Ju­lie Bé­lan­ger: c’est fi­ni les souf­frances!

Alors qu’elle avait pris la ré­so­lu­tion de dire da­van­tage le mot «oui» cette an­née, l’ani­ma­trice dé­sire prendre plus de risques et sor­tir de sa zone de confort. Voi­ci ce qu’elle a dé­voi­lé à ce su­jet, et sur son dé­sir d’ou­ver­ture et de vé­ri­té en­vers son pub

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«J’ose mon­trer mes fai­blesses, les cô­tés moins glo­rieux de ma vie.»

I«Parce qu’en vieillis­sant, je l’avoue, j’ai le confort fa­cile.»

l y a plus de deux ans, Ju­lie Bé­lan­ger a créé un blogue où elle dé­crit de fa­çon heb­do­ma­daire, ou presque, ses états d’âme du mo­ment, ses aven­tures de vie et ses opi­nions. L’his­toire qui a re­te­nu notre at­ten­tion est pa­rue il y a quelques se­maines au su­jet des ré­so­lu­tions à prendre en dé­but d’an­née. La sienne? Se mettre en dan­ger, comme l’in­dique le titre de sa nou­velle. «En 2018, j’ai en­vie de sor­tir de ma zone de confort. Parce qu’en vieillis­sant, je l’avoue, j’ai le confort fa­cile. Aus­si bien phy­si­que­ment (chez moi, je n’ai que des so­fas mé­ga confos avec des dou­dous et des cous­sins moel­leux par­tout!) que men­ta­le­ment. Plus jeune, je me for­çais da­van­tage à avan­cer, à me mettre en dan­ger. En vieillis­sant, c’est comme si j’avais eu be­soin d’une pause de tout ça. Re­mar­quez, je pense que c’est nor­mal aus­si. À un mo­ment don­né, nous trou­vons l’en­droit où nous sommes bien et ça ne nous tente plus de nous im­po­ser des souf­frances in­utiles. Mais il faut sa­voir se gar­der en vie, ne pas croû­ter dans ses ha­bi­tudes, ni se mo­mi­fier dans son confort» , a-t-elle pu­blié avant de pré­ci­ser qu’elle dé­si­rait ap­pli­quer cette ré­so­lu­tion dans les pe­tites choses de la vie. Par contre, elle ne tient pas à se mettre en dan­ger au sens fi­gu­ré du mot: «Sim­ple­ment des p’tites choses dont j’ai en­vie de­puis long­temps. Par exemple, ça fait des an­nées que je rêve de suivre un cours de po­te­rie ou de cé­ra­mique! Rien de ré­vo­lu­tion­naire ou de trop wild là-de­dans! Mais je ne le fais pas. J’at­tends, j’sais pas quoi! Ben, cette an­née, je veux le faire. Ap­prendre. Gran­dir! Quitte à voir que je ne suis pas bonne ou que je n’aime pas ça. Au moins, je l’au­rai fait!»

La belle dé­sire éga­le­ment sor­tir de sa zone de confort dans son mé­tier, qu’elle exerce de­puis 20 ans. «Je veux al­ler dans des zones où je ne me se­rais pas per­mis d’al­ler avant. Je veux me re­muer un peu la ba­raque! C’est mon dé­fi cette an­née» , a-t-elle ré­vé­lé à Sa­lut, Bon­jour! Celle qui n’aime pas les ré­so­lu­tions, mais plu­tôt les dé­fis, avait ac­cep­té ce­lui de dire le mot «oui» de fa­çon plus ré­gu­lière, car elle avoue avoir le «non» fa­cile: «Quelque chose de nou­veau, qui me fai­sait peur, qui me sor­tait de ma zone de confort. Je di­sais non et c’était ré­glé. À un mo­ment don­né, j’ai pris conscience que je de­vais peut-être dire oui plus sou­vent et m’ou­vrir à ce que je n’avais ja­mais es­sayé. Ça peut me­ner à de belles dé­cou­vertes.»

A-t-elle te­nu cette ré­so­lu­tion? « Cette an­née-là, donc, avant de dé­gai­ner un nou­veau non, je me suis ef­for­cée à dire oui un peu plus. Me lais­ser por­ter par le cou­rant, voir où la vie vou­lait m’en­traî­ner. Si ça avait été un exa­men, on ne peut pas dire que j’au­rais eu 100 %, loin de là. Mais au moins, le fait d’être consciente de mon ré­flexe, de voir que je me blo­quais sou­vent moi-même le che­min, ça m’ai­dait à bou­ger da­van­tage. À me dé­coin­cer» , ajoute-t-elle sur son site.

