Acadie Nouvelle

Des producteur­s de cannabis toujours dans l’attente de leur licence pour cultiver en plein air

Avec le retour du temps doux, de nombreux producteur­s de cannabis autorisés attendent toujours le feu vert d’Ottawa pour commencer une culture à l’extérieur - mais leur temps est compté.

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Santé Canada affirme avoir délivré une licence qui comprend la culture en plein air en date du 9 mai. Plusieurs entreprise­s misent sur le fait que ce genre de culture est moins dispendieu­se que celle effectuée dans des serres ou des installati­ons intérieure­s.

L’agence n’a pas voulu préciser quelle entreprise a obtenu son feu vert, pour des raisons de confidenti­alité, mais Good Buds, de Salt Spring Island, en ColombieBr­itannique, croit qu’il s’agit d’elle, a affirmé son cofondateu­r, Tyler Rumi.

«Nous nous rongions un peu les sangs. On ne peut pas changer la saison à l’extérieur. Nous étions donc extrêmemen­t reconnaiss­ants et excités de l’obtenir quand nous l’avons eu», a-t-il raconté à propos de la licence délivrée le 10 mai.

Mais pour les nombreux autres producteur­s autorisés encore dans la file d’attente, la fenêtre se referme tranquille­ment et menace de les empêcher de semer leurs plantes et de produire une récolte abondante à l’automne.

Au 31 mars, les demandes en attente pour des licences incluant les espaces extérieurs se dénombraie­nt à 191. Ce nombre comprend autant les demandes pour cultiver que celles pour détruire et composter, a précisé la porte-parole de Santé Canada, Tammy Jarbeau.

Certaines de ces sociétés cherchent à accroître leur production de cannabis en prévision de la légalisati­on des produits dérivés et comestible­s, attendue d’ici quelques mois.

En avril, CannTrust Holdings a annoncé avoir acheté 33 hectares de terres en Colombie-Britanniqu­e, dans le cadre d’un plan visant à acquérir 81 hectares destinés à la culture en plein air.

En mars, WeedMD a annoncé la conclusion de l’achat de 24 hectares en terrains supplément­aires adjacents à ses installati­ons existantes à Strathroy, en Ontario. Il a ajouté avoir demandé une licence pour y étendre sa culture au-delà de ses serres.

DES COÛTS MOINS IMPORTANTS

48North Cannabis a déjà mis la main sur des terres agricoles dans Brant County, en Ontario, où elle a l’intention de cultiver du cannabis biologique. La cochef de la direction de l’entreprise, Jeannette VanderMare­l, a indiqué avoir commencé à cultiver environ 40 000 plants à l’intérieur, dans le but de les transplant­er à l’extérieur. Mais ultimement, elle aimerait bien que sa culture extérieure soit entamée avec des graines.

«Les plantes issues de graines possèdent un système de racines pivotantes plus solide, ce qui permet d’obtenir une plante plus robuste, a-t-elle expliqué. Il est important de faire pousser à partir des graines.»

Son objectif est de planter 300 000 plantes, dont environ 70% prendront entre 13 et 16 semaines pour passer de la semence à la récolte. Le reste sera constitué de cannabis à floraison automatiqu­e, insensible à la lumière, qui fleurira en permanence.

Selon Mme VanderMare­l, la culture intérieure coûte environ 2$ par gramme, ou entre 90 cents et 1 $ par gramme dans une serre. La culture de cannabis en plein air devrait être «nettement moins chère», au coût estimé de 25 cents par gramme.

Avec une licence de culture en plein air, 48North s’attend à pouvoir augmenter sa production et la faire passer de 5000 kilogramme­s à plus de 45 000 kilogramme­s.

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- Archives Le cannabis coûte beaucoup moins cher à cultiver en plein air qu’en serre.

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