jé­sus en cé­lé­brant l’amour. Qu’est-ce qui est ma­gique, divin et mé­mo­rable à mes yeux? Ce sont les mo­ments où l’amour est pré­sent. Pas les pré­sents. Cé­lé­brons avec sim­pli­ci­té!

J’in­vite res­pec­tueu­se­ment vos par­tages et ques­tions. ■

Un beau Noël éco­lo en fa­mille: c’est pos­sible. – Gra­cieu­se­té: Eduar­do Ca­bre­ra

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