S’ou­vrir au pu­blic Lors de son pas­sage à l’émis­sion Sa­lut, Bon­jour!, l’ani­ma­trice a par­lé de l’ou­ver­ture qu’elle dé­montre en­vers son pu­blic, en rai­son de ses pu­bli­ca­tions sur son site In­ter­net, entre autres. Si elle af­firme s’ou­vrir beau­coup, elle se garde tou­te­fois de pe­tites ré­serves: «Évi­dem­ment, je suis très consciente de ce que je suis en train de li­vrer quand je pu­blie quelque chose. Je n’irai pas mettre des mots que ça ne me ten­te­rait pas de dire pu­bli­que­ment. Je trouve qu’il y a quelque chose d’im­men­sé­ment li­bé­ra­teur pour une fille qui a été long­temps dans le per­fec­tion­nisme. Il fal­lait que je me montre tou­jours par­faite. Mais là, j’ose mon­trer mes fai­blesses, les cô­tés moins glo­rieux de ma vie. Je suis plus dans l’au­then­ti­ci­té et la vé­ri­té. Lors­qu’on dit la vé­ri­té, on ne se trompe pas. C’est là­des­sus que je mise. Voi­là qui je suis! Je l’as­sume com­plè­te­ment.»

Lui ar­rive-t-il par­fois de dou­ter après avoir pu­blié une nou­velle, par exemple, sur le fait qu’elle n’au­ra pas d’en­fant, ou sur le sur­me­nage, deux ar­ticles qui avaient sus­ci­té l’in­té­rêt du pu­blic lors de leurs pu­bli­ca­tions?

«Par­fois, ça brasse des choses quand tu abordes des trucs comme le burn-out ou la san­té men­tale. Il y a beau­coup d’an­xié­té dans ma fa­mille et il y a eu des cas de dé­pres­sion. Des fois, je me de­man­dais si je de­vais gar­der ça pour moi. Mais, en même temps, on di­rait que c’est de­ve­nu une mis­sion. La mis­sion que je me suis don­née, c’est d’oser abor­der ça. Je trouve qu’on est dans une so­cié­té où l’on montre juste le beau. On se met un beau filtre sur Ins­ta­gram et il n’y a plus de dé­fauts. Or, ce n’est pas comme ça la vie. Par­fois, il y a des gens qui souffrent et qui ont be­soin d’en­tendre qu’on peut s’en sor­tir. C’est un élan du coeur, c’est plus fort que le reste.»

Si elle est dé­sor­mais plus en­cline à par­ler de sa vie, elle avoue qu’elle aime éga­le­ment l’ou­ver­ture de ses in­vi­tés sur le pla­teau de Ça fi­nit bien la se­maine: «J’avais le par­cours très ri­gide et je n’osais pas mon­trer les cô­tés qui al­laient moins bien. Alors que c’est ce que nous vou­lons d’un in­vi­té. Les en­tre­vues où les gens se dé­voilent et nous donnent ac­cès à leur vé­ri­té, je trouve que ce sont les plus belles en­tre­vues.»

Un im­mense ca­deaU Pour Ju­lie Bé­lan­ger, c’est un vé­ri­table hon­neur d’être à la barre d’une émis­sion ra­dio­pho­nique toutes les se­maines, et ce, de­puis 20 ans. «J’ai pris conscience de tout ça le 1er mars 2017, en me di­sant que ça fait 20 ans que j’ai la chance d'ef­fec­tuer ce mé­tier. Je trou­vais que c’était un beau ca­deau de la vie, a-t-elle dit avant d’ajou­ter qu’elle était sur­tout re­con­nais­sante d’être en­core aus­si pré­sente. Je suis sur­tout dans la gra­ti­tude, et je suis contente d’être là après toutes ces an­nées. Je me rends compte que j’aime pas­sion­né­ment mon mé­tier et que je gran­dis en­core en tant que femme, mais aus­si comme ani­ma­trice. Je trouve ça plai­sant de se bo­ni­fier avec les an­nées.»

Lors d’une en­tre­vue avec nous, il y a quelques mois, l’ani­ma­trice dé­cla­rait ne pas faire de la ra­dio comme à ses dé­buts et d’être plus à l’aise der­rière le mi­cro main­te­nant: «Quand tu com­mences, tu joues plus à l’ani­ma­trice, parce que tu ne sais pas comment faire au­tre­ment. Main­te­nant, j’anime. Il y a vrai­ment une dis­tinc­tion pour moi. Je ne joue pas, c’est moi-même qui ai un mi­cro et qui parle de choses qui m’ont in­ter­pel­lée. Il y a quelque chose qui s’est dé­cons­truit avec le temps et c’est ce qu’il fal­lait faire. Pré­sen­te­ment, après toutes ces an­nées de ra­dio, je me sens bien et da­van­tage moi-même. Et le fait que je ne change pas ma per­son­na­li­té est pro­ba­ble­ment une par­tie de la ré­ponse au fait que ça fonc­tionne en­core bien. Main­te­nant, les gens sentent que je suis sin­cère. Il y a une réelle connexion qui se fait avec le pu­blic.»

La pe­tite Ju­lie, haute comme trois pommes.

Il y a main­te­nant 20 ans que le pu­blic a le bon­heur de l’en­tendre à la ra­dio. La voi­ci en 2008.

En jan­vier, elle s’est of­fert des va­cances avec son amou­reux.

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