Acadie Nouvelle

Une surenchère pour Transat est peu probable

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Il est peu probable qu’un investisse­ur soumette une offre d’achat supérieure à celle de 520 millions $ présentée par Air Canada pour mettre la main sur le voyagiste Transat A.T., ont estimé vendredi des analystes.

Air Canada a annoncé jeudi avoir conclu une entente exclusive de 30 jours pour tenter de négocier le rachat de la société mère du transporte­ur aérien Air Transat au prix de 13$ par action. L’action de Transat est demeurée essentiell­ement inchangée vendredi, après avoir pris la veille environ 13,4%, pour clôturer à 12$.

L’analyste Kevin Chiang, de Marchés mondiaux CIBC, a indiqué qu’il ne s’attendait pas à voir une offre plus élevée, soulignant que celle-ci représenta­it une prime de 148% par rapport au cours moyen de l’action sur les 20 jours qui ont précédé le 30 avril soit la journée où Transat a laissé savoir qu’elle discutait avec des parties non identifiée­s en vue de son éventuelle vente.

Cameron Doerksen, analyste pour la Banque Nationale, estime qu’il est «fort probable» que l’accord soit conclu, car l’offre d’Air Canada est probableme­nt supérieure, du point de vue financier, à d’autres offres que Transat pourrait avoir examinées. L’analyste indépendan­t des compagnies aériennes Rick Erickson dit qu’il ne connaît personne au pays qui pourrait se permettre de surenchéri­r, en rappelant que la propriété étrangère de toute ligne aérienne canadienne est limitée à 49%.

L’entente prévoit une indemnité de rupture de 15 millions $ payable par Transat si celle-ci accepte une offre supérieure.

«Nous croyons qu’un autre soumission­naire est possible, mais peu probable», a pour sa part affirmé Chris Murray, analyste d’AltaCorp Capital, dans un courriel.

«Il faudrait trouver quelqu’un qui respecte les règles de la propriété canadienne, qui est disposé à faire un chèque de cette taille et qui convient à tous les organismes de régle-mentation.»

